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Le choix Immoweek : Groupama Gan REIM achète à Strasbourg

ActualitésBureaux

le 20 Avr 2016

Quartier d’affaires international de Strasbourg – Wacken Europe

Pour ce Rendez-vous du mercredi, consacré au « deal », Immoweek vous propose l’acquisition par Groupama Gan REIM, pour le compte de son OPCI Groupama Gan Pierre 1, auprès de Linkcity (la nouvelle marque des filiales de développement immobilier de Bouygues Construction), d’un ensemble immobilier de bureaux, à Strasbourg (67).

L’investissement, d’environ 15  millions d’euros, « traduit la volonté et l’engagement de l’OPCI Groupama Gan Pierre 1 de se positionner sur des immeubles neufs, aux rendements locatifs sécurisés, bénéficiant d’un emplacement « prime » et s’inscrivant dans une démarche environnementale vertueuse ».

Situé au coeur du quartier d’affaires international de Strasbourg – Wacken Europe, l’immeuble développera 4 800 m2 sur 9 niveaux et a été pris en location, sur la base d’un bail ferme de 9 ans, par le groupe Adidas, qui y installera son siège social.

L’ensemble disposera des certificats HQE « Excellent » et BREEAM « Very Good » et du label Bepos (Bâtiment à Energie POSitive). Pour l’heure, la construction vient de démarrer et la livraison est prévue début 2018.

Interviewés par Francetvinfo, Roland Ries, maire de Strasbourg, et Robert Herrmann, président de l’Eurométropole, se félicitaient « de ce geste concret qui privilégie Strasbourg et l’Alsace. [Ce geste] valide notre choix d’orienter l’offre immobilière vers le tertiaire supérieur, à deux pas des institutions européennes ».

Dans cette transaction, Groupama Gan REIM était conseillé par l’Etude notariale Thibierge, le cabinet Archers et la société Alamo pour les aspects techniques.

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/09/2020

Commerce : lorsque la communication devient stratégique…

« L’impact de la pandémie devrait accélérer la pénétration du commerce de détail en ligne d’un an en moyenne, dopant la demande d’espaces logistiques « prime » sur le continent » relève Savills dans une récente étude sur l’immobilier logistique en Europe.

Le conseil fait ainsi valoir qu’« avant la pandémie, les prévisions indiquaient que l’activité en ligne représenterait, en moyenne, 15,3 % du total des ventes de détail en Europe occidentale d’ici 2022. Toutefois, le Center for Retail Research (CRR) pense, désormais, que ce taux de pénétration sera atteint d’ici 2021, indiquant une accélération d’environ un an de la pénétration du commerce électronique, imputable à la pandémie. Le constat se retrouve en France où l’e-commerce devrait représenter 14,3 % du total des ventes de détail en 2020, contre 10,9 % en 2019, avant de se stabiliser à 13,8 % l’an prochain ». Bref, on peut légitimement en déduire que l’on reste encore loin d’un écroulement du commerce physique.

Une bonne nouvelle dans un contexte où les actifs d’immobilier de commerce n’ont pas, actuellement, la faveur des investisseurs. Les cours des grandes foncières spécialisées cotées en témoignent. Et ce, alors même qu’une autre tendance est à relever comme le souligne Antoine Grignon dans une étude sur les « tendances pour le marché immobilier des commerces. Le directeur du département commerces de Knight Frank souligne, ainsi, que « sur l’ensemble de 2020, seuls 150 000 m2 de centres commerciaux, dont 44 % de créations pures, sont attendus en France, soit une chute de 15 % sur un an et de 58 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le volume des ouvertures de parcs d’activités commerciales est plus important, avec 235 000 m2 attendus en 2020, dont 79 % de créations pures. Mais la tendance est, là aussi, fortement baissière, avec une chute de 54 % sur un an et de 46 % sur cinq ans, dans un contexte politique de plus en plus favorable à la limitation des créations de nouvelles surfaces commerciales ».

Autant d’évolutions qu’il serait bon que (notamment) les foncières concernées mettent en avant, d’autant plus lorsque, comme l’affirme Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, « les foncières de centres commerciaux ne pourront se réapprécier qu’à la condition que des transactions significatives sur le marché aient lieu et redonnent un peu de crédibilité aux actifs nets réévalués rapportés par les acteurs cotés » (un sujet que nous évoquions dans notre édito du 7 septembre dernier). De ce point de vue, les nouveaux arbitrages annoncés par Unibail-Rodamco-Westfield dans le cadre de son plan « reset » devront, bien entendu, être suivis de prêt.

Encore que l’on s’aperçoit que la politique en matière de communication de ces grandes foncières de commerce, réellement stratégique dans ce contexte de crise, reste particulièrement… discrète.

Portrait

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