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Le choix Immoweek : Jean-François Buet (Fnaim) et Henry Buzy-Cazaux (Imsi), débat autour de la Commission de contrôle

ActualitésBureaux

le 13 Mai 2016

De gauche à droite : Jean-François Buet et Henry Buzy-Cazaux

Ce rendez-vous Immoweek consacré au « pro » met en exergue non seulement deux pros, mais également notre lettre sur papier : dans « Immoweek Logement » n° 820 du 12 mai 2016, vous pourrez retrouver deux points de vue sur le financement de la fameuse Commission de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières. Retour sur les deux avis sur le sujet : celui de Jean-François Buet, président de la Fnaim, et celui d’Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du management des services immobiliers (Imsi).

Jean-François Buet, 60 ans, après des études dr droit à la faculté de Dijon, a débuté sa carrière comme responsable d’agence bancaire. Directeur commercial pendant dix ans du groupe Pelège, dans la promotion immobilière dijonnaise, il fonde en 1993 sa propre agence, le groupe Buet Immobilier. Il a été élu en novembre 2012 président du groupe des organisations professionnelles de l’association Apogée-Institut français du management immobilier, mais c’est au sein de la Fnaim que Jean-François Buet s’est particulièrement distingué. Adhérent depuis plus de vingt ans, il en fut le président par intérim trois mois durant en 2004, date à laquelle il devient secrétaire général, ainsi que président-adjoint (jusqu’en 2007). Président de la Chambre Fnaim de Côte-d’Or de 2007 à 2012, il est élu président de la Fédération nationale de l’immobilier en 2013 avec 88,79 % des voix lors de l’assemblée générale de La Baule, succédant à René Pallincourt. Ancien intervenant à la faculté de droit de Dijon, ex-juge du tribunal de commerce de Dijon, Jean-François Buet est Chevalier de la Légion d’Honneur.

Diplômé de l’Ecole normale d’instituteurs de Versailles, agrégé de philosophie, et sorti de l’Essec, Henry Buzy-Cazaux, 52 ans, a tout d’abord été instituteur dans les Yvelines pendant quatre ans, de 1984 à 1988. En 1988, il est chargé de mission, deux ans durant, pour le Groupe permanent de lutte contre l’illettrisme ; assistant parlementaire de François Bayrou, puis conseiller de Pierre Méhaignerie, il devient conseiller du président de la Fnaim de 1991 à 1997. L’ancien instituteur poursuit sa carrière dans l’immobilier, comme directeur délégué au Crédit Immobilier de France de 1997 à 1999, directeur général adjoint de Foncia de 1999 à 2006, puis comme délégué général de la Fnaim de 2006 à 2009. Administrateur de Fiabci France, chargé de cours à l’Ena, membre de la Commission Logement du Medef Ile-de-France, membre du bureau de l’Espi, co-fondateur de l’Institut des Villes, du Territoire et de l’Immobilier (Groupe Essec), fondateur du Club professionel Essec-Service Public, membre de l’Association des Journalistes de l’Habitat et de la Ville, vice-président de la commission marketing et réseaux de Fiabci, organisation mondiale de l’Immobilier, Henry Buzy-Cazaux est par ailleurs chevalier de l’Ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d’Honneur. A la fois dans l’immobilier de l’enseignement, après avoir oeuvré à l’Espi et à l’Esi, il est à présent président de l’Imsi.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 11/10/2021

Bureaux : le locatif redresse la tête…

Réagissant à la publication, la semaine dernière, des indicateurs Immostat pour le marché locatif tertiaire francilien (1 207 900 m2 commercialisés sur les neuf premiers mois de l’année, soit une hausse de 32 % par rapport à la même période de 2020), Eric Siesse fait remarquer que, néanmoins, ce résultat « reste en deçà de sa moyenne long terme (- 25 %) ».

Mais le directeur général adjoint en charge du pôle bureaux location Ile-de-France de BNP Paribas Real Estate Transaction France souligne également que « le marché des grandes surfaces (plus de 5 000 m2) confirme son rebond, totalisant 340 000 m2 pour 36 transactions (par rapport à 15 un an auparavant) ». Ou encore que « de son côté, le créneau des petites et moyennes surfaces se caractérise par une résilience accrue avec 868 000 m2 placés, en retrait de seulement 12 % sur la moyenne long terme ». 

Chez CBRE, Alexandre Fontaine, « executive director » bureaux Ile-de-France, fait valoir que « si l’activité reste encore en deçà de sa moyenne de longue période, l’écart se réduit progressivement, soulignant les besoins immobiliers des utilisateurs dans cette phase de reprise économique et de (re)création d’emplois ». La société de conseil précise : « souvent animée par une réduction de mètres carrés, la demande placée porte, elle aussi, davantage sur des espaces plus efficients et des localisations centrales bien desservies. Les immeubles neufs ou restructurés sont privilégiés, plus à même de répondre aux nouveaux enjeux d’aménagement, autour du flex office et du collaboratif »…

Une évolution de la demande soulignée chez JLL. Face aux résultats, le conseil estime que « la reprise observée au cours des derniers mois sur le marché locatif se confirme ». Surtout, Marie-Laure Leclercq de Sousa note que « tous les projets des grands groupes pour lesquels nous travaillons actuellement s’articulent autour de deux questions majeures que sont la réduction de surfaces et la rétention des talents ». La directrice du département « leasing markets advisory » de JLL précisant que « nombre de grandes entreprises ont, en effet, des consignes de leur direction internationale pour faire des économies et, dotées d’organes de représentation du personnel, elles ont déjà mis en place des jours réguliers de télétravail. Cela aboutit à une réduction marquée des surfaces prises à bail aujourd’hui. En parallèle, le souhait de garder leurs talents les oriente vers des actifs de bonne qualité, dotés de hauts niveaux de service, et bien localisés ». A ce propos, JLL relève que « la recherche de centralité pousse naturellement les entreprises à porter leur choix vers les secteurs les plus centraux et les mieux desservis en transports en commun ; le quartier central des affaires, les arrondissements centraux de Paris et La Défense affichent, ainsi, un niveau d’activité conforme à leur moyenne de long terme, alors que sur la plupart des autres secteurs, l’écart est toujours de l’ordre de 40 %, en moyenne »…

Finalement, dans ce marché où l’offre et les valeurs locatives ont, parallèlement, tendance à se stabiliser, les anticipations pour l’ensemble de l’année sont, du coup, mieux orientées. Ainsi, « après un certain attentisme, une reprise graduelle des projets immobiliers selon la typologie et la taille des utilisateurs s’est bel et bien amorcée afin de répondre aux nombreux enjeux des directions générales. Au final, le volume des transactions pourrait dépasser les 1,7 million de mètres carrés placés sur l’ensemble de l’année 2021, puis retrouver le seuil symbolique des 2 millions de mètres carrés à horizon 2022 » estime Eric Siesse chez BNP Paribas Real Estate. Un avis partagé par Marie-Laure Leclercq de Sousa chez JLL pour qui « au regard du niveau d’activité atteint à fin septembre et des sujets sur lesquels nous travaillons actuellement, nous anticipons à présent une demande placée d’1,7 million de mètres carrés en 2021, voire davantage selon la comptabilisation ou non de gros mouvements qui nécessitent l’accord des IRP ou des autorisations administratives »… D’ailleurs, chez CBRE, Alexandre Fontaine considère, effectivement, qu’« il est fort à parier que l’atterrissage de la demande placée autour de 1,6/1,7 million de mètres carrés ne reflètera pas pleinement le dynamisme du marché impulsé par une reprise économique plus favorable qu’initialement prévue »…

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