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Le choix Immoweek : Laëtitia George (Groupama Immobilier) – « Iconoclaste »

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le 18 Fév 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons la lauréate de la « Pierre d’Or Utilisateur », Laëtitia George, directrice de l’asset management de Groupama Immobilier.

Quand Laëtitia George parle, on sent les idées fuser et les neurones s’électriser. Dans sa vie privée, elle peint, lit, écrit, va au cinéma, pratique la planche à voile… « Les gens disent souvent que je suis perchée, mais je suis d’abord intéressée par eux ». Elle prime le contact humain : elle a rencontré Philippe Chiambaretta lorsqu’elle était chez Arthur Andersen, la directrice de l’asset management de Groupama Immobilier parle de « coup de foudre immobilier » avec Eric Donnet et va demander aux jeunes de son équipe des conseils pour toujours progresser et apprendre. « La création de valeur, c’est 50 % d’humain, 30 % de technicité et 20 % de qualité de l’information et de la communication ». Tenter d’imaginer ce que sera l’avenir et se remettre perpétuellement en question sont ses maître-mots. « Le pouvoir est masculin, la création de valeurs ne l’est pas forcément ». Tout un programme pour la « Pierre d’Or Utilisateurs » 2019 !

De Béthune, où elle est née voici 45 ans, Laëtitia George garde un souvenir tendre et heureux.. Grâce à une bourse à vocation scientifique, elle devient ingénieur en Génie Civil et Urbanisme de l’Insa Lyon. Pour approfondir l’urbanisme, elle décroche un mastère en management urbain, environnement et service à l’Essec, tout en suivant les cours de la Chaire Immobilier. « Je suis arrivée à l’Insa au lendemain de la crise : on m’a appris que lorsqu’on décroche un travail, il faut imaginer le suivant ». Elle commence donc sa carrière en 1997, comme consultante en expertise immobilière, chez Arthur Andersen. En 2000, elle devient responsable de programmes chez Ogic, où elle travaille dans la réhabilitation comme dans le neuf, puis directrice opérationnelle à Paris et dans les Hauts-de-Seine en 2004 pour Kaufman & Broad. « La culture logement m’a appris qu’avec peu de mètres carrés, on pouvait faire pas mal de choses ». En 2007, elle passe au tertiaire, chez CBRE Global Investors, comme « head of asset management et portfolio manager ». Membre du comité de direction, elle est certifiée RICS en 2008, et réagit à la crise financière en passant en cours de soir un master 2 en finance d’entreprise et des marchés à l’IAE de Paris-Sorbonne « pour se préparer aux business plans ». C’est en 2014 que Laëtitia George accède à sa fonction actuelle, elle qui se disait « qu’à 40 ans, elle serait directeur immobilier d’une boîte » et qui avait envie de se lancer dans l’investissement tertiaire. Membre du comité exécutif, certifiée AMF, administratrice de l’IFPEB, membre associé de l’IFEI… N’en jetez plus !

Si 2018 a vu l’entrée de Laëtitia George au Cercle des Femmes de l’Immobilier (où elle prépare un prix destiné aux jeunes talentueuses) et comme auditrice à la Fondation Palladio, elle avait à peine récupéré de « The Link » et de « Window » que le « Groupama Campus » s’est imposé. « 2017-2018 a été un tunnel… J’ai une famille de trois enfants et j’ai réussi à les voir malgré tout ! » Alors que l’idée plane depuis 2016, trouver 50 000 mètres carrés à moins de 300 euros le mètre carré, proche du RER A, est on ne peut plus ardu. Bertrand Renaudeau d’Arc (Savills) la pousse à voir du côté de Nanterre, et la solution s’impose d’elle-même. Il s’agit de six bâtiments disparates avec des propriétaires différents (CNP Assurances, DTZ Investors, LBO France, AXA IM, Icade, BNP Paribas REIM, Artea, Immovalor Gestions) : qu’à cela ne tienne, « cinq « term sheets » ont été signés du 7 au 29 juillet auprès des immeubles voisins, générant 30 % d’économies, à 280 euros HT, HC/m2 et sans TVA étant assureurs, permettant de payer les travaux d’aménagement ».

Maud Caubet est recrutée pour harmoniser l’ensemble des prestations et s’assurer que le campus, quel que soit l’immeuble, soit adapté et adéquat pour tous. Un vrai tour de force et de volonté pour installer onze entités Groupama, soit 4 000 salariés sur 73 000 m2 à deux pas de La Défense, placés sous le signe du bien-être, de la communauté et du développement durable. Un véritable événement créé par notre « Pierre d’Or » !

Arthur de Boutiny

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 26/07/2019

Au beau fixe !

Tout comme le climat, les cycles de l’immobilier d’entreprise semblent quelque peu chamboulés. Mais dans le bon sens s’agissant de ce secteur.

Si les professionnels s’interrogeaient, il y a encore peu, pour savoir si le cycle actuel n’avait pas atteint son point haut, nombreux sont ceux, aujourd’hui, qui considèrent que le cycle haussier actuel devrait se poursuivre encore un certain temps. Il est vrai que l’évolution des taux d’intérêt joue un rôle majeur dans cette situation.

Ainsi, côté locatif, la demande semble toujours aussi dynamique, même si l’activité du créneau des grandes transactions a légèrement marqué le pas au 1er semestre, après deux années exceptionnelles il est vrai. Rien là, donc, d’inquiétant comme le soulignait récemment dans nos colonnes Grégoire de La Ferté, executive director bureaux Ile-de-France de CBRE, affirmant : « au regard de la demande enregistrée chez CBRE et de l’activité de l’ensemble des équipes, nous anticipons un marché comparable au second semestre 2019, conduisant à un volume global de transactions entre 2,4 et 2,5 millions de mètres carrés ». C’est surtout l’offre qui freine l’activité, en particulier dans Paris. L’offre neuve, la préférée par les utilisateurs, reste maîtrisée, voire contrainte. Du coup, les valeurs locatives sont, dans leur ensemble, clairement orientées à la hausse.

Quant à l’investissement, même avec des taux de rendement au plancher, une nouvelle baisse peut être encore envisagée comme le souligne Nils Vinck, directeur général et directeur du département capital markets de Cushman & Wakefield, dans sa dernière chronique. L’économie française tire bien son épingle du jeu par rapport à ses voisins européens. Le chômage est même en baisse et dans un contexte boursier parfois chahuté, le placement immobilier s’avère toujours aussi séduisant.

Au final, que de bonnes nouvelles avant une trêve estivale que la rédaction d’« Immoweek » souhaite la plus belle à l’ensemble des professionnels du secteur !

Portrait

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