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Le choix Immoweek : Laurent Dumas (Emerige), acteur majeur de l’immobilier et mécène

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le 29 Juin 2018

Notre « pro de la semaine » était tout désigné : l’autodidacte Laurent Dumas, président fondateur d’Emerige, a, en effet, été nommé sur décret du Président de la République, président du Palais de Tokyo. Pour ce passionné d’art, membre du conseil d’administration du musée d’art moderne depuis 2016, c’est une nouvelle distinction qui s’ajoutent à son « Trophée Logement & Territoires »  dans la catégorie « Professionnel de l’Année » en 2016 et ses « Pierres d’Or Promoteurs » en 2013 et 2017. L’occasion pour nous de faire son portrait et, pour lui, de répondre à nos questions sur sa nouvelle fonction…

Armé du seul baccalauréat, Laurent Dumas a fondé Transimmeubles en 1989, devenu en 2008 Emerige. Il a été très rapidement l’un des promoteurs les plus incontournables dans le Grand Paris : il suffit de voir « Morland Mixité Capitale », l’un des projets les plus emblématiques de « Réinventer Paris », et ses engagements pour la construction de logements en Ile-de-France. Son objectif ? « Etre d’ici 2022 un promoteur significatif du Grand Paris ».

Collectionneur d’art, il possède des oeuvres d’artistes aussi connus de Giacometti, Matisse, Anselm Kiefer, Bruno Perramant, Raphaël Zarka, Philippe Cognée, Anne Flore Cabanis, Gérard Garouste, Ronan et Erwan Bouroullec ou Tobias Rehberger. Mécène, il s’est également distingué en fondant le Fonds de dotation Emerige en 2014, la Bourse révélation Emerige pour les jeunes artistes, son soutien à la Nuit Blanche ou à la charte « 1 immeuble, 1 oeuvre », portée avec Fleur Pellerin, alors ministre de la Culture, qui prévoit de commander et d’installer une oeuvre d’un artiste vivant dans chaque immeuble construit. Membre fondateur du Tokyo Art Club, il est encore secrétaire général de la société des Amis du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres et Chevalier de l’Ordre National du Mérite.

Autant dire qu’il se sentira à sa place au Palais de Tokyo, ce qu’il a confirmé à Immoweek.

Vous attendiez-vous à cette nomination ?

J’avais été questionné, il y a quelques mois, sur l’intérêt que je porterais à une telle nomination. J’avais confirmé que cela m’honorerait et que j’y consacrerais le temps nécessaire si cela devait aboutir, mais je n’avais pas reçu d’autres informations. Le conseil d’administration, sous les impulsions successives de Jérôme Sans, Marc-Olivier Wahler et, en particulier, de Jean de Loisy, a fait du Palais l’un des plus grands centres d’art contemporain au monde et cette nomination me rend très heureux et me fait extrêmement plaisir.

Quelle direction comptez-vous donner au Palais de Tokyo ?

Le programme n’appartient pas au président, mais à celui en charge de la programmation, en l’occurrence Jean de Loisy, qui sera en poste jusqu’en juin 2019. Une des questions qui se posera et à laquelle je serai heureux de participer est la question de sa succession ; ce sera un choix extrêmement fin et important, d’abord pour la continuité de ce qu’a réalisé Jean de Loisy et, ensuite, continuer son rayonnement international et sur notre territoire, à Paris en particulier. Je soutiens avec ferveur la scène française et Jean de Loisy a mis en lumière des artistes français : c’est un des points sur lesquels nous nous sommes beaucoup rencontrés, lui et moi. Je continuerai évidemment à m’assurer que l’équilibre actuel entre artistes de l’Hexagone et ceux venus du monde entier soit respecté. Il reviendra au successeur de Jean de Loisy d’affirmer cette volonté et ce sera un critère de choix pour l’avenir.

Comment comptez-vous vous distinguer de votre prédécesseur, Jacques-Antoine Granjon (président-directeur général de vente-privée.com et « Pierre d’Or » 2010 dans la catégorie « Utilisateurs ») ?

Jacques-Antoine Granjon a été un très bon président. Il s’est beaucoup investi dans le Palais de Tokyo, a soutenu les actions de Jean de Loisy et je m’inscrirai dans la poursuite de cet engagement. Jacques-Antoine Granjon est un ami. Nous avons des personnalités différentes, mais peut-être aurai-je un peu plus d’implication pour les artistes présents sur notre territoire et leur rayonnement. En tant que membre du conseil d’administration, j’ai vu son implication dans ses responsabilités et nous avons unanimement salué ses actions. Le conseil d’administration est composé de personnalités sur lesquelles je compte m’appuyer pour le quotidien, la gestion et le choix du successeur de Jean de Loisy. Pour l’instant, je compte observer et d’ici quelques mois je pourrai être précis sur mon action.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 22/09/2022

La révolution verte est en route !

La révolution verte dans l’immobilier est en marche et rien ne l’arrêtera : en paraphrasant une citation historique, on ne veut pas simplement rappeler une formule célèbre, mais bien souligner l’irréversibilité et la diversité des projets en cours.

Notre magazine, spécialement édité à l’occasion du Sibca 2022, le salon immobilier bas carbone, dont nous sommes heureux d’être partenaires, a dû en effet faire des choix, souvent difficiles, entre les initiatives, programmes, nouvelles techniques qui fourmillent dans le monde immobilier hexagonal, tant elles sont nombreuses et originales : dans le bureau, les commerces et l’habitation, les expressions matériaux bio et géosourcés sont maintenant des expressions courantes ; le bois, le chanvre, la terre crue sont couramment utilisés.

Que de chemin parcouru en quelques années ! On se permettra un souvenir récent : la venue, à l’initiative d’Immoweek, de plusieurs (très) grands professionnels de l’immobilier à un Forum bois à Nancy.
La salle était pratiquement vide montrant le gouffre existant alors encore entre les « hommes de la pierre » (qu’on ne voyait alors, là-bas, que comme ceux du béton…) et les autres acteurs, singulièrement ceux du bois et des forêts. Ce temps est aujourd’hui révolu et on s’en réjouit.

Toutes les initiatives présentées dans ce magazine seront suivies de beaucoup d’autres et, plus que jamais, nous leur donnerons la place qu’elles méritent. Toute la chaîne immobilière est aujourd’hui mobilisée ; comme le grand élan de construction des années 1960, dans d’autres circonstances bien sûr et avec d’autres objectifs (même s’il ne faut pas négliger celui de la production), il est possible aujourd’hui de construire mieux. Plus durable, plus respectueux de l’environnement, tourné vers le recyclage et soucieux de l’occupation des sols, l’immobilier hexagonal opère une mue sans précédent. En parler et la promouvoir sera notre objectif numéro un dans les années à venir. Comme saluer les efforts de tous les acteurs et de toutes les actrices du secteur.

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