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Le choix Immoweek : Laurent Leprévost, un nouveau directeur général pour le Groupe Babylone

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le 25 Mai 2018

Comme dans le football, l’immobilier connaît son mercato et Laurent Leprévost est l’un des transferts marquants de ce mois-ci ! En effet, l’ancien directeur général de Galtier Valuation devient le directeur général du Groupe Babylone, rejoignant le groupe de conseil présidé par Lior Roth, en quittant (presque) le monde de l’expertise. Notre « Pro » de la semaine a répondu à nos questions…

A 46 ans, Laurent Leprévost est déjà un profil rare dans l’immobilier, puisqu’il est titulaire d’un DEA d’histoire, obtenu à la Sorbonne, et doctorant. Sur le volet plus classique, il est titulaire d’un DESS de management immobilier obtenu à l’Essec en 2001, diplômé de l’ICH en section expertises.
MRICS, REV, notre « Pro de la semaine » a commencé sa carrière au sein du groupe BPCE où il a occupé les fonctions de directeur de département (dédié aux sociétés foncières et aux mutuelles) ainsi que de directeur commercial et directeur du pôle institutionnels et investisseurs. En 2011, il devient directeur général adjoint de Galtier Valuation, jusqu’en février 2017.

Le nouveau directeur général du groupe Babylone a accepté de répondre – non sans une pointe d’humour – aux questions d’Immoweek :

Pourquoi avoir choisi de rejoindre le Groupe Babylone ?
Deux raisons, la première comme souvent, c’est une question d’hommes. La rencontre avec Lior Roth, président-directeur général du groupe, a été déterminante. Son exigence absolue de la qualité du service, sa capacité entrepreneuriale constituent une dynamique face à laquelle il a été difficile de résister. En quatre ans, le chiffre d’affaires de l’entreprise a été multiplié par trois. La deuxième, revenir à mon premier amour : la transaction, métier de contact, d’échange et de passion qui fut ma première expérience dans l’immobilier.

Passer de l’expertise au conseil, c’est un chemin plutôt original…
C’est original pour ceux qui adorent donner des étiquettes ! Passer d’agrégatif en histoire à la direction de services d’expertises était en soi une gageure et pourtant les résultats ont été au-delà des espérances. Le point commun entre l’expert et le broker c’est bien de domestiquer la valeur d’un bien pour fixer un prix, comprendre le marché, les tendances observées, restituer aux clients cette « expertise », terme pourtant galvaudé. En fait l’expert a tout à gagner à pratiquer le métier de broker pour avoir cette connaissance terrain et de son côté le broker à se doter de la capacité d’analyse de l’expert. C’est en réalité les deux faces d’une même pièce.

Quelle sera votre première action ?
Répondre à Immoweek ! Plus sérieusement nous lançons une série de chantiers, qui touchent à l’organisation de l’entreprise mais plus fondamentalement à l’innovation, qu’il s’agisse de participer à des grilles de notation d’actifs, la mise en place d’indicateurs de marché, d’indicateurs qualité et de peser avec d’autres sur l’ouverture de la DATA. Nous nous intéressons au ciblage comportemental, à l’anticipation des flux d’utilisateurs dans la capitale et à l’élaboration d’un véritable profilage !

Celui qui a rendu un hommage vibrant au micro de Radio.Immo à Johnny Halliday est à suivre de très près : c’est en tout cas ce que continuera de faire Immoweek…

La rédaction d'immoweek

Édito
par Thierry Mouthiez

le 18/10/2021

Investissement : vers une nouvelle compression des taux « prime »…

« Les volumes investis en immobilier d’entreprise en France affichent un niveau honorable dans le contexte actuel avec 15,2 milliards d’euros engagés sur les neuf premiers mois de l’année 2021 (-17 % sur un an) » affirme Olivier Ambrosiali, directeur général adjoint en charge du pôle vente et investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France, à propos des résultats du marché de l’investissement à fin septembre.

La société de conseil considère que « cette contreperformance s’explique notamment par la très forte baisse des transactions unitaires de plus de 100 millions d’euros avec seulement 32 opérations recensées depuis le début de l’année, contre 47 sur la même période de l’année 2020 ». Chez CBRE, on fait valoir qu’« après un deuxième trimestre timide, le marché reprend des couleurs au troisième trimestre, produisant un volume global légèrement au-dessus de 5 milliards d’euros ». Et Nicolas Verdillon, « managing director investment properties », de préciser que « cette reprise reflète l’amélioration des conditions techniques de transactions et démontre l’appétit durable pour l’immobilier d’entreprise ». Enfin, pour JLL, « avec 2,9 milliards d’euros investis, le marché francilien a connu un troisième trimestre plus dynamique que le deuxième (+37 %), mais toujours en net retrait par rapport aux performances traditionnellement observées ».

Un marché dans lequel « si le bureau reste, toujours et de loin, la classe d’actifs la plus plébiscitée par les investisseurs avec près de 9 milliards d’euros investis depuis le début de l’année, on note un ralentissement plus marqué (-24 % sur un an) » dixit Olivier Ambrosiali ; dans lequel le segment industriel et la logistique « reste incroyablement dynamique et les rendements n’ont jamais été aussi bas, reflétant la concurrence sur les rares opportunités » dixit Nicolas Verdillon ou encore dans lequel « le QCA arrive en tête des engagements avec près d’1,9 milliard d’euros (22 %), grâce notamment à 7 transactions de plus de 100 millions d’euros » dixit JLL.

Surtout, dans ce marché où « les opportunités restent variées » selon Stephan von Barczy, directeur du département investissement de JLL, la société de conseil n’a pas enregistré « de mouvement particulier pour les taux « prime » en bureaux au 3ème trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent, à l’exception de quelques décompressions observées sur des secteurs présentant des niveaux d’offre élevés ou disposant essentiellement d’actifs de grande taille plus difficiles à financer. Le taux « prime » bureaux du QCA reste, ainsi, stable à 2,50 % ». Néanmoins, selon Olivier Ambrosiali, chez BNP Paribas Real Estate, « au cours des prochaines semaines, les taux « prime » pourraient connaître de nouvelles compressions, tout particulièrement sur le marché de la logistique. De son côté, malgré une accélération traditionnelle des cessions au cours du 4ème trimestre, les volumes investis en immobilier d’entreprise devraient connaître en 2021 une baisse de l’ordre de 10 % comparativement à 2020, retrouvant ainsi un niveau plus en adéquation avec leur moyenne long terme ». Un avis partagé par Nicolas Verdillon, pour qui, « la pression sur les taux de rendement se poursuit pour les actifs « prime » situés dans les secteurs établis, optimisant ainsi certaines valeurs vénales ». Cependant, le conseil note qu’« en revanche, pour les actifs au profil locatif et/ou environnemental incertains et situés principalement dans les secteurs secondaires, les taux de rendement subissent une dé-pression haussière, qui continue de rétablir une hiérarchie du risque alimentée par un marché très étroit »…

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