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Le choix Immoweek : le Crédit Foncier prévoit 830 000 transactions dans l’ancien en 2016

ActualitésBureaux

le 04 Juil 2016

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « Chiffre », nous reprenons ceux dévoilés par le Crédit Foncier lors de son point marché de l’immobilier en France au premier semestre. Et les prévisions elles-mêmes sont parlantes : 830 000 transactions dans l’ancien en 2016, ce serait donc une augmentation de 3,5 % vis-à-vis de 2015… Et même de 20 % par rapport à 2014. Un dépassement du niveau d’avant-crise (821 000 transactions en 2006)… non suivie d’une hausse des prix qui, eux, restent stables.

Avec son étude menée auprès de 2 000 ménages sur l’acquisition de leur résidence principale, le Crédit Foncier donne une certaine radiographie de l’état du logement en France : 70 % des ménages achètent leur logement en moins d’un an de recherche (53 % en 2014, 67 % en 2015). 4 mois de recherche sont nécessaires en Ile-de-France, 5 mois en province (7 mois en moyenne en 2014, 4,4 mois en 2015), 6 biens ont été visités avant l’achat de la résidence principale, et 21 % ont dépassé leur budget (29 % en 2014, 23 % en 2015).

Le volume des prêts immobiliers, prêts travaux compris, hors rachats et négociations, devrait atteindre les 159 milliards d’euros en 2016, soit une hausse de 5 % par rapport à 2015. Les taux d’intérêt n’ont, eux, cessé de baisser, atteignant 1,77 % en mai 2016. et les crédits durent en moyenne 17 ans et 6 mois, soit une légère baisse par rapport aux années précédentes. Cette baisse de taux entraîne une facilitation de l’accession à la propriété, le coût financier devenant moindre.

En un an, 352 900 logements ont été commencés, tandis que 396 500 permis de construire étaient délivrés, soit des hausses respectives sur un an de 3,8 % et de 7,4 %. Quant aux réservations, elles s’élèvent à 107 250, soit une variation sur un an de 18,1 %. Les mises en vente, elles, progressent à 105 000 logements, soit une hausse de 11,7 % par rapport à l’année précédente. Les prix dans le neuf continuent de progresser (3 925 euros le m2, soit 1,4 % d’augmentation, pour les appartements, et 257 000 euros pour une maison, soit 4,5 % de progression).

Dans l’ancien, les prix restent stables : 0,6 % et 1,2 % de hausse pour les maisons en Ile-de-France et en province, tandis que le prix des appartements en Ile-de-France ne bouge pas, mais baisse de 0,4 % en province. Les prix des appartements sont de 8 000 euros le m2 à Paris (1,2 %), 4 220 euros le m2 en petite couronne (-0,8 %) et 2 870 euros en grande couronne (-1,2 %). La maison à l’unité atteint les 339 900 euros en petite couronne (1,2 %) et 267 600 euros en grande couronne (0,3 %).

La mobilité résidentielle des locataires du secteur privé atteint les 30,8 %, poussée par la démographie, l’amélioration du moral des ménages, les besoins familiaux ou professionnels en raison de la légère reprise économique, effets tous liés à la reprise de la primo-accession. Cependant, le niveau de vacances locative reste élevé, en raison de l’offre neuve favorisée par les dispositifs de défiscalisation, des exigences des locataires, du manque de travaux coûteux de la part des investisseurs, et de l’inégalité géographique entre marchés secondaires et zones tendues.

La demande placée en bureaux se porte bien, avec 492 562 m2 placés au premier trimestre 2016, soit une hausse de 19 % par rapport au premier trimestre 2015. Le Crédit Foncier prévoit, là encore, 2,3 millions de m2 placés en 2016. Le stock francilien baisse de 3,5 % mais reste élevé, avec 3,8 millions de m2 au premier trimestre 2016. Tracté par la baisse des taux, 2,9 milliards d’euros ont été engagés au début d’année, mais devrait atteindre les 22,1 milliards d’euros en 2016, une baisse par rapport à 2015.

Un marché en bonne santé qui se traduit par la bonne humeur des professionnels de l’immobilier, 74 % étant optimistes pour les douze prochains mois, contre 24 % de pessimistes.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 13/04/2021

Investissement : devrait mieux faire !

Si un consensus se dégage parmi les principaux conseils de la place pour souligner la meilleure orientation du marché tertiaire locatif francilien, côté investissement, les spécialistes s’attendent surtout à une reprise au cours des prochains mois…

Ainsi, « après une année 2020 particulière, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France démarrent l’année avec un volume de 4,9 milliards d’euros au 1er trimestre » fait valoir Olivier Ambrosiali. Une « contre-performance » (-39 % sur  un an) que la société de conseil tient « à nuancer avec le caractère exceptionnel du volume enregistré l’année dernière à la même période (8 milliards d’euros) » et qui « reste en phase avec la moyenne des dix dernières années ». Tout en soulignant que « les taux de rendement « prime » ont peu évolué durant les trois premiers mois de l’année, se situant respectivement à 3,80 % pour la logistique, 3,15 % pour le commerce et 2,70 % pour le bureau ». Surtout, le directeur général adjoint, en charge du pôle vente et investissement considère qu’« au cours des prochaines semaines, les taux obligataires particulièrement bas et le fort rattrapage des dernières semaines sur le marché des actions participeront à renforcer l’attractivité du couple rendement/risque immobilier. Une confirmation du rebond sur les marchés locatifs devrait compléter le tableau afin de permettre une bonne activité du marché de l’investissement au cours des prochains trimestres »…

« Le marché de l’investissement affiche un volume comparable à la moyenne des cinq dernières années » met en avant CBRE, la société de conseil précisant, elle aussi, que « depuis janvier 2021, près de 5 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise banalisé en France (bureaux, commerce, industriel et logistique), soit une baisse de 39 % par rapport au 1er trimestre 2020 ». Et Nicolas Verdillon de mettre en avant que « malgré la crise sanitaire, un marché locatif en retrait et des stratégies de diversification, les bureaux ont été la classe d’actifs qui a tiré les volumes » (2,2 milliards d’euros en une dizaine d’opérations). Cependant, l’ »executive director investment properties » estime que « depuis novembre dernier, l’ensemble des mesures de restriction pour palier la situation sanitaire vont évidemment retarder la reprise d’une meilleure fluidité du marché de l’investissement. Même s’il commence à se détendre un peu dans son offre, le marché reste extrêmement étroit. Les produits dits en localisation « prime » resteront une cible privilégiée des investisseurs. Les actifs mal situés dits « à risque » seront encore plus impactés en raison des craintes sur la pérennité des revenus locatifs et des financements aux conditions très resserrées ».

JLL parle, de son côté, de la « bonne tenue du marché de l’investissement francilien », avec 3,2 milliards d’euros investis en immobilier d’entreprise. Un résultat « certes en recul de 38 % par rapport à l’exceptionnel 1er trimestre 2020 », mais qui « est en accord avec la moyenne des cinq dernières années et supérieur de 20 % à la moyenne décennale ». A propos de l’offre, JLL souligne « un nombre de transactions faible, avec seulement 43 opérations, soit moitié moins qu’au 1er trimestre 2020 ». Une baisse « attendue au regard du nombre limité de nouveaux marketings fructueux au cours des derniers mois de 2020. En effet, certains actifs mis sur le marché ont finalement été retirés faute d’offres à la hauteur des attentes des vendeurs, phénomène qui n’est pas inhabituel dans un contexte de faible visibilité »… Surtout, Stephan von Barczy affirme qu’« après un début d’année assez calme, nous avons observé une reprise très nette de l’activité au début du mois de mars et ce, malgré la dégradation de la situation sanitaire. Les vendeurs nous sollicitent sur la mise en vente de toutes typologies d’actifs dans des localisations variées. Ces opérations alimenteront le marché en nouvelles opportunités dans les mois à venir et pourront satisfaire tous les profils d’investisseurs. Ainsi, si le deuxième trimestre s’annonce plutôt calme, nous anticipons une reprise marquée de l’activité au second semestre, qui devrait permettre d’atteindre un volume d’investissement relativement similaire à celui enregistré en 2020 »…

Bref, un marché qui devrait mieux faire…

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