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Le choix Immoweek : les femmes à l’honneur chez « Immoweek » !

ActualitésBureaux

le 09 Mar 2020

Cela ne vous aura pas échappé, ce dimanche était la Journée Internationale des Droits des Femmes ; à cette occasion, « Immoweek » vous invite à redécouvrir les femmes qui ont marqué l’année 2019-2020 dans l’immobilier, à savoir les lauréates des « Trophées Logement & Territoires » 2019 et des « Pierres d’Or » 2020, ainsi que les interviews de professionnelles de l’immobilier réalisées l’an dernier. Bonne lecture !

Les portraits des lauréates aux « Pierres d’Or 2020 » :

Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition Ecologique et Solidaire (« Pierre d’Or du Jury »)

Marina Lavrov, associate director tenant rep. retail chez CBRE (« Pierre d’Or Conseil »)

Stéphanie Ferrier, directrice des services généraux, directrice de l’immobilier et des moyens généraux chez Vivendi/Groupe Canal+ (« Pierre d’Or Utilisateur »)

Héloïse Balhade (avec Yohan Hubert), responsable du développement de Sous Les Fraises (« Pierre d’Or Innovation »)

Justine Klein, analyste asset management chez Groupama Immobilier (« Pierre d’Or Jeune Talent »)

Les portraits des lauréates aux « Trophées Logement et Territoires 2019 » :

Nadia Bouyer, directrice générale de Seqens (« Trophée Professionnelle de l’Année »)

Helen Romano, vice-présidente de Nexity Immobilier Résidentiel (« Trophée Promoteur de l’Année »)

Chrystèle Villotte, responsable du résidentiel au sein du département capital markets chez Cushman & Wakefield (« Trophée Conseil de l’Année »)

Clothilde Buisson, Clara Piolatto et Gwenaëlle Rivière, co-fondatrices de Faireavec.org (« Trophée Jeune Talent de l’Année »)

Les interviews en 2019 : 

Émilie Perrot-Meyer (EPA de Saint-Étienne) : « pour créer du logement, l’EPA Saint-Etienne soutient la vente d’immeuble à rénover »

Tania Bontemps (Union Investment Real Estate France) : « notre stratégie s’est toujours déployée sur le long terme »…

Géraldine Chaigne (Agarim) : « l’objectif est de commercialiser une dizaine de programmes en 2019 »…

Beverley Shadbolt (LaSalle IM) : « la France, un marché stratégique et incontournable »

Ines Reinmann-Toper (Edmond de Rothschild) : « nous allons vivre et vivons déjà une vraie révolution dans nos métiers »…

Anne-Sophie Grave (3F) : « nous maintenons des ambitions élevées dans tous les territoires »

Trois questions à Laure Confavreux Colliex, directrice générale de Manifesto

Cécile de Guillebon (Groupe Renault) : « nos métiers sont réellement en pleine évolution »

Juliette Borie (Groupe EDF) : « l’offre francilienne correspond globalement à nos besoins » 

Soazig Drais (Christie & Co) : « un intérêt soutenu et croissant pour l’hôtellerie »

Magali Marton & Katell Bourgeois (Cushman & Wakefield France) : « un marché hexagonal qui reprend de l’ampleur »

Gwenola Donet (JLL) : « des investisseurs de plus en plus diversifiés »

Valérie Mancret-Taylor (Anah) : « en 2019, nous dépasserons les objectifs qui nous ont été fixés »

Isabelle Rossignol et Irène Fossé (AEW Ciloger et AEW) : « nous manquons moins d’investisseurs que de foncier pour bâtir »

Marie-Laure Leclercq de Sousa (JLL) : « une nouvelle organisation » 

Rean Taheraly (REI Habitat) : « réinventer les modes d’habiter notre planète au 21ème siècle »

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 30/03/2020

Délicate anticipation…

Anticiper n’est jamais aisé, d’autant plus en pleine crise sanitaire mondiale. Mais tout comme les pouvoirs publics commencent à se pencher sur l’après-confinement, tant d’un point de vue physique qu’économique, dans ce dernier cas à coups de milliers de milliards de dollars, d’euros…, les acteurs des marchés immobiliers doivent aussi se pencher sur leurs stratégies de l’après… De ce point de vue, les études et autres analyses des acteurs des marchés immobiliers que nous publions quotidiennement (et vous êtes, chaque jour, plus nombreux à nous lire) constituent autant de pistes…

Ainsi, BNP Paribas Real Estate a récemment fait valoir, dans une note sur l’impact de la crise sanitaire sur le marché immobilier français, qu’il « est aujourd’hui difficile d’établir une projection économique à court terme et d’évaluer, ainsi, l’impact sur la croissance économique de l’épidémie et de ses mesures associées pour l’année 2020 ». Cependant, le conseil souligne qu’en matière de bureaux, « même s’il existe une forte disparité suivant les secteurs, l’offre est globalement maîtrisée en France. Peu de risque de forte progression de la vacance à très court terme. Seuls les marchés déjà sur-offreurs pourraient connaître un réajustement à la baisse des valeurs locatives en cas de prolongement du confinement. De son côté, le volume des transactions devrait être impacté par le recul de plusieurs pans de l’économie. Certaines signatures vont se maintenir, mais être décalées dans le temps »…

Pour ce qui concerne les entrepôts, en ce temps de confinement et de recours massif à l’e-commerce, la « supply chain » est devenue un maillon essentiel de l’économie. Ce qui fait dire à Jean-Claude Le Lan, président d’Argan, dans nos colonnes, qu’« il faut que la vie économique puisse continuer. Et à cet effet, les entrepôts sont incontournables ». Bref, cette classe d’actifs qui avait déjà, depuis quelque temps, la faveur des investisseurs face à une demande en constate hausse, devrait la conserver…

Ce qui ne semble pas, pour l’instant et logiquement, le cas de l’immobilier commercial. BNP Paribas Real Estate précise, à propos de ce sujet, que « pour la troisième fois consécutive en 14 mois, les commerces français sont à nouveau frappés par une crise d’ampleur, sanitaire cette fois-ci après l’épisode des gilets jaunes en 2018 et les grandes grèves de décembre 2019 contre le projet de réforme des retraites. La fermeture des commerces physiques non alimentaires depuis le 15 mars, a fortement pénalisé de nombreuses enseignes. La vente à distance leur est alors essentielle pour garantir la continuité d’une activité commerciale significative. D’autre part, la gestion des baisses de chiffre d’affaires liées au ralentissement de la demande et le maintien d’une trésorerie pour la reprise seront déterminantes pour les enseignes ». Cependant, le conseil estime que « ces baisses, voire arrêts de fréquentation devraient laisser place à un retour à la normale assez rapidement dès la fin du confinement »… Mais, visiblement, les investisseurs ont du mal à l’anticiper.

S’agissant, en particulier, des centres commerciaux, nous avons eu l’occasion de l’évoquer à plusieurs reprise, un bon indicateur est représenté par l’évolution du titre de la foncière Unibail-Rodamco-Westifield (URW), tout simplement parce qu’il s’agit d’un leader mondial, au patrimoine « prime » s’il en est.

S’agissant d’une valeur cotée, il convient de noter les propos de Xavier Lépine dans une récente chronique. Le président de La Française soulignait que « coté valeurs mobilières, la rapidité des baisses de valeurs tant des actions que des obligations a été quasiment sans précédent, à l’exception de mémoire d’investisseur « moderne », celle d’octobre 1987… dans un monde beaucoup moins financiarisé. La chute de 2008 a été encore plus importante, mais un peu plus étalée dans le temps »… Surtout, « la discrimination s’est, en premier lieu, portée sur la liquidité possible des actifs et, en deuxième lieu, sur la perception de l’impact de cette crise par secteur : évidemment la santé, les télécoms, l’économie digitale étant moins affectés que la grande distribution physique, le tourisme ou le transport, sans compter les banques, les foncières de commerce.

Citons, par exemple, URW dont le rendement du dividende 2020, après une annonce de baisse temporaire de 50 %, est de 8 %, une capitalisation boursière qui a chuté à 8,7 milliards d’euros pour un patrimoine immobilier, y compris endettement, de 60 milliards. Les valeurs de dividendes/cours, même avec quelques trimestres de vaches maigres qui entraîneraient une baisse durable du dividende de… 30 %, ne justifient pas une telle décote »…

Tandis que les pouvoirs publics incitent aujourd’hui les entreprises à « la plus grande modération » dans le versement de dividendes en 2020, URW divisait de moitié le sien. Une sage décision, visant à privilégier le long terme au court terme. Mais loin de considérer les fondamentaux du groupe et sa stratégie, la Bourse, qui d’habitude se fait une règle de l’anticipation, l’a d’évidence oubliée. Pour l’instant…

Portrait

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