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Le choix Immoweek : les loyers de bureaux ont augmenté de 6,1 % (BureauxLocaux)

ActualitésBureaux

le 03 Juil 2019

BureauxLocaux livre son baromètre pour l’immobilier d’entreprise au premier semestre 2019, permettant de faire le point sur un marché toujours et inexorablement orienté à la hausse. En se basant sur les 3 millions de recherches réalisées sur son site ce dernier semestre, BureauxLocaux signale notamment une hausse moyenne de 6,1 % des loyers des bureaux parisiens en un an, affichant désormais un prix moyen de 464 euros (HT, HC)/m2. C’est « le chiffre », ou plutôt les chiffres, « de la semaine ».

A Paris, le 8ème, le 9ème et le 2ème arrondissements figurent en haut du tableau, avec une percée du 19ème (20 % de hausse en un an) et du 20ème (qui gagne deux places dans le top, grâce à la disponibilité de très grandes surfaces). Le 8ème cumule les records, avec une hausse de 18 % en un an, tandis que le 10ème se taille une place à part dans le marché parisien, avec un loyer moyen de 430 euros (HT, H/m2 (+8,5 % en un an). Le coworking fait briller sa place déterminante dans le paysage de la Capitale.

Le 10ème coche toutes les cases pour les entreprises en quête de centralité. Avec des loyers inférieurs de 10 % au 9ème et de 25 % au 8ème, une excellente desserte en transports en commun avec la gare du Nord et la gare de l’Est, mais aussi un cadre de vie en phase avec les attentes des jeunes cadres, le 10ème offre un excellent rapport qualité/prix (...) Face au manque d’offres dans l’hyper centre de Paris, les entreprises n’ont d’autres choix que de s’excentrer. C’est ainsi que le 19ème arrondissement émerge en tant que terre d’accueil pour les entreprises. Il faut dire que ce quartier dispose d’une offre tertiaire rare à Paris, qui permet de loger de grandes entreprises, en particulier dans le quartier Rosa Parks.

Sophie Desmazières, présidente de BureauxLocaux.com

En petite couronne, Boulogne-Billancourt garde la tête du classement, suivi par La Défense et Levallois-Perret. Dans le Croissant de l’Ouest parisien, Nanterre, à 200 euros (HT, HC)/m2 et La Défense à 300 euros (HT, HC)/m2 combinent des prix deux fois inférieurs à Paris avec un réseau de transports en commun efficaces, tandis que la Péri-Défense (Nanterre) s’intègre parfaitement dans le quartier d’affaires européen. Ivry-sur-Seine demeure la seule ville du Val-de-Marne présente dans le Top 10 et Saint-Denis ferme ce même classement.

En régions, le top 5 est dominé, dans l’ordre, par Lyon (première place à nouveau), Nantes, Marseille, Toulouse et Bordeaux. Rennes gagne 3 places dans le domaine de la recherche par les entreprises et enregistre 9 % d’augmentation, Dijon se hisse à la 14ème place (deux places de plus) et 9 % de hausse.

« Quo non ascendet », telle était la devise de Fouquet. « Jusqu’où montera-t-il ? ». On peut en dire autant de la hausse des loyers des bureaux…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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