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Le choix Immoweek : l’hôtel Fortuny, de 1 200 euros par mois à 12 millions d’euros l’achat…

ActualitésBureaux

le 21 Sep 2018

Appeler cela une plus-value est un euphémisme : la Région Ile-de-France vient, en effet, de vendre l’Hôtel Fortuny, un hôtel particulier de plus de 1 000 m2 dans le 17ème arrondissement, à la SCI Louison Bobet. Prix de l’achat : 12,55 millions d’euros. Un tel prix est anodin à Paris pour un actif de cette taille, mais le bémol est qu’il était auparavant loué 1 200 euros par mois… C’est notre « deal de la semaine ».

Cet hôtel particulier signé Paul-Adrien Gouny, construit en 1891 et inscrit depuis 1997 aux Monuments Historiques, avait hébergé un lycée professionnel de haute couture et d’esthétique, jusqu’à sa fermeture en 2010 sur arrêté préfectoral, le faisant revenir dans l’escarcelle de la Région Ile-de-France. En attendant leur nouvelle affectation, les 1 149 m2 ont été loués, pour un loyer dérisoire de 1 200 euros par mois, à la société de production ADCB Films, fondée et dirigée par l’acteur-réalisateur Albert Dupontel. La raison en est l’état de délabrement de l’immeuble, loué à des fins strictement professionnels : Albert Dupontel y filmera des scènes de ses films « 9 mois ferme », puis « Au revoir là-haut ». Personne n’a habité sur place, mais en 2015, Valérie Pécresse, nouvelle présidence de la Région, fait savoir qu’elle compte faire cesser cette situation héritée de son prédécesseur, Jean-Paul Huchon. Sans encombres, après que le bail ait été renouvelé une fois, Albert Dupontel quitte les lieux en décembre 2017.
Estimé à 11,5 millions d’euros par France Domaines, l’hôtel Fortuny a finalement été cédé moyennant 12,55 millions d’euros (soit 10 926 euros du mètre carré) à la société civile immobilière Louison Bobet. Cette dernière compte donner une nouvelle vie au lieu en y installant un centre de coworking.
Par ailleurs, la Région a également cédé un autre lieu en même temps que cet hôtel particulier : l’ancien lycée professionnel du 5, rue des Camélias (14ème arrondissement), développant 1 841,5 m2, cédé 2,1 millions d’euros (1 140 euros du mètre carré) au groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, qui souhaite y installer ses services administratifs et accroître sa surface d’accueil : une vente d’intérêt public qui explique un prix plus doux de l’opération.
Après mise en vente son ancien siège du 35, boulevard des Invalides (Paris 7ème), puis son déménagement à Saint-Ouen, la Région Ile-de-France continue à céder les pépites de son patrimoine… Et la conjoncture lui sourit !

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 26/07/2019

Au beau fixe !

Tout comme le climat, les cycles de l’immobilier d’entreprise semblent quelque peu chamboulés. Mais dans le bon sens s’agissant de ce secteur.

Si les professionnels s’interrogeaient, il y a encore peu, pour savoir si le cycle actuel n’avait pas atteint son point haut, nombreux sont ceux, aujourd’hui, qui considèrent que le cycle haussier actuel devrait se poursuivre encore un certain temps. Il est vrai que l’évolution des taux d’intérêt joue un rôle majeur dans cette situation.

Ainsi, côté locatif, la demande semble toujours aussi dynamique, même si l’activité du créneau des grandes transactions a légèrement marqué le pas au 1er semestre, après deux années exceptionnelles il est vrai. Rien là, donc, d’inquiétant comme le soulignait récemment dans nos colonnes Grégoire de La Ferté, executive director bureaux Ile-de-France de CBRE, affirmant : « au regard de la demande enregistrée chez CBRE et de l’activité de l’ensemble des équipes, nous anticipons un marché comparable au second semestre 2019, conduisant à un volume global de transactions entre 2,4 et 2,5 millions de mètres carrés ». C’est surtout l’offre qui freine l’activité, en particulier dans Paris. L’offre neuve, la préférée par les utilisateurs, reste maîtrisée, voire contrainte. Du coup, les valeurs locatives sont, dans leur ensemble, clairement orientées à la hausse.

Quant à l’investissement, même avec des taux de rendement au plancher, une nouvelle baisse peut être encore envisagée comme le souligne Nils Vinck, directeur général et directeur du département capital markets de Cushman & Wakefield, dans sa dernière chronique. L’économie française tire bien son épingle du jeu par rapport à ses voisins européens. Le chômage est même en baisse et dans un contexte boursier parfois chahuté, le placement immobilier s’avère toujours aussi séduisant.

Au final, que de bonnes nouvelles avant une trêve estivale que la rédaction d’« Immoweek » souhaite la plus belle à l’ensemble des professionnels du secteur !

Portrait

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