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Le choix Immoweek : Lisa Flanquart (Hines France) – « La course en tête »

ActualitésBureaux

le 06 Mar 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons Lisa Flanquart, responsable de programmes chez Hines France, nommée dans la catégorie « Jeune Talent »…

A 31 ans, Lisa Flanquart a été pendant quatre ans responsable de programmes pour l’un des projets phare du renouveau de La Défense ! Chargée du pilotage du projet Hekla, elle a suivi, pour Hines, les étapes du lancement de cette nouvelle tour qui va renouveler le paysage tertiaire francilien. 

Major de sa promotion de Master Management de l’Immobilier de Paris Dauphine en 2010, Lisa Flanquart aime faire la course en tête et concède… détester perdre. 

Elle intègre l’équipe française de Hines en 2013 ; elle y travaille avec Patrick Bosque, directeur général adjoint, dont elle a suivi l’enseignement à Dauphine. 

Lisa Flanquart connaît aussi le secteur du logement pour avoir été pendant deux ans en alternance chez BPD Marignan et avoir passé quelques mois chez un bailleur social. 

Arrivée chez Hines lors du tout début du projet Hekla, elle a été en charge de son suivi dès la vente des droits à construire par l’Epadesa, puis pour les avant-projets, les autorisations administratives, les demandes de permis de construire et d’agrément bureau, les études, le lien avec l’Atelier Jean Nouvel, puis, en décembre 2017, la commercialisation en Vefa auprès d’Amundi et Primonial. 

Le projet arrivant au terme de son élaboration, le permis a été délivré sans faire l’objet de recours. Lisa Flanquart a donc dû, comme à regret, s’en détacher. Elle s’émerveille encore d’avoir, a 26 ans, été choisie pour piloter un programme de cette envergure et y voit le signe positif d’un mode de gestion des équipes à l’américaine. Elle est désormais en charge de nouveaux projets et en recherche d’opportunités foncières pour le secteur des bureaux en Ile-de-France… 

Passionné de voyagesce jeune talent a déjà sillonné de nombreux pays, de l’Afrique du Sud à Israël, en passant par Cuba ou l’Egypte, sachant que le goût lui en est tôt venu puisqu’elle a passé un an à Oslo dans le cadre d’un programme Erasmus. Revenons en France où, lorsqu’elle ne planche pas sur de nouveaux programme, on peut la rencontrer également, via le Cercle Complice des Femmes de l’Immobilier, qu’elle a rejoint en 2017, ou sur les terrains de golf ! 

Bertrand Desjuzeur

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

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