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Le choix Immoweek : Marc-Antoine Jamet (LVMH), un grand utilisateur à la tête du Cercle Pierres d’Or

ActualitésBureaux

le 11 Juil 2018

Au Jardin d’Acclimatation, vous étiez nombreux pour être témoins de la passation de pouvoirs à la tête du Cercle Pierres d’Or : Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable et de Domaxis, a cédé la place à Marc-Antoine Jamet, 59 ans, secrétaire général et directeur immobilier du groupe LVMH. Le maire de Val-de-Reuil (27), trois fois « Pierre d’Or », est notre « pro de la semaine » tout désigné.

Titulaire d’une licence de Lettres, d’une maîtrise d’Histoire (obtenues à l’université Paris IV-Sorbonne), diplômé de Sciences Po et ancien élève de l’Ena (promotion Michel de Montaigne, 1988), Marc-Antoine Jamet commence sa carrière comme auditeur à la Cour des Comptes où il entre en 1988, avant d’en devenir conseiller référendaire en 1991. Il devient directeur de cabinet de deux présidents de l’Assemblée Nationale, Henri Emmanuelli (1992-1993) et Laurent Fabius (1997-2000), avant de devenir conseiller spécial de ce dernier au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Changement de décor en 2001, lorsqu’il entre dans le privé, en tant que secrétaire général du groupe LVMH. Au sein de ce groupe, Marc-Antoine Jamet collectionne les fonctions : directeur immobilier à partir de 2003, il est aussi fondé de pouvoir de la Fondation Louis Vuitton pour la Création 2006-2007, président de la Cosmetic Valley depuis 2011, administrateur des Parfums Christian Dior depuis 2013, président directeur général du Jardin d’Acclimatation.

En dehors de ses fonctions au sein du groupe de Bernard Arnault, Marc-Antoine Jamet a été vice-président de la Febea en 2002. Il est président du conseil d’administration du Cned depuis 2011 et a été président de l’Union des fabricants de 2001 à 2011. Maire PS de la ville nouvelle de Val-de-Reuil depuis 2001, il est également conseiller régional de Haute-Normandie (puis de Normandie) depuis 2004 et président de la Fédération du PS de l’Eure depuis 2012. En terme de distinctions, la liste est longue : Officier de la Légion d’Honneur en 2016 (après avoir été nommé Chevalier en 2007), Chevalier des Palmes Académiques en 2007, il a reçu la Médaille de la Défense Nationale en 1983 et le Mérite Agricole en 2014. Et cette liste ne serait pas complète sans ses trois « Pierres d’Or », toutes obtenues dans la catégorie « Utilisateurs », en 2008, 2013 et 2018, ainsi que son « Trophée Logement & Territoires », dans la catégorie « Territoires », remporté en 2016.

Lors de la passation de pouvoirs, Pascal Bonnefille, directeur des publications Immoweek, a tenu à saluer celui qui a accueilli les convives d’Immoweek « chez lui », au Jardin d’Acclimatation, en soulignant « qu’un grand utilisateur soit à la tête du Cercle est un symbole très fort, qui montre l’importance essentielle de ceux qui se servent des immeubles ».
Philippe Pelletier, son prédécesseur à la tête du Cercle Pierres d’Or, a également félicité celui qui devient président à une époque « où face à des structures supranationales, nationales et territoriales qui sont durablement faibles, les entreprises ensemble ont en main l’avenir de notre pays et notamment sa dimension sociétale (…) avec Marc-Antoine Jamet, c’est un bon choix, comme le montre une simple visite à la ville nouvelle de Val-de-Reuil »…
Le principal concerné a rappelé le chantier important derrière le Jardin d’Acclimatation, « à 70 millions d’euros, avec la Compagnie des Alpes, une opération qui s’avère financièrement meilleure que toutes les prévisions », ainsi que le rôle prépondérant de LVMH dans l’immobilier « sans qui nous ne serions rien ».

Vous pouvez retrouver en vidéo une partie des discours à l’occasion de cette passation de pouvoirs et également revivre cette soirée au Jardin d’Acclimatation.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Catherine Bocquet

le 05/12/2019

Chaud, très chaud… ou pas

En cette journée qui s’annonce à la fois glaciale et très « chaude », on en a presque oublié qu’en ce moment, se tient à Madrid la Cop25.

Le grand rendez-vous mondial du climat peine, dans un contexte social agité, à exister. Pourtant, c’est dans les conséquences des modifications climatiques que se jouent aussi un fort enjeu social et plus largement sociétal : les plus pauvres sont en effet, les premières victimes de ces changements causes de migrations, de renchérissement des factures énergétiques et de santé. Si le transport est, certes, un paramètre important du contexte – car, selon un rapport récent de la Cour des Comptes européenne, pour rattraper le temps perdu et avoir une chance de limiter le réchauffement climatique au 1,5°C promis dans l’accord de Paris (la Cop 21), il faudrait investir chaque année 1 100 milliards d’euros, dont la moitié dans les transports – le bâtiment est l’autre paramètre clé sur lequel il importe d’influer. Ainsi, les constructions contribuent à 30 % des émissions de gaz à effet de serre, principalement en raison de leurs systèmes de chauffage, d’éclairage et de refroidissement.

La prise de conscience en la matière n’est pas récente, et les travaux d’instances telles que le Plan Bâtiment Grenelle (devenu Plan Bâtiment durable) oeuvrent en ce sens. En France, et comme en témoignent les sujets de tables-rondes lors du prochain Simi, le sujet de la transition énergétique est plus que jamais prégnant. Si les professionnels et les élus semblent s’en être emparés, parfois à marche forcée, le retard pris pour agir est important.

Ailleurs, la prise de conscience a sans doute été plus rapide parce que plus urgente : en Afrique, priorité, pour un « urbanisme responsable », aux quartiers pauvres, où les écarts de température avec  les quartiers les plus riches peuvent atteindre 10 degrés. En Chine, où la pollution fait des ravages, les décideurs et investisseurs réfléchissent à la ville de demain et plantent des arbres avant de construire des gratte ciel. Les villes des prochaines décennies seront là bas très vertes et décarbonées au maximum (il était temps). Paris, où la température, en 2050, devrait être celle de la capitale de l’Australie semble penser « vert »et l’agriculture urbaine s’inscrit de plus en plus dans le paysage.

Mais pour contribuer à cette transition énergétique, le passage au vert ne suffira pas. Economiser, raisonner « frugalité » sont d’autres impératifs. Dans ce contexte, rénover et transformer sont quelques unes des autres solutions à la réduction des émissions à effet de serre. Penser l’immeuble comme « non jetable », anticiper – ou à tout le moins – construire le plus flexible possible, sont des stratégies gagnantes à court et long terme. La réversibilité comme un « gagnant gagnant gagnant » : pour le propriétaire, l’occupant et pour la planète. Nice shot !

Portrait

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