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Le choix Immoweek : Paris creuse l’écart avec Londres en matière de dynamisme économique

ActualitésTerritoires

le 22 Oct 2018

Record battu pour Paris ! La capitale établit son meilleur score jamais obtenu au « European Regional Growth Index » – ou E-REGI – réalisé par LaSalle Investment Management, qui s’intéresse aux perspectives économiques de 100 grandes métropoles européennes. Pas encore de quoi détrôner l’éternelle première, Londres, mais le conseil la voit « menacée par les incertitudes liées au Brexit ». Ce « choix Immoweek » va s’intéresser aux forces et points d’amélioration qui s’offrent pour Paris, mais aussi toutes les autres métropoles régionales françaises, à qui bénéficie également l’amélioration de l’économie…

Le « Top 3 » de ce dix-neuvième classement E-REGI reste identique : Londres, Paris et Stockholm. Mais « la capitale française se place comme la seule vraie rivale de Londres » estime LaSalle et enregistre ainsi son plus haut score absolu. Autre enseignement, cinq villes européennes se partagent 60 % de tous les volumes investis en immobilier dans le panel européen du classement.

Pour rappel, ce classement est composé de plusieurs facteurs : un score de croissance, qui compte pour 60 % de la note globale (lui-même composé du PIB, de l’emploi dans le secteur des services et le « capital humain ») ; un score de richesse (« wealth »), pour 20 % et enfin une note sur l’environnement des affaires (pour les 20 % restants).

Alors quelles sont les forces de Paris ? La capitale française est en tête du classement européen en matière de capital humain, « se classant première pour la qualité de ses universités et le dépôt de brevets, deuxième en termes de capital-risque investi et troisième pour la densité de sa population. Les quartiers situés en bordure du QCA sont très prisés des locataires de bureaux de petite taille en raison de leur emplacement central, de la présence de bâtiments historiques et de la densité des commodités (restaurants, bars, autres loisirs et services…). Le quartier du 9ème arrondissement, récemment baptisé « SoPi » (South of Pigalle), abrite la plus forte concentration de startup de l’Internet et est devenu un lieu de travail dynamique, de vie et de loisirs » explique LaSalle Investment Management.

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Autre point fort, et en cours d’amélioration constante, les perspectives économiques à cinq ans, qui se traduisent « par des scores plus élevés du PIB dans la majorité des villes françaises (8 sur 10) et par une amélioration de la composante emploi dans l’ensemble des villes françaises couvertes par l’indice E-REGI ». Et la ville française qui a connu la plus forte croissance économique au cours des trois dernières années est… Toulouse ! En matière d’emploi, c’est à Paris que les perspectives se sont le plus améliorées, « mais il est encourageant de constater que certaines agglomérations en bas du classement, comme Strasbourg (74ème) et Rouen-Le Havre (75ème), connaissent également les plus fortes embellies ».

Si le score de l’environnement des entreprises en France est légèrement supérieur à la moyenne européenne, il s’est toutefois affaibli par rapport à l’année dernière, « freinant l’évolution de toutes les villes françaises dans l’indice E-REGI de 2018 » indique LaSalle. Par ailleurs, les finances publiques grèvent aussi la note générale : « Oxford Economics considère le risque de crédit souverain en France comme le plus élevé des trois géants, principalement en raison de la hausse du budget français (en% du PIB), qui pourrait s’avérer problématique dans un contexte de hausse des taux d’intérêt ». La France « sous-performe » également par rapport à la moyenne européenne en matière de stabilité politique : « Emmanuel Macron est peut-être encore aux commandes pendant encore quatre ans, mais il doit faire face à une lutte ascendante pour essayer de mettre en œuvre les réformes indispensables du marché du travail et du système de protection sociale. Cependant, on s’attend à ce que le président réussisse à mettre en œuvre les réformes structurelles du gouvernement, qui constituent un risque considérable pour les perspectives de croissance à moyen terme »…

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 27/07/2020

Un élan pour la rentrée…

Finalement, le marché de l’immobilier d’entreprise en général et celui des bureaux en particulier ont, effectivement, démontrer leur résistance au terme d’un premier semestre où l’activité a été pour le moins bouleversée.

Certes, logiquement, l’activité locative s’est inscrite en retrait. Une baisse que Knight Frank a récemment qualifiée de « conséquente ». Le conseil précise, ainsi que « les volumes placés au 2èmetrimestre portent à près de 755 000 m2 la somme des surfaces commercialisées depuis le début de l’année. Le recul est de 33 % par rapport au 1er semestre 2019 et de 31 % par rapport à la moyenne décennale ». Cependant, « avec 2,99 millions de mètres carrés de bureaux immédiatement disponibles en Ile-de-France, l’offre progresse de 4 % sur un trimestre et de 9 % depuis le début de 2020. Amorcée avant l’apparition du virus, la hausse des disponibilités est donc, pour l’instant, assez modeste ». Etant précisé que « les disponibilités restent particulièrement limitées dans Paris (2,6 %) ». Ici réside un vrai signe de la solidité du marché.

D’ailleurs, les investisseurs ne s’y trompent pas puisque, comme le relève CBRE, 11,5 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise au 1er semestre, « soit un niveau comparable à la moyenne semestrielle des trois dernières années ». Et, bien entendu, le bureau arrive en tête (suivi par la logistique avec 20 % des investissements, comme nous le soulignions dans notre édito de la semaine dernière). Comme l’affirme Knight Frank, « ce qui est sûr, c’est que le temps n’est pas à « l’entreprise sans bureau ». Les exemples de « full remote » sont d’ailleurs très rares, tandis que les diverses enquêtes menées depuis le déconfinement montrent qu’un tel bouleversement n’est pas souhaité par les salariés. Pour une majorité d’entre eux, le travail à distance doit, en effet, se limiter à un ou deux jours par semaine afin de réallouer une partie du temps gagné sur leurs trajets domicile-travail ; une organisation dans laquelle le bureau conserve toute sa place. De fait, l’une des conséquences de la crise sanitaire aura été de prendre la mesure de l’importance des rapports humains, soulignant le rôle central des bureaux comme vecteurs de lien social »…

Un contexte dans lequel nombre d’acteurs du secteur ont fait preuve, avant et après le confinement, d’une rapidité d’analyse et de réaction tout-à-fait remarquables. Sur ce thème, le dernier numéro de notre magazine intitulé « Vive la reprise » en apporte un vrai témoignage. De nouvelles initiatives et offres sont déjà à l’ordre du jour et vont évidemment se poursuivre… Comme si le marché prenait son élan pour aborder le plus vite possible une nouvelle phase de son évolution et, peut-être, tourner la page de cet épisode qui, néanmoins, restera dans la mémoire de tous…

Portrait

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