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Le choix Immoweek : Patrick Bosque (Hines France) – « Coup d’Hekla »

ActualitésBureaux

le 26 Fév 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons Patrick Bosque, directeur général adjoint de Hines France.

Il l’a reconnue à son vol au premier coup d’œil : « c’est une mésange bleue » indique Patrick Bosque, directeur général adjoint chez Hines France, en la regardant voleter entre les deux arbrisseaux de la terrasse qui domine Neuilly-sur-Seine. Et offre une belle vue sur La Défense, où se situe son prochain projet phare, son « bébé », la tour Hekla dessinée par Jean Nouvel.

D’une hauteur de 220 mètres et 48 étages pour 76 000 m2 utiles, dont les travaux ont démarré en mai 2018, le gratte-ciel, situé dans le secteur de la Rose de Cherbourg, à Puteaux, a été vendu en état futur d’achèvement à Amundi Immobilier et Primonial REIM. Un projet sans commune mesure avec le premier dont il s’est occupé, un immeuble de bureaux de 2 000 m2 aux Ulis, tout juste embauché en 1986 comme responsable de programme adjoint chez Bouygues Immobilier. « J’avais décroché un entretien car, ayant reconnu Patrice Bourrut-Lacouture venu déjeuner dans le restaurant de mon père, je l’avais abordé en lui disant que ma candidature était restée sans réponse » explique ce gastronome, qui aime aussi bien les bons vins que la truffe française et qui se rend deux fois par mois à Rungis. « Lors de mon entretien avec François Bertière, une chose avait fait la différence : j’avais été serveur durant mes études à Dauphine ». C’est d’ailleurs dans cette même université qu’il enseigne le jeudi soir depuis quinze ans au sein du Master 246 Finance et Management de l’Immobilier.

Recruté en 1996 par Hines France, cet amateur de marche à pied et de treks entre amis, collectionneur de miniatures de parfums, fan de cinéma, sourcier à ses heures perdues et papa de trois filles (Eléonore, Audrey et Margaux) garde un souvenir particulier du plus grand projet de sa carrière : l’acquisition des terrains des usines Renault, à Boulogne-Billancourt.

« C’était un challenge énorme, mais passionnant car il y avait tout à faire en partenariat avec les trois autres acteurs du projet, Vinci, Nexity et Icade. Durant deux ans, j’ai négocié jour et nuit avec Renault, à toutes les étapes et pour chaque détail, c’est et cela restera le plus marquant de ma carrière » confie-t-il. Avant, peut-être, le prochain…

Virginie Grolleau

La rédaction d'immoweek

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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