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Le choix Immoweek : quand la Scientologie joue le Grand Paris

ActualitésBureaux

le 24 Avr 2019

©GoogleMaps

Pour ce « deal de la semaine », on découvre que le Grand Paris séduit même les organisations internationales les plus controversées : comme le révèlent nos confrères de Libération, une société liée à la Scientologie a acheté, pour 33 millions d’euros, auprès de Warburg-HIH, l’ancien siège de Panasonic dans le quartier d’affaires de La Plaine -Saint-Denis (93), un immeuble de 7 331 m2.

Cet immeuble de cinq étages, avec une façade tout en verre, comprendra un auditorium de 720 places, des salles de cinéma, un espace fitness, une bibliothèque dédiée à Ron Hubbard (fondateur du mouvement), des salles de formation, des dizaines de bureaux et surtout quatre saunas, ce dernier élément étant crucial pour les rituels scientologues. Le mouvement multiplie depuis 2004 l’ouverture de centres de ce type, notamment à Stuttgart, Amsterdam ou Budapest.

L’organisation, qui compte déjà un siège français, au 69, rue Legendre, dans le 17ème arrondissement de Paris, n’a pas voulu commenter cette acquisition en Seine-Saint-Denis. L’importance de ce contrat, d’abord assorti d’une classe de confidentialité, a finalement vu le commercialisateur ajouter la mention « exploité pour les besoins de l’Eglise de Scientologie » à la déclaration d’intention d’aliéné. Depuis, la mairie de Saint-Denis a multiplié les courriers auprès de l’Etat afin d’annuler la vente (parfaitement légale) et les interventions dans les médias, la préemption du bâtiment étant impossible.

Pour rappel, l’Eglise de Scientologie, rendue célèbre par ses adhérents issus d’Hollywood (Tom Cruise, Will Smith, John Travolta, Elisabeth Moss, etc.), a été fondée en 1953 par l’auteur de science-fiction L. Ron Hubbard. Rappelons également qu’en France, la Scientologie est classée comme « secte » depuis 1995 et même comme « secte absolue » en 1999 par la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (remplacée en 2002 par la Miviludes). Le mouvement a déjà été condamnée pour escroquerie en France.

La rédaction d'Immoweek

Édito
par Thierry Mouthiez

le 22/07/2019

En manque de neuf…

Face à une offre disponible de bureaux en Ile-de-France qui « se réduit de nouveau » (2 856 000 m2 vacants, soit -7 % en un an), « l’offre de première main ne représente que 15 % de l’offre totale (418 000 m2 disponibles), soit à peine la moitié de ce qui est consommé en surfaces neuves, en moyenne, chaque année en Ile-de-France » souligne JLL dans son « Baromètre des livraisons futures en Ile-de-France » pour le 1er semestre.

Le conseil précise que « 310 000 m2 de bureaux ont été livrés en Ile-de-France à mi-2019 : 62 % de ces opérations sont des constructions, le solde étant des restructurations. Ces surfaces ont été pré commercialisées à 77 %, ne permettant pas de renouveler suffisamment le stock neuf francilien ». En ajoutant : « d’ici à la fin de l’année, près de 630 000 m2 supplémentaires pourraient être livrés, dont plus de la moitié a déjà trouvé preneur »…

A plus longue échéance, « près de 2,3 millions de bureaux livrables à 36 mois étaient en chantier à fin juin 2019, dont plus d’1,3 million de mètres carrés vacants » selon le conseil, précisant que « la 1ère couronne, et plus particulièrement le Nord, concentre l’essentiel des surfaces disponibles (30 %) » ou encore que « Paris concentre 17 % des surfaces disponibles, situées pour l’essentiel dans le secteur de Paris Centre Ouest (22 programmes, dont 13 dans le quartier central des affaires) ».

Côté investissement, « près de 652 millions d’euros ont été investis sur le marché des Vefa, soit 7 % des investissements réalisés au 1er semestre en bureaux en Ile-de-France ». Une performance « en baisse de 43 % en un an », mais qui « demeure supérieure de 5 % à la moyenne décennale (620 millions d’euros environ) ». Surtout, « compte tenu du faible niveau d’offre de qualité, les taux de rendement « prime » des Vefa pré-louées se situent aux mêmes niveaux ou quasiment (à la rémunération des fonds près le plus souvent) que ceux des immeubles livrés ». Et JLL de conclure : « concernant les programmes acquis « en blanc », dans Paris, l’appréciation du risque se fait en priorité sur le taux de rendement et sur le loyer prévisionnel : avec des loyers en hausse et des taux de rendement bas, la pression se maintient sur le marché des Vefa »…

Portrait

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