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Le choix Immoweek : quand le bureau crée du beau logement

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le 31 Mai 2018

La transformation des bureaux en logements est souvent vantée comme moyen efficace de répondre au manque d’offre de logements (notamment à Paris). La loi Elan a pris la mesure du phénomène, sous l’égide du gouvernement. Et, parce que des exemples sont les meilleurs moyens de prouver le bien-fondé de cette démarche, nous nous penchons sur la création, par le promoteur Esprimm et le Studio Vincent Eschalier, d’un très beau programme à Issy-les-Moulineaux ; notre « immeuble de la semaine »…

Dessiné par Studio Vincent Eschalier (déjà salué dans nos pages pour ses travaux sur le « Blackpearl » cet ensemble à La Défense porté par 6ème Sens Immobilier), il s’agit de la reconversion d’un immeuble de bureaux à Issy-les-Moulineaux (92), territoire en zone tendue et au foncier très coûteux s’il en est. Un projet de reconversion qui a permis  de créer 10 logements sur 1 200 m2.

Les photographies du projet parlent d’elles-mêmes quant à l’esthétisme du projet :

L’ensemble est couronné par une coupole de verre, surplombée d’une feuille de zinc, permettant un puits de lumière dans les duplex du dernier étage. Les logements vont du duplex au triplex, privilégient la lumière naturelle et les ouvertures, notamment sur le jardin Weiden adjacent. Bien évidemment, les appartements supérieurs bénéficient de terrasses aménagées.

Le coût de l’investissement ? 3 045 000 euros.
Cela ne donne-t-il pas envie de s’investir pour donner une seconde vie aux bureaux ?

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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