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Le choix Immoweek : quand le bureau crée du beau logement

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le 31 Mai 2018

La transformation des bureaux en logements est souvent vantée comme moyen efficace de répondre au manque d’offre de logements (notamment à Paris). La loi Elan a pris la mesure du phénomène, sous l’égide du gouvernement. Et, parce que des exemples sont les meilleurs moyens de prouver le bien-fondé de cette démarche, nous nous penchons sur la création, par le promoteur Esprimm et le Studio Vincent Eschalier, d’un très beau programme à Issy-les-Moulineaux ; notre « immeuble de la semaine »…

Dessiné par Studio Vincent Eschalier (déjà salué dans nos pages pour ses travaux sur le « Blackpearl » cet ensemble à La Défense porté par 6ème Sens Immobilier), il s’agit de la reconversion d’un immeuble de bureaux à Issy-les-Moulineaux (92), territoire en zone tendue et au foncier très coûteux s’il en est. Un projet de reconversion qui a permis  de créer 10 logements sur 1 200 m2.

Les photographies du projet parlent d’elles-mêmes quant à l’esthétisme du projet :

L’ensemble est couronné par une coupole de verre, surplombée d’une feuille de zinc, permettant un puits de lumière dans les duplex du dernier étage. Les logements vont du duplex au triplex, privilégient la lumière naturelle et les ouvertures, notamment sur le jardin Weiden adjacent. Bien évidemment, les appartements supérieurs bénéficient de terrasses aménagées.

Le coût de l’investissement ? 3 045 000 euros.
Cela ne donne-t-il pas envie de s’investir pour donner une seconde vie aux bureaux ?

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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