Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Bureaux > Actualités > Le choix Immoweek : Sabine...

Le choix Immoweek : Sabine Bourrut-Lacouture-Lépine (Bouygues Immobilier) – « Atypique »

ActualitésBureaux

le 25 Fév 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons la lauréate de la « Pierre d’Or Promoteur », Sabine Bourrut-Lacouture-Lépine, directrice générale immobilier Ile-de-France de Bouygues Immobilier.

Sabine Bourrut Lacouture, aujourd’hui directrice générale immobilier Ile-de-France de Bouygues Immobilier, n’a pas choisi le chemin le plus direct pour être promoteur. Dans un premier temps, elle s’est dirigée vers l’architecture d’intérieure. « J’ai une vraie appétence pour ce qui est créatif » avoue-t-elle. Parallèlement à ses cours à l’école Camondo, dont elle est diplômée, elle fait ses armes chez différents architectes, avant de rejoindre l’agence JM Wilmotte & Associés où elle a travaillé à la conception architecturale de projets, ainsi qu’au design de produits et équipements. « C’était très intéressant, mais particulièrement désorganisé. Je ne trouvais pas mon équilibre ici ». En 1999, elle rejoint Bouygues Immobilier pour travailler sur le projet de l’hôtel Park Hyatt, place Vendôme. « Chez Bouygues Immobilier, j’ai suivi mon petit bonhomme de chemin. Le métier de responsable de programmes m’a intéressée, le commercial aussi, puis le développement, la direction du développement, puis une première « business unit », celle des grandes affaires. « J’ai trouvé qu’il y avait un bon équilibre entre la structure, la rigueur et la création ». Depuis 2015, à la tête d’une équipe de 76 personnes, elle assure notamment le pilotage de l’activité tertiaire et élabore la stratégie en terme de territoires de développement et de produits. En 2018, l’innovation est au rendez-vous. Avec la Caisse des Dépôts, le promoteur développe dans la Zac Clichy Batignolles, « Enjoy », son premier bâtiment à énergie positive en structure bois. « C’est un produit extrêmement innovant, très beau, adapté aux nouveaux usages ». Dessiné par les cabinets d’architectes Baumschlager Eberle et Scape, cet immeuble GreenOffice® de 18 000 m2, labellisé BBCA, est « une fierté pour Bouygues Immobilier » explique-t-elle. D’autres opérations en structure bois sont à l’étude. « Cela a plusieurs vertus au delà du carbone : plus léger, on peut faire plus de mètres carrés, c’est labellisé et, en terme d’espace, c’est une autre ambiance ». L’année 2018 a vu aussi la livraison, à Issy-les-Moulineaux, de « Prisme » (8 000 m2), nouveau siège de Colas dessiné par Christian de Portzamparc, et d’ « Opale » (17 000 m2), une extension du Village La Poste. Le promoteur a aussi engagé la réhabilitation de 12 000 m2 en CPI pour le compte de la CNP, avec Franck Hammoutène, avenue de Malakoff, dans le 16ème arrondissement ; celle de « Sway’s », à Issy-les-Moulineaux, où le promoteur a acheté un immeuble de 35 000 m2 à réhabiliter qu’il transforme en ajoutant un socle de service et commerce de 5 000 m2. Enfin, à Nanterre, le chantier d’un ensemble urbain de 100 000 m2 (commerces, logements et bureaux) se poursuit au pied de la gare RER A Universités, pour une livraison début 2020 des immeubles de bureaux « Nanterre Coeur Universités ».

Sabine Bourrut Lacouture observe avec intérêt la montée en puissance du coworking. L’existence de Nextdoor au sein du groupe aide à anticiper les demandes des utilisateurs sur leur façon de travailler. « Aujourd’hui, nous essayons de concevoir les bâtiments les plus flexibles possible. On densifie énormément. Mais, en contrepartie, il faut apporter des services. Pour qu’ils fonctionnent, il faut être dans des zones tertiaires massifiées ou dans des cœurs de ville » remarque-t-elle. « Flexibilité, souplesse, moins d’engagement » sont les demandes des utilisateurs. « La mutualisation des espaces (parkings, auditorium) peut être une solution pour une entreprise de réduire ses coûts, mais cela doit se concevoir en amont. Sur « Nanterre Coeur Université », tout le parking est mutualisé ».

Mère de trois enfants, dont deux ados et une fillette de quatre ans, « j’adorerais que le bureau me facilite un peu la vie, qu’il y ait des services, que je puisse acheter des plats qui n’ont pas été consommés à midi au restaurant, que les restaurants des autres entreprises du quartier me soient ouverts ». Malgré cela, elle reconnaît avoir « parfaitement trouvé mon équilibre vie pro/vie perso. A condition de hiérarchiser les priorités »… Une stratégie gagnante.

Anne Peyret

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

Chargement

Page 0 /

Vis à vis

Zoom 1

Vous devez être connecté pour télécharger le magazine