Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Bureaux > Actualités > Le choix Immoweek : Sébastien Bazin...

Le choix Immoweek : Sébastien Bazin (AccorHotels) – « Craquer le code »

ActualitésBureaux

le 09 Avr 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons Sébastien Bazin, président directeur général d’AccorHotels, qui était nommé dans la catégorie « Professionnel(le) de l’Année ».

« Pierre d’Or Utilisateur » en 2016, Sébastien Bazin, l’outsider, est reconnu par ses pairs comme un des professionnels de l’année 2018. Quelle intégration au pas de charge, quelle reconnaissance inattendue pour ce financier devenu patron ! Il faut dire que Sébastien Bazin, depuis quelques mois, avait multiplié les apparitions en majesté, et les déclarations qui vont avec. En octobre dernier, le Palais Omnisports de Bercy, rebaptisé AccorHotels Arena après deux années de travaux financés par Sébastien Bazin, rassemblait près de 50 000 entrepreneurs à l’invitation de BPI France.

Le même, au côté de Jane Fonda, en novembre, recevait au Plaza Hotel de New York, le Trophée des Arts du French Institute de l’Alliance Française. Même outre-Atlantique, les 984 hôtels à la marque Accor dans le monde, dont 29 aux Etats-Unis, en plus des 2 000 en France, en imposent.

Enfin, en décembre, nos confrères du quotidien « Les Echos » lui consacraient une pleine page et titraient : « Le Consommateur a pris le pouvoir ». Un pouvoir dont l’irrésistible entrepreneur Bazin, ex-patron Europe de Colony Capital, fonds d’investissements privé sans frontières, a craqué le code.

L’analyste financier qu’il est d’abord a très tôt convaincu le conseil d’administration d’Accor, avant même d’en prendre la présidence en aout 2013, de la nécessité pour le groupe hôtelier de libérer des capitaux de son patrimoine physique pour investir dans les mutations numériques et les métiers de l’immatériel. En 2018, cinq années après son arrivée, le groupe demeure opérateur de 75 % des hôtels, et franchiseur du quart des établissements cédés depuis. Un régime « click and mortar », celui du secteur de la distribution de biens et de services, appliqué à un groupe qui était jusque-là (depuis sa création en 1967 !) avant tout constructeur et développeur. Cinq groupes mondiaux contrôlent aujourd’hui les grandes chaînes hôtelières, quatre Américains (à 85 % franchiseurs) et AccorHotels. Y-a-t-il un risque de perdre progressivement le contrôle du business ? « Nous avons un avantage sur tous les acteurs digitaux. Eux n’ont jamais rencontré leurs clients ».

Brice Lefranc

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

Portrait

Chargement

Page 0 /

Vis à vis

Zoom 1

Vous devez être connecté pour télécharger le magazine