Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Bureaux > Actualités > Le choix Immoweek : Sofidy renforce sa présence...

Le choix Immoweek : Sofidy renforce sa présence aux Pays-Bas

ActualitésBureaux

le 22 Juil 2019

Pour ce « choix Immoweek » de début de semaine, la rédaction a souhaité mettre en lumière une acquisition qui en dit long sur la stratégie d’implantation de Sofidy aux Pays-Bas, pays dans lequel le « premier acteur indépendant des SCPI » est présent depuis 2014 : la SCPI Immorente a acquis un ensemble de 2 400 m2 de bureaux à Amsterdam. Voici le « deal » de ce jour.

Parlons d’abord de l’actif. Cet ensemble se situe dans « Cruquiuseiland », un quartier d’anciens docks redynamisés, « en fort développement » et « devenu une zone urbaine mixte, comportant des commerces et du résidentiel » commente l’acquéreur, précisant que le bâtiment est « situé à moins de 15 minutes en vélo (nous sommes dans la capitale de la petite reine !, ndlr) de la gare centrale, à l’est du centre-ville d’Amsterdam ».
Il est occupé par deux locataires : The Ambassadors et Smallsteps. Le premier, « spécialisé dans la création – à l’échelle internationale – d’effet spéciaux pour la publicité, le cinéma et l’art » occupe les trois quarts du bâtiment ; le second, « structure d’accueil pour enfants faisant partie d’un des plus importants réseaux de crèches aux Pays-Bas », le solde.

Dans cette opération, le rendement net s’élève à 6 %. Sofidy était conseillé par ARC Real Estate et Weebers.

Pour le groupe, il s’agit de « renforcer [sa] présence aux Pays-Bas » et cette acquisition « s’ajoute aux patrimoine de la SCPI Immorente, qui compte plus de 2 600 actifs immobiliers pour une capitalisation totale de 3,2 milliards d’euros ». Sofidy détient – au travers de différents véhicules – 163 actifs néerlandais, « principalement investis en commerces et en bureaux ».

Directeur des Investissements, SOFIDY

"Il existe encore des opportunités intéressantes..."

« L’intérêt récent des investisseurs européens pour les Pays-Bas a renchéri le prix des actifs immobiliers, c’est pourquoi nous avons décidé de limiter nos investissements dans ce marché, où nous avons fait de très belles acquisitions depuis 2014 sur des actifs commerciaux. Néanmoins, nous restons à l’écoute des opportunités d’investissement sur le marché des bureaux, où il existe encore des opportunités intéressantes compte tenu des fondamentaux du pays » explique Olivier Loussouarn, directeur des investissements de Sofidy.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Catherine Bocquet

le 11/10/2019

Vertige de la tour

A s’en démettre les cervicales. Une ballade dans les rues de Chicago peut être source d’accidents tant la tentation de n’avancer que tête en l’air est forte.

Car la ville des vents (« Windy City ») qui fut découverte au milieu du 17ème siècle par deux missionnaires français, n’a pas la timidité des villes européennes face aux gratte-ciel. Le choix de construire en hauteur, ce parti-pris d’aller plus haut, Chicago l’a adopté il y a fort longtemps, après le grand incendie qui détruisit la ville (principalement constituée de bois) en 1871. D’une catastrophe, les élus ont fait une aubaine, en réinventant la ville non plus en l’étalant, mais en la grandissant. Dans les années 1890, le premier gratte-ciel y fut construit, le Monadnock Building. En 1893, Chicago célébrait son renouveau en accueillant l’Exposition Universelle. A l’inverse, alors qu’elle a formé quelques uns des grands architectes du Nouveau Monde, l’Europe, et la France en particulier ont toujours eu, à l’égard des tours, une relation ambiguë.

La grande hauteur est certes aujourd’hui plus présente dans le débat architectural et économique, mais elle existe peu, hormis dans quelques îlots du territoire. Si, à La Défense, les tours font désormais partie du paysage – encore que celles voulues par Hermitage fassent, pour d’autres raisons aussi, beaucoup grincer des dents -, elles sont toujours loin de faire l’unanimité. Les récentes levées de bouclier contre des tours en centre-ville – Toulouse, qui verra bien le jour, ou Grenoble, qui est tombée aux oubliettes – le montrent. Le plafonnement à 37 mètres à Paris (avec des dérogations dans certaines Zac) limite les ambitions.

Pourtant, que la tour peut être belle – et « durable » ! Et s’envisager non pas seulement comme un objet froid, mais un ensemble élégant, qui peut accueillir de multiples fonctions. Atout non négligeable, la tour peut s’accommoder de parcelles assez modestes et s’insérer dans des îlots plus historiques. Pourquoi alors ne pas s’inspirer – pour une bonne raison cette fois – de ce qui se réussit ailleurs ? Certains aménageurs y réfléchissent, dit-on.  Mais à la veille des municipales – et nous sommes toujours à la veille d’une élection – il semble que les élus, eux, y sont moins prêts.

Portrait

Chargement