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Le choix Immoweek : Stéphanie Bensimon (Ardian) – « Talent confirmé »

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le 11 Mar 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons la lauréate de la « Pierre d’Or Asset Manager & Investisseur », Stéphanie Bensimon, « managing director real estate » d’Ardian.

A nouveau sous les feux de la rampe : en 2008, alors “investment manager” chez CarVal Investors, Stéphanie Bensimon était distinguée par une “Pierre d’Or” dans la catégorie “Jeunes Talents”, pour signaler une grande “pro” en devenir. Plus de dix ans après, c’est un talent confirmé, puisqu’à 42 ans, Stéphanie Bensimon se voit lauréate dans la catégorie “Assets Managers & Investisseurs” : il faut dire qu’en étant “managing director real estate” d’Ardian, construire un nouvel acteur de l’immobilier, ce n’est pas rien !

Dernière d’une fratrie de huit enfants, née à Casablanca et arrivée en France à l’âge de six ans, Stéphanie Bensimon, après un master en finance à Dauphine, entre en 1999, à l’âge de 22 ans, chez GE Capital Real Estate comme “risk manager”. “J’avais envie de faire de la finance d’entreprise, je ne savais pas que j’allais me retrouver dans l’immobilier”. Elle sera formée à l’école américaine, “où on sait donner sa chance à celui qui fait ses preuves, où on m’a permis de découvrir des marchés différents, mais où la créativité est moindre qu’en France ». Cherchant de plus en plus à faire du terrain, elle évolue ensuite en 2003 à l’acquisition chez GE, puis à l’investissement en 2006 chez Cargill (qui deviendra CarVal Investors peu après). L’approche y était moins industrielle et plus opportuniste, avec un fonds de 5 milliards d’euros dont l’immobilier constituait le quart. Cinq ans plus tard, elle entre chez Invesco comme “head of transactions” France, Espagne et Italie, où le maître-mot est la stratégie à long terme.

En 2016, elle quitte l’entreprise anglo-saxonne pour Ardian, l’ex-AXA Private Equity fondée par Dominique Senequier en 1996 et indépendante depuis 2013. La société de gestion, de quelque 80 milliards d’euros d’actifs, souhaite lancer véritablement son activité immobilière. Stéphanie Bensimon jouit d’une page blanche, avec des contacts aux quatre coins du monde et se lance dans des projets de création de valeur dans le bureau “Core +”, en France, en Allemagne et en Italie, levant ainsi 750 millions d’euros de fonds propres.
Aujourd’hui, Ardian Real Estate dispose d’un portefeuille d’une quinzaine d’actifs, pesant 1,5 milliard d’euros. Quatre projets sont français : l’ancien siège de Lagardère Active, à Levallois (27 000 m2) ; trois sites, dont l’ex-siège d’Europe 1, rue François 1er (10 000 m2), place de Rio, près du Parc Monceau (1 500 m2) et le siège de CCI France avenue de la Grande Armée (8 000 m2). Berlin, Munich, Milan et Rome complètent l’ensemble. “L’année charnière” que fut 2018 s’achève par le “closing” du deuxième fonds. “C’est une chose d’investir, mais on doit se placer dans un marché ultra-compétitif. Notre objectif vise à donner une nouvelle vie aux immeubles et à les penser véritablement pour les utilisateurs. Plus que de la surface, nous rajoutons de la flexibilité et de l’efficacité, des services à différents niveaux. Nos problématiques sont le rapport de l’immeuble à son environnement et comment donner envie d’y rester. Les modes ne durent jamais longtemps »… Ardian, d’après Stéphanie Bensimon, “souhaite rendre son âme aux immeubles, respecter leur histoire et les projeter sur les vingt prochaines années”. Le “cinquième pilier d’Ardian” reste ouvert quant à investir dans d’autres classes d’actifs, mais le souhait est d’abord de capitaliser sur ce qui est à l’ordre du jour.

Outre ses fonctions chez Ardian, Stéphanie Bensimon est également administratrice indépendante de Poste Immo et de Mercialys depuis 2017. Egalement membre du Cercle des Femmes de l’Immobilier, elle constate que de plus en plus de femmes accèdent à de hauts postes de responsabilité, mais qu’il reste beaucoup à faire, notamment en terme de transparence salariale.

Ne pouvant s’imaginer vivre sans musique (du classique au jazz, citant Miles Davis, Sarah Vaughan et Keith Jarrett parmi ses musiciens préférés), elle est cependant éclectique : “Je suis allée au dernier concert de NTM” ! Elle a même chanté du jazz, un temps, avec des amis : “c’est un moyen d’expression, qui permet de mieux me connaître”… Ne dit-on pas que la voix est le miroir de l’âme ?

Arthur de Boutiny

La rédaction d'immoweek

Édito
par Thierry Mouthiez

le 18/10/2019

Investissement : les parkings, une autre alternative à rendement…

Dans cette période d’incertitude et de taux d’intérêt au plancher, le placement immobilier vit plutôt de beaux jours. Que l’on parle d’immobilier d’entreprise comme d’habitation, d’hôtellerie comme de résidences services… et de parkings.

« Alors que les prix – parfois très élevés – des logements les rendent quasi inabordables, parkings, garages et autres boxes sont plus attractifs que jamais aux yeux des investisseurs » affirme Se Loger qui a mené une étude sur les prix des parkings en France. Si le portail immobilier fait notamment référence aux particuliers, l’analyse mérite de s’y intéresser. On y apprend, par exemple, que « le prix moyen d’une place de parking en France est de 25 432 euros ». Ou encore qu’une place de parking à Paris (34 600 euros) coûte « trois fois plus cher » qu’à Saint-Etienne (10 000 euros). La Capitale, qui arrive bien sûr en tête, est suivi par Nice (31 400 euros), puis Bordeaux qui passe sous la barre des 30 000 euros, à 29 700.

Mieux : à Paris, le loyer d’une place de parking, qui « se revend dans un délai moyen de 69 jours », affichant « un montant moyen de 136 euros mensuels, permet de profiter d’une rentabilité locative brute de l’ordre de 4,70 % ». La palme, en matière de rendement, revient à Saint-Etienne, avec 8,8 %, mais « cette rentabilité locative, certes élevée, s’accompagne, à Saint-Etienne, d’un taux de vacance qui ne l’est pas moins »…

Et Se Loger de faire valoir, moyennant « certaines précautions », une « large palette d’avantages : un ticket d’entrée abordable (exception faite de Paris…), des frais d’entretien réduits, une grande souplesse de gestion, des charges de copropriété peu élevées et un rendement annuel oscillant entre 4 et 8 % »… Alors, peut-être une nouvelle classe d’actifs à ne pas négliger…

Portrait

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