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Le choix Immoweek : Valérie Britay (Gecina) – « La bonne année ! »

ActualitésBureaux

le 03 Avr 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons Valérie Britay, directrice exécutive bureaux chez Gecina, qui était nommée dans la catégorie « Manager ».

Le Jury des « Pierres d’Or » ne s’est pas trompé lorsque le nom de Valérie Britay, directrice exécutive bureaux chez Gecina, a été proposé à la nomination dans la catégorie « Managers » !

« Cette grande professionnelle de l’immobilier » dixit sa directrice générale, Méka Brunel, qui l’a recrutée en juillet 2017, est à la tête d’un service qui réunit plus de 140 personnes et peut s’enorgueillir d’une « forte performance en matière de commercialisation dans un marché porteur sur les zones centrales ». En effet, depuis le début de l’année 2018, Gecina a loué, pré-loué, reloué ou renégocié 220 000 m2 de bureaux. Quelques exemples ? Les 11 800m2 du 7, rue de Madrid (8ème) ; les 13 800m2 de « Map-Montmorency » (16ème) ; les 20 000 m2 de l’immeuble « Le France » (13ème) ou encore la commercialisation à 100 % des 19 000 m2 d' »IBox » (12ème) et la liste est encore longue ! Celle qui voue une passion sans faille à son mari et son fils de 25 ans, en 7ème année de médecine (il a même été publié aux Etats-Unis, ce qui la rend « très fière »), aime incontestablement son job et a pris à bras le corps les objectifs « ambitieux » de croissance de la foncière. Si l’année écoulée pour Gecina a été celle de tous les changements, avec une nouvelle organisation, une nouvelle direction commerciale ou encore une nouvelle identité… Valérie Britay, qui avoue « avoir eu la chance de travailler avec les meilleurs » (ils se reconnaîtront…), mise sur une année 2019 encore « très forte sur le plan locatif ».

Chiffres au 1er semestre 2018 ? Le patrimoine de la foncière est évalué à près de 20 milliards d’euros, dont 15,9 milliards en bureaux, « les plus beaux immeubles aux meilleurs emplacements » lance notre nommée qui entend bien « capitaliser sur les synergies ». Et si, chaque été, elle passe, avec son mari et son fils, une quinzaine de jours entre copains (juste une vingtaine…) où « il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis », alors rien d’étonnant à ce qu’elle soit attachée au livre d’Olivier Bourdeaut, « En attendant Bojangles », qui nous emporte dans un joli tourbillon de folie.

« Mieux comprendre les attentes des utilisateurs pour une plus grande flexibilité et une plus grande mobilité » est son credo. Nul doute, au regard de son beau parcours, qu’elle mettra en œuvre ces principes, avec le brio qui la caractérise.

Valérie Garnier

La rédaction d'immoweek

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/10/2020

Le télétravail en question…

L’analyse des conséquences du développement du télétravail à la suite de la crise sanitaire est loin d’être achevée. Ainsi, le 13 octobre dernier, le quotidien « Les Echos » consacrait sa « une » au thème « bureaux : l’onde de choc du Covid-19 », avec des sous-titres tels que « la généralisation du télétravail pour cause d’épidémie favorise la chasse aux mètres carrés » ou encore « l’impact sur l’immobilier de bureaux pourrait être majeur ».

Le lendemain, « Libération » titrait, pour sa part, un article ainsi : « le télétravail abandonné malgré la « deuxième vague » du Covid-19 ».

De son côté, Jean-Marc Peter publiait une analyse dans laquelle le directeur général de Sofidy soulignait, entre autre, qu’« au vu de ses nombreux effets négatifs et nocifs, il peut paraître étonnant de vouloir faire du télétravail la nouvelle règle. L’exemple d’IBM est, à ce titre, très instructif. Pionnier dès 1998 et champion du télétravail pendant près de deux décennies, le géant américain a fait machine arrière en 2017. Certes, IBM a économisé 100 millions de dollars par an en location de bureaux, mais le retour d’expérience est sévère : selon la direction, le télétravail altère la créativité et l’enthousiasme de ses salariés. Pour redynamiser l’innovation et accompagner sa transformation vers le « cloud » et l’intelligence artificielle, IBM a donc demandé au cinquième de ses effectifs qui travaillaient à temps plein à domicile de retourner au bureau. Ce n’est d’ailleurs pas la seule entreprise américaine à avoir fait volte-face. Yahoo !, Best Buy, Honeywell International ou encore Bank of America avaient déjà, plus tôt, stoppé net l’expérience »…

Bien sûr, dans un tel contexte, la référence aux enquêtes d’opinion réalisées auprès des salariés apporte des éléments de réflexion non négligeables. Ainsi, récemment, la société de gestion de SCPI Atland Voisin « a sollicité l’institut OpinionWay pour interroger les Français dont le métier permet le télétravail (55 % des actifs) afin d’avoir leur vision du sujet en dépassant le cadre de la crise sanitaire ». Parmi les résultats, on relève que si « plus de quatre actifs dont le métier leur permet de télétavailler sur cinq estiment que le recours au télétravail en entreprise va se développer à l’avenir en France (85 %) », « seuls 4 % des répondants croient au « tout télétravail », alors qu’ils sont 15 % à penser qu’il se pratiquera de façon exceptionnelle et 63 % pensent qu’il se pratiquera un à deux jours par semaine ». Autre enseignement : « si 81 % des salariés déclarent que leur entreprise prévoit de mettre en place des actions en faveur du télétravail pour les métiers le permettant, seul un sur dix pense que cela se fera de façon pérenne »… Et « in fine, 73 % des Français dont le métier est compatible avec le télétravail souhaiteraient que cette pratique reste minoritaire dans leur quotidien professionnel (0, 1 ou 2 jours par semaine) ». En précisant que « 80 % des répondants pensent que la visio aura plus d’impact que le télétravail sur l’organisation des entreprises. Cet outil va remplacer les déplacements professionnels selon 83 % des répondants »… Et Jean-Christophe Antoine, président d’Atland Voisin, de conclure : « il est très clair que la crise sanitaire a accéléré l’adoption forcée du télétravail par les entreprises, dans un processus qui était déjà entamé depuis plusieurs années. Et il est également clair que le télétravail a montré son efficacité pour maintenir un certain niveau d’activité. Toutefois, nous constatons que les salariés restent très majoritairement attachés au bureau, pour travailler dans les meilleures conditions, favoriser la cohésion et la profondeur des échanges interpersonnels que les outils collaboratifs ne permettent pas (…) Loin d’être « mort » comme certains ont pu l’annoncer, le bureau va néanmoins devoir s’adapter et se réinventer pour mieux prendre en compte des situations inédites telles que celle que nous venons de traverser. Le rapport à l’open space va sans doute changer, la gestion des flux de personnes sera sans doute repensée, la prise en compte des enjeux environnementaux va sans doute s’accélérer, mais ici aussi ce sont des processus entamés que la pandémie n’a fait qu’accélérer… »… De son côté, la Chaire Workplace Management de l’Essec Business School, qui a réalisé une enquête en ligne sur ce sujet, conclut que « le bureau n’a pas dit son dernier mot ! »…

Et, si les institutionnels poursuivent leurs investissements dans les bureaux, c’est bien qu’ils considèrent que le tout télétravail n’est pas pour demain…

Portrait

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