Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Green & Innovations > Actualités > Le Covid-19 aura fait prendre à la Chine le...

Le Covid-19 aura fait prendre à la Chine le virage du télétravail (étude C&W)

ActualitésGreen & Innovations

le 26 Mar 2020

Alors que la Chine a connu son épisode pandémique en premier et que la situation semble être sous contrôle, Cushman & Wakefield s’est intéressé à la situation professionnelle sur place, notamment l’impact du télétravail…

En pleine épidémie de Covid-19, le télétravail s’était généralisé en Chine, qui n’avait – semble-t-il – pas tout à fait pris le virage de cette méthode de travail. Et depuis la reprise, Cushman & Wakefield note une généralisation de cette dernière. Ainsi, selon la récente enquête réalisée par la société de conseil auprès de plus de 2 000 propriétaires et occupants de bureaux en Chine, seulement 30 % des répondants ont déclaré être revenus sur leur lieu de travail à la fin de février, tandis que au moins 40 % des répondants ont déclaré travailler actuellement à distance. « Pour souligner l’importance récente du travail à distance en Chine, au cours des deux dernières semaines, il y a eu une augmentation de 625 % des mots clés de recherche « travail à distance » enregistrés par le moteur de recherche chinois Baidu sur Internet » note C&W.

Face à l’essor du télétravail, 21 % des entreprises sondées déclarent vouloir changer leur mode de travail pour mettre en place une plateforme (et des outils) de travail depuis le domicile pour leurs employés. Et elles sont 81 % à être susceptibles « d’ajouter une technologie et des appareils de réseau de communication plus intelligents, tels que des appareils liés à la conférence Cloud, pour mieux améliorer l’expérience télétravail pour leurs employés de bureau et, ce faisant, stimuler l’engagement des employés et la productivité du travail ».

Dans ses conclusions, Cushman & Wakefield indique que « si le travail à domicile/à distance présente de nombreux avantages à la fois pour une entreprise et ses employés, il faut le noter, il ne peut jamais remplacer le bureau physique. Il y aura des employés individuels, des équipes commerciales et des départements qui travailleront mieux ensemble dans le bureau physique. De plus, pour les employés travaillant à domicile ou à distance, le bureau physique sera toujours là pour des réunions en face à face avec des collègues et des clients ».

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 27/07/2020

Un élan pour la rentrée…

Finalement, le marché de l’immobilier d’entreprise en général et celui des bureaux en particulier ont, effectivement, démontrer leur résistance au terme d’un premier semestre où l’activité a été pour le moins bouleversée.

Certes, logiquement, l’activité locative s’est inscrite en retrait. Une baisse que Knight Frank a récemment qualifiée de « conséquente ». Le conseil précise, ainsi que « les volumes placés au 2èmetrimestre portent à près de 755 000 m2 la somme des surfaces commercialisées depuis le début de l’année. Le recul est de 33 % par rapport au 1er semestre 2019 et de 31 % par rapport à la moyenne décennale ». Cependant, « avec 2,99 millions de mètres carrés de bureaux immédiatement disponibles en Ile-de-France, l’offre progresse de 4 % sur un trimestre et de 9 % depuis le début de 2020. Amorcée avant l’apparition du virus, la hausse des disponibilités est donc, pour l’instant, assez modeste ». Etant précisé que « les disponibilités restent particulièrement limitées dans Paris (2,6 %) ». Ici réside un vrai signe de la solidité du marché.

D’ailleurs, les investisseurs ne s’y trompent pas puisque, comme le relève CBRE, 11,5 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise au 1er semestre, « soit un niveau comparable à la moyenne semestrielle des trois dernières années ». Et, bien entendu, le bureau arrive en tête (suivi par la logistique avec 20 % des investissements, comme nous le soulignions dans notre édito de la semaine dernière). Comme l’affirme Knight Frank, « ce qui est sûr, c’est que le temps n’est pas à « l’entreprise sans bureau ». Les exemples de « full remote » sont d’ailleurs très rares, tandis que les diverses enquêtes menées depuis le déconfinement montrent qu’un tel bouleversement n’est pas souhaité par les salariés. Pour une majorité d’entre eux, le travail à distance doit, en effet, se limiter à un ou deux jours par semaine afin de réallouer une partie du temps gagné sur leurs trajets domicile-travail ; une organisation dans laquelle le bureau conserve toute sa place. De fait, l’une des conséquences de la crise sanitaire aura été de prendre la mesure de l’importance des rapports humains, soulignant le rôle central des bureaux comme vecteurs de lien social »…

Un contexte dans lequel nombre d’acteurs du secteur ont fait preuve, avant et après le confinement, d’une rapidité d’analyse et de réaction tout-à-fait remarquables. Sur ce thème, le dernier numéro de notre magazine intitulé « Vive la reprise » en apporte un vrai témoignage. De nouvelles initiatives et offres sont déjà à l’ordre du jour et vont évidemment se poursuivre… Comme si le marché prenait son élan pour aborder le plus vite possible une nouvelle phase de son évolution et, peut-être, tourner la page de cet épisode qui, néanmoins, restera dans la mémoire de tous…

Portrait

Chargement