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Le gouvernement demande aux préfets de « veiller à la reprise et poursuite des chantiers »

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le 03 Avr 2020

Le gouvernement valide les préconisations sanitaires proposées par les entreprises du BTP et dit « veiller à la reprise de l’activité du secteur ».

Le gouvernement et les organisations professionnelles des entreprises du BTP s’étaient engagés, le 21 mars dernier, à « réunir les conditions d’une poursuite de l’activité du bâtiment et des travaux publics en sécurité pour les salariés ». Résultat de cet engagement, un guide des bonnes pratiques à mettre en oeuvre dans le secteur, diffusé par l’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP).

Ce guide vise à la protection des salariés sur les chantiers (tous les chantiers) et comprend les procédures et gestes barrières à adopter. Le gouvernement précise que si les maîtres d’ouvrage, maîtres d’oeuvre, sont dans l’impossibilité de mettre en oeuvre les recommandations applicables, des dispositifs de soutien peuvent être enclenchés.

Dans le même temps, le gouvernement indique avoir adressé une circulaire aux préfets afin que ceux-ci « veillent à la poursuite et à la reprise des chantiers ».  Et de préciser qu' » un travail complémentaire va être lancé pour compléter l’ensemble de ces dispositions pour les autres intervenants d’un chantier tels que les maîtres d’ouvrage, les architectes, bureaux d’études ou coordinateurs sécurité. Ce travail abordera également les impacts sur les relations contractuelles, pour lesquels le gouvernement prendra une ordonnance dans les prochaines semaines »…

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

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