Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Green & Innovations > Actualités > Questions Pour un Après à… Benjamin Teboul

Questions Pour un Après à… Benjamin Teboul

ActualitésGreen & Innovations

le 15 Mai 2020

Poursuivons avec notre nouveau QPA (Questions Pour un Après), plus prospectif cette fois-ci, dans lequel les « pros » interrogés nous font part de leurs vision du monde immobilier de l’après.
Pour le co-fondateur de Deskeo, Benjamin Teboul, « les espaces de travail vont devoir se réinventer, c’est une certitude ».
Si vous voulez participer, une seule adresse : redaction@immoweek.fr

Quel lieu de travail idéal demain ?

Les espaces de travail vont devoir se réinventer, c’est une certitude. Comme indiqué dans notre dernier sondage, 32 % des Français voudront travailler à distance une à deux demi-journées par semaine une fois la crise sanitaire terminée. De manière générale, les Français ont désormais goûté au télétravail et les entreprises auront intérêt à se montrer ouvertes sur le sujet à l’avenir.
C’est un vrai changement sociétal profond, qui implique une nouvelle manière d’envisager les espaces de travail. Si le télétravail est généralisé ne serait-ce que 10 à 20 % du temps, cela aura un impact sur le taux d’occupation des bureaux et, donc, sur les surfaces nécessaires. Les entreprises auront intérêt à reconsidérer leurs besoins et pourraient se tourner vers des surfaces plus petites et plus centrales, voire mieux équipées. Dans tous les cas, toutes les entreprises chercheront à réduire les durées d’engagement et à retrouver de la flexibilité. Rares sont les entreprises qui ont la possibilité de s’engager sur un bail de 9 ans dans une période aussi incertaine. De nombreux dirigeants nous ont, d’ailleurs, déjà contactés ces dernières semaines pour commencer à préparer l’avenir, conscients que notre solution peut leur offrir l’agilité dont ils auront besoin pour les mois et les années à venir.

Quel aménagement de bureau ?

En matière d’aménagement de bureaux, nous nous attendons à ce que les standards soient totalement remis en cause. Après le Covid-19, la sécurité et l’hygiène seront les mots d’ordre pour les dirigeants d’entreprise afin de préserver la santé de leurs collaborateurs. Il faudra inventer de nouveaux codes, de nouvelles méthodes pour proposer des espaces de travail à la fois confortables et efficaces, mais aussi compatibles avec les nouveaux modes de travail.
Le flex office ou “sans bureau fixe” deviendra une option sérieuse pour les entreprises ouvertes au télétravail. Le rôle de conseil des professionnels du secteur sera primordial pour accompagner les dirigeants dans leurs décisions immobilières et les guider vers les solutions les plus flexibles possibles, tant en termes d’engagement que d’aménagement.

Etes-vous devenu 100 % digital ?

Chez Deskeo, nous sommes près de 80 personnes à faire des métiers très différents. De la recherche de surfaces au suivi de nos clients, en passant par les travaux, les achats, la logistique, le design… Nous maîtrisons l’ensemble de la chaîne de valeur avec des profils très différents qui sont, pour la plupart, très ancrés dans le monde réel. Pendant cette période de confinement, nous avons réussi à faire avancer nos chantiers en cours pour tenir nos engagements avec de nouveaux clients comme Hubspot, NBC Universal ou encore Alvarez & Marsal qui s’installeront dès la semaine prochaine. Parallèlement, toute l’équipe Deskeo a produit un travail considérable ces dernières semaines pour lancer notre Guide du retour au bureau accessible gratuitement sur notre site pour aider les entreprises à préparer leur déconfinement. Il a déjà été consulté des milliers de fois en quelques jours avec des retours plus que positifs. Notre métier ne sera jamais 100 % digital, mais nous avons su tirer profit des outils à notre disposition pour accompagner nos clients dans cette période difficile et continuer à nous développer malgré les obstacles.

Une oeuvre de fiction qui traduit votre vision idéale du futur ?

Matrix.

Une chanson qui traduit votre état d’esprit actuel ?

Un mot d’ordre pour l’avenir ?

Accompagner nos clients !

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 27/07/2020

Un élan pour la rentrée…

Finalement, le marché de l’immobilier d’entreprise en général et celui des bureaux en particulier ont, effectivement, démontrer leur résistance au terme d’un premier semestre où l’activité a été pour le moins bouleversée.

Certes, logiquement, l’activité locative s’est inscrite en retrait. Une baisse que Knight Frank a récemment qualifiée de « conséquente ». Le conseil précise, ainsi que « les volumes placés au 2èmetrimestre portent à près de 755 000 m2 la somme des surfaces commercialisées depuis le début de l’année. Le recul est de 33 % par rapport au 1er semestre 2019 et de 31 % par rapport à la moyenne décennale ». Cependant, « avec 2,99 millions de mètres carrés de bureaux immédiatement disponibles en Ile-de-France, l’offre progresse de 4 % sur un trimestre et de 9 % depuis le début de 2020. Amorcée avant l’apparition du virus, la hausse des disponibilités est donc, pour l’instant, assez modeste ». Etant précisé que « les disponibilités restent particulièrement limitées dans Paris (2,6 %) ». Ici réside un vrai signe de la solidité du marché.

D’ailleurs, les investisseurs ne s’y trompent pas puisque, comme le relève CBRE, 11,5 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise au 1er semestre, « soit un niveau comparable à la moyenne semestrielle des trois dernières années ». Et, bien entendu, le bureau arrive en tête (suivi par la logistique avec 20 % des investissements, comme nous le soulignions dans notre édito de la semaine dernière). Comme l’affirme Knight Frank, « ce qui est sûr, c’est que le temps n’est pas à « l’entreprise sans bureau ». Les exemples de « full remote » sont d’ailleurs très rares, tandis que les diverses enquêtes menées depuis le déconfinement montrent qu’un tel bouleversement n’est pas souhaité par les salariés. Pour une majorité d’entre eux, le travail à distance doit, en effet, se limiter à un ou deux jours par semaine afin de réallouer une partie du temps gagné sur leurs trajets domicile-travail ; une organisation dans laquelle le bureau conserve toute sa place. De fait, l’une des conséquences de la crise sanitaire aura été de prendre la mesure de l’importance des rapports humains, soulignant le rôle central des bureaux comme vecteurs de lien social »…

Un contexte dans lequel nombre d’acteurs du secteur ont fait preuve, avant et après le confinement, d’une rapidité d’analyse et de réaction tout-à-fait remarquables. Sur ce thème, le dernier numéro de notre magazine intitulé « Vive la reprise » en apporte un vrai témoignage. De nouvelles initiatives et offres sont déjà à l’ordre du jour et vont évidemment se poursuivre… Comme si le marché prenait son élan pour aborder le plus vite possible une nouvelle phase de son évolution et, peut-être, tourner la page de cet épisode qui, néanmoins, restera dans la mémoire de tous…

Portrait

Chargement