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Réinventer Paris 2 : jamais les dessous de Paris n’ont été aussi chics !

ActualitésGreen & Innovations

le 16 Jan 2019

Anne Hidalgo / Jean-Louis Missika

La première édition de « Réinventer Paris », lancée en 2014, avait été un succès, avec une vingtaine de sites attribués – aujourd’hui, 13 ont reçu leur permis et 8 sont en chantier. Pourquoi s’arrêter là ? La deuxième édition, intitulée « les dessous de Paris » et qui a reçu 217 candidats sur 31 sites (la Mairie de Paris en avait proposé 34), a livré ses lauréat mardi 15 janvier. Au final, 20 projets « exceptionnels » ont été retenus.

« Les 31 sites sont remarquables et emblématiques » a déclaré en introduction Anne Hidalgo. Et la maire de Paris de s’enthousiasmer : « nous avons reçu des projets extraordinaires, qui n’auraient très certainement pas vu le jour dans le cadre d’un fabrique classique de la ville ». Preuve pour elle de l’intérêt de ce format « appel à projets », mais surtout de la volonté de la Capitale « d’attirer. Ces projets rendront Paris encore plus attractive ; cet écosystème mis en place est fécond » a-t-elle ajouté, ne se cachant pas avoir eu « des petites étoiles dans les yeux ».

Et c’est Jean-Louis Missika, adjoint à l’Urbanisme, projets du Grand Paris, développement économique et attractivité et grand organisateur de cet appel à projet, qui a livré les lauréats – site par site et à tombeau ouvert – en les regroupant par thème.

Deux tunnels et parkings :

Sur le site « Tunnel Henri IV », dans le 4ème, le cabinet d’architecture Studio Dorell a imaginé « Station Henri 24 », une « station service des mobilités douces ».

A l’emplacement du « parc de stationnement Grenier-Saint-Lazare », dans le 3ème, naîtra « L’Immeuble Inversé », porté par Sogaris et imaginé par Syvil Architecte. Un véritable immeuble qui se développe entièrement en sous-sol et qui proposera notamment des services de livraison et de logistique de proximité pour les riverains et les commerces alentours.

Deux équipements aquatiques :

Au « Réservoir Passy », dans le 16ème, Winereef proposera « Le Chai Subaquatique », imaginé par les architectes Miguel Montouro et Associés, via un procédé étonnant de vinification sous-marine. Le site proposera également une école de plongée, un espace culturel, de dégustation…

En lieu et place de l’usine de pompage d’eau de Seine dite « Usine d’Auteuil », ce sont les riverains du 16ème arrondissement, accompagnés par le cabinet d’architecture Loci Anima, qui ont imaginé « L’Usine des cinq sens », un lieu de vie intergénérationnel végétalisé, avec une production locale et écologique de cosmétiques, de l’agriculture urbaine, une hôtellerie de jeunesse…

Un sous-face d’infrastructure :

The Wall – Arkose, avec Baehr & Landau Architectes ont relevé le défi d’aménager l’espace sous le viaduc du métro ligne 6, dans le 13ème, sur le boulevard Blanqui, entre les rues Barrault et Vulpian. « Station BlocPark » sera le premier site d’escalade en extérieur de la Capitale.

Trois sites « remarquables » :

Dans l’ancien Hôtel de la marquise de Sévigné, dit « Atelier des Beaux-Arts, dans le 3ème, Emerige – avec Biecher Architectes et Frédéric Didier, architecte en chef des monuments historiques – propose « La Fabrique des Arts 3.0 », qui « proposera un écosystème inédit destiné à accueillir l’ensemble des publics concernés par la conception et la fabrication d’œuvres d’art à Paris : artistes, galeries, entreprises et grand public ».

L’hôtel de Fourcy, dans le 4ème, deviendra « Le Gîte de Fourcy », porté par Quartus et la Foncière Habitat et Humanisme, avec l’Atelier d’architecture Philippe Prost. Il associera un gîte urbain, une résidence sociale, un café-conciergerie, un « cabinet de curiosités du futur » ainsi qu’une université populaire : l’Ecole de la Réinvention.

Sur le site de la »Gare d’Auteuil », dans le 16ème, la Compagnie de Phalsbourg, avec Razzle Dazzle Architecte, a imaginé « Ma Petite Cabane » : un lieu culturel dédié aux familles – mais surtout aux enfants – et dont la programmation s’articulera autour de « quatre pans de la culture : gastronomie, nature, culture numérique et savoirs mythologiques ».

Un musée :

Le Musée de la Libération, dans le 15ème, sera transformé en une « Oasis ». REI Habitat et la SemPariSeine reconverti le site en un « lieu de vie et d’habitat à l’architecture frugale et écologique » (notamment auberge, co-résidence et Logements Passerelles gérés par Solidarités Nouvelles pour le Logement (SNL) à destination de ménages en grande précarité).

Deux bâtiments industriels :

Dans l’ancien poste de transformation « Nation 1 », dans le 11ème, Batipart Immo Europe management France et les architectes de Gillot + Givry créent « MurMure » : un lieu dédié à la musique sous toutes ses formes, avec des salles de concert, des salles d’enregistrement et des concerts.

Le centre de répartition Laumière, dans le 19ème, va devenir « LAUMIERe+ », porté par Sogeprom, avec NP2F Architectes et Plateau Urbain, avec pour thématique principale le sport…

Trois espaces en bordure du périphérique :

Dans l’ancienne station service de la porte de Champerret (17ème), côté périph’ intérieur, Sogaris – avec Daniel Vaniche et Associés et la SemPariSeine – a imaginé « La Folie Champerret », un espace dédié à la logistique urbaine.

Et côté périph’ extérieur, c’est Propexpo, avec Herault Arnold Architecte, qui a imaginé « Peace & Log », qui « permettra d’améliorer l’accès à l’espace Champerret tout en créant un comptoir d’agriculture urbaine ».

Sur le site dit « Marseillaise » – au 15-19, rue de la Marseillaise, Porte de Pantin, dans le 19ème – GA Smart Building, avec Baumschlager Eberle Architekten et Inedit Architecture, ont imaginé « La Cité Universelle », un ensemble de près de 30 000 m2 qui fait également la part belle au sport, mais surtout au handisport. Le projet a été mené sous l’impulsion de Ryadh Sallem, athlète de haut niveau, militant associatif, entrepreneur de l’économie sociale et solidaire et ambassadeur Paris 2024.

Un « lieu mythique »

« La Main Jaune », ancien bowling et discothèque du 17ème arrondissement, va garder son âme musicale avec « Mastersound », porté par Fonsac Immobilier, avec Oftrak architectes.

Un site historique de l’Exposition Universelle

L’aérogare de l’esplanade des Invalides, dans le 7ème, va devenir « Aerog’Art ». Porté par Emerige – avec Nexity, SemPariSeine, Dominique Perrault Architecture et Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques – le projet prévoit de créer « un pôle attractif pour les Parisiens et les touristes du monde entier tourné vers l’idée du voyage, comme un clin d’oeil à la destination originelle de cette aérogare qui desservait Brest, Granville et Angers », à la croisée de l’art, l’artisanat et la gastronomie.

Les sites des partenaires

Nouveauté de cette seconde édition, la Ville de Paris s’est associée avec plusieurs entreprises et sociétés publiques, qui ont proposé des sites leur appartenant à réinventer. Ainsi :

Renault proposait de réhabiliter un ancien garage situé 100, rue Amelot, dans le 11ème. Et c’est Immobilière 3F, avec Gaëtan Le Penhuel & associés et SAM architectes, qui a imaginé « Le Passage Partagé », qui sera composé de 138 logements sociaux, intermédiaires et libres sur 8 770 m2, 3 480 m2 d’activités diversifiées, commerces, équipements de proximité, et 1 250 m² de ferme urbaine.

Efidis avait mis sur la table un véritable « Dédale », dans le 20ème. Et c’est Neck qui a trouvé le fil d’Ariane avec « Flabfarm », qui accueillera entre autres la première ferme urbaine à insectes comestibles de Paris.

La RATP a livré deux sites :
la « Galerie Valois », dans la station Palais Royal – Musée du Louvre, dans le 1er, va devenir une « Galerie Média », imaginée par Fontès Architecture et la station désaffectée de la ligne 10 « Croix Rouge », dans le 6ème, remportée par Novaxia – avec SAME Architectes – va porter le nom de « Terminus ». Pas de changement de trafic sur la ligne 10 en perspective, mais « un concept unique » valorisant le patrimoine gastronomique parisien.

« Intégrer les sous-sols parisiens dans les constructions à venir »

Revenant sur la douzaine de site non attribués, Jean-Louis Missika a évoqué la « grande complexité » de ces sites. « Eastman » a été entre temps classé monument historique ; la Gare des Gobelins, propriété de la SNCF, a été jugée trop complexe de par « son immensité » ; le site « Cabaret » relève d’un problème de copropriété ; trois sites n’ont tout simplement pas reçu d’offre ; sept ont été infructueux car « pas viables économiquement »… Mention spéciale au « Tunnel de l’Etoile » : « nous avons reçu deux propositions extrêmement intéressantes. Mais cela nous a fait prendre conscience de la richesse d’un patrimoine partagé avec l’Etat, avec lequel nous allons mener des réflexions communes sur le devenir de ce site, notamment au vu des récents incidents… » a commenté Jean-Louis Missika, qui a souligné l’intérêt ce cet exercice, qui « a permis de faire avancer les réflexions pour intégrer les sous-sols parisiens dans les constructions à venir ».

Retrouvez ci-dessous un diaporama photo des lauréats.

le 16 janvier 2019

Les lauréats de « Réinventer Paris 2 »

le 16 janvier 2019

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Arthur de Boutiny

le 16/07/2019

ImmoStat : et à présent, Marseille

Signe des temps qui changent, non content de suivre déjà l’immobilier de bureaux, trimestre par trimestre, en Ile-de-France, ImmoStat a décidé de suivre le marché au sein de la métropole Aix-Marseille-Provence, grâce au soutien de la FNAIM locale. Plus qu’une nouvelle corde à un arc, cette nouveauté est un signe que la vision de l’immobilier et du territoire évolue.

Dans la métropole Aix-Marseille-Provence, donc, la demande placée au premier semestre 2019 s’élève à 163 441 m2, avec 78 535 m2 placés au deuxième trimestre pour 123 transactions. Parmi les chiffres de ce trimestre, 38 572 m2 sont des bureaux, 39 963 m2 de l’activité et de la logistique. A Marseille même, la demande placée représente 29 727 m2 pour 61 transactions, dont 23 932 m2 de bureaux et 5 795 m2 d’immobilier logistique.

Si le GIE indiquait effectivement la demande placée en entrepôts en régions depuis 2011, l’appliquer sur un territoire plus restreint et trimestre par trimestre (même si la démarche d’ImmoStat est moins poussée qu’en Ile-de-France, où le distinguo est fait entre Paris intra-muros, première couronne et deuxième couronne, entre autres) est un nouvel acte de décès de la vieille conception de Paris et du désert français. L’ère de la métropolisation est bien avancée en France, la vision parisiano-centrée semble devenue trop restreinte et le fait qu’un incontournable de la statistique comme ImmoStat entérine cet état de fait est parlant.
Marseille était un bon candidat pour cette nouvelle inclusion, à l’instar de Lyon, Lille ou Nantes ; d’ailleurs, les conseils immobiliers français faisaient déjà leur propre bilan trimestriel de ces métropoles, une à une. Mais c’est ici le symbole qui compte, et les statistiques officielles de la cité phocéenne laissent présager d’autres inclusions… La métropolisation est bien dans les têtes !

Portrait

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