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Spécial 8 mars : Marianne de Battisti (Icade)

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le 08 Mar 2021

Membre du comité exécutif, en charge des relations institutionnelles et de la communication du groupe Icade, Marianne de Battisti s’empresse de répondre à notre question : la parité, un atout pour l’entreprise ?, « oh oui ! ». Voici, en trois points, son regard…

La parité, un atout pour les entreprises ?  Facile à mesurer pour moi qui ai commencé ma carrière dans un monde majoritairement masculin ! Vision court versus long terme, recherche d’équilibre vie familiale vie professionnelle, regards croisés sur l’immobilier, prise en compte de l’enfant dans la ville, capacité à mener de front plusieurs vies… La parité apporte une valeur ajoutée d’hybridation à l’entreprise dont nul ne saurait plus se passer aujourd’hui ; bonheur de travailler pour Icade qui affiche une note globale de 97/100 en matière d’égalité hommes-femmes !

Pour les femmes, parité égale ouverture, liberté, espoir d’accéder, pour celles qui y aspirent, à des responsabilités d’égales à égaux ; ou tout simplement satisfaction d’avoir voix au chapitre et capacité à s’assumer financièrement !

Pour les hommes quel soulagement ce doit être de pouvoir vraiment partager les responsabilités matérielles de la famille ! Et de pouvoir dans l’entreprise s’ouvrir à des visions souvent plus empathiques et non moins « pratiques ».

La parité, c’est bon pour les familles ; cela donne équilibre et sécurité… et, en cas d’accident de la vie, c’est plus rassurant.

C’est bon également pour la société. Il faut relire « La guerre de Troie n’aura pas lieu » pour se souvenir que la grande majorité des femmes est pacifique en temps de paix ! Vive l’Europe, l’Allemagne, l’Islande,… et la Nouvelle Zélande !

Valérie Garnier

Directrice de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 18/10/2021

Investissement : vers une nouvelle compression des taux « prime »…

« Les volumes investis en immobilier d’entreprise en France affichent un niveau honorable dans le contexte actuel avec 15,2 milliards d’euros engagés sur les neuf premiers mois de l’année 2021 (-17 % sur un an) » affirme Olivier Ambrosiali, directeur général adjoint en charge du pôle vente et investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France, à propos des résultats du marché de l’investissement à fin septembre.

La société de conseil considère que « cette contreperformance s’explique notamment par la très forte baisse des transactions unitaires de plus de 100 millions d’euros avec seulement 32 opérations recensées depuis le début de l’année, contre 47 sur la même période de l’année 2020 ». Chez CBRE, on fait valoir qu’« après un deuxième trimestre timide, le marché reprend des couleurs au troisième trimestre, produisant un volume global légèrement au-dessus de 5 milliards d’euros ». Et Nicolas Verdillon, « managing director investment properties », de préciser que « cette reprise reflète l’amélioration des conditions techniques de transactions et démontre l’appétit durable pour l’immobilier d’entreprise ». Enfin, pour JLL, « avec 2,9 milliards d’euros investis, le marché francilien a connu un troisième trimestre plus dynamique que le deuxième (+37 %), mais toujours en net retrait par rapport aux performances traditionnellement observées ».

Un marché dans lequel « si le bureau reste, toujours et de loin, la classe d’actifs la plus plébiscitée par les investisseurs avec près de 9 milliards d’euros investis depuis le début de l’année, on note un ralentissement plus marqué (-24 % sur un an) » dixit Olivier Ambrosiali ; dans lequel le segment industriel et la logistique « reste incroyablement dynamique et les rendements n’ont jamais été aussi bas, reflétant la concurrence sur les rares opportunités » dixit Nicolas Verdillon ou encore dans lequel « le QCA arrive en tête des engagements avec près d’1,9 milliard d’euros (22 %), grâce notamment à 7 transactions de plus de 100 millions d’euros » dixit JLL.

Surtout, dans ce marché où « les opportunités restent variées » selon Stephan von Barczy, directeur du département investissement de JLL, la société de conseil n’a pas enregistré « de mouvement particulier pour les taux « prime » en bureaux au 3ème trimestre 2021 par rapport au trimestre précédent, à l’exception de quelques décompressions observées sur des secteurs présentant des niveaux d’offre élevés ou disposant essentiellement d’actifs de grande taille plus difficiles à financer. Le taux « prime » bureaux du QCA reste, ainsi, stable à 2,50 % ». Néanmoins, selon Olivier Ambrosiali, chez BNP Paribas Real Estate, « au cours des prochaines semaines, les taux « prime » pourraient connaître de nouvelles compressions, tout particulièrement sur le marché de la logistique. De son côté, malgré une accélération traditionnelle des cessions au cours du 4ème trimestre, les volumes investis en immobilier d’entreprise devraient connaître en 2021 une baisse de l’ordre de 10 % comparativement à 2020, retrouvant ainsi un niveau plus en adéquation avec leur moyenne long terme ». Un avis partagé par Nicolas Verdillon, pour qui, « la pression sur les taux de rendement se poursuit pour les actifs « prime » situés dans les secteurs établis, optimisant ainsi certaines valeurs vénales ». Cependant, le conseil note qu’« en revanche, pour les actifs au profil locatif et/ou environnemental incertains et situés principalement dans les secteurs secondaires, les taux de rendement subissent une dé-pression haussière, qui continue de rétablir une hiérarchie du risque alimentée par un marché très étroit »…

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