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Unibail-Rodamco-Westfield va céder la tour Majunga, à La Défense

ActualitésBureaux

le 10 Avr 2019

Unibail-Rodamco-Westfield a annoncé qu’il allait céder pour 850 millions d’euros la tour Majunga située à La Défense.

L’immeuble de bureaux, d’une surface de 67 000 mètres carrés, sera vendu d’ici juin à un consortium d’investisseurs institutionnels, indique le groupe qui a engagé un vaste programme de cessions depuis fin 2017 afin d’équilibrer son portefeuille à la suite du rachat de Westfield.

La foncière propriétaire du Forum des Halles, à Paris et du centre de la Part-Dieu, à Lyon est l’un des principaux exploitants mondiaux de centres commerciaux.

Elle avait annoncé en décembre 2017 un programme de cessions de 3 milliards d’euros sur plusieurs années, dont elle a décidé de doubler le montant en février 2019 à 6 milliards d’euros.

Le but étant d’absorber le coûteux rachat du groupe australien Westfield pour un montant de plus de 20 milliards d’euros réalisé en juin 2018, considéré comme l’une des plus grosses opérations des dernières années pour un groupe du Cac 40.

Une fois la vente de la tour Majunga achevée, « les cessions de 3 milliards d’euros annoncés en décembre 2017 auront été dépassées », souligne la foncière, précisant qu’il resterait alors « 2,9 milliards d’euros d’actifs à céder ».

Lors de la présentation de ses résultats annuels en février dernier, le groupe avait promis une « nouvelle période de croissance forte » de son bénéfice une fois effectuées ces cessions. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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