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Yves Ferré (Alex Bolton) : « si simple de supprimer temporairement le droit de préemption »…

ActualitésBureaux

le 02 Avr 2020

alex_bolton_Julien_Cresp

« Les collectivités locales sont autorisées à décaler l’instruction du droit de préemption pour cause d’urgence sanitaire jusqu’au 25 juin à minima ! » rappelle Yves Ferré, « ce qui veut dire que les actes de ventes seront décalés après l’été » souligne le président-fondateur de la société de conseil Alex Bolton.

Or, « dans un contexte où les signatures de promesses sont déjà actuellement exceptionnelles, les actes ne pourront (sauf si les promesses sont déjà purgées) être délivrées avant le mois de septembre… ». Du coup, « le chiffre d’affaire des agences immobilières, qui se réalisent à la vente… risque d’être quasi nul d’ici septembre prochain »… Ce qui fait dire au conseil qu’« il aurait été si simple, pour cause d’urgence sanitaire, de supprimer temporairement le droit de préemption des collectivités locales ». Et de préciser qu’Alex Bolton « a une large part de son chiffre d’affaires sous promesse à signer d’ici juin et le report est très incertain »… Bref, « la situation est déjà complexe et, en la matière, les pouvoirs publics semblent la complexifier un peu plus… ».

Thierry Mouthiez

Directeur de la rédaction

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

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