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Stephan von Barczy et François Blin (JLL) : « en équipe avec les banques d’affaires »

InterviewsBureaux

le 12 Jan 2018

Stephan von Barczy et François Blin

5,5 milliards d’euros de transactions bouclées en 2017, dont 4,5 milliards d’euros de transactions en Ile-de-France ; 1,5 milliard...

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Édito
par Catherine Bocquet

le 20/11/2019

Le « maire de la commune France » à la reconquête des territoires

Il faisait froid hier, dans ce hall de la Porte de Versailles. Un froid dégagé par les quelque 11 000 inscrits au 102ème Congrès de maires de France, ceux qu’on nomme souvent « le bloc communal ».

A cet avis de fraîcheur s’était ajouté un lourd et long silence (plus de deux minutes) au moment de l’arrivée du Président de la République, Emmanuel Macron, venu, accompagné de plusieurs de ses ministres, retisser (recoudre a-t-on entendu dans les allées) les liens avec les élus. Il y a un an, ceux-ci, qui n’avaient pas apprécié la non venue du Chef de l’Etat au Congrès, le lui ont clairement signifié à nouveau.

Le ton était donné et le discours du président de l’Association des Maires de France ne fut, ensuite, pas de nature à réchauffer les rapports. François Baroin avait, en effet, fait le choix d’attaquer, point par point, quelques-uns des choix politiques et budgétaires du gouvernement. Premier sujet, celui qui avait valu à Emmanuel Macron, il y a deux ans, d’être copieusement sifflé : la suppression de la taxe d’habitation. « Cela ne passe pas très bien ; ça laisse un goût amer qui reste en travers de la gorge ; c’est une discussion délicate, elle est à peine engagée » a entamé François Baroin, avant d’ajouter : « comme tous les chefs de l’Etat, et vous n’êtes pas le premier, vous avez décidé de supprimer un impôt qui ne vous appartenait pas ». Le visage crispé du Chef de l’Etat qu’on aperçut alors prédisait la réplique. Elle fut cinglante et au tout début d’un discours qui aura duré un peu moins de deux heures : « sur la taxe d’habitation, si lors de votre prochaine campagne (pour les municipales, ndlr), beaucoup de vos électeurs vous en reprochent la baisse, faites-le moi savoir (…) » a-t-il lancé avec ironie, suggérant ensuite que les élus pourraient « empocher des félicitations ». Emmanuel Macron a ensuite fait le choix, non pas de répondre point par point aux propos du patron de l’AMF («si j’avais voulu répondre point par point, j’aurais été ministre ou Premier ministre. C’est d’ailleurs pour ça que je vous les envoie » a-t-il lancé), mais de parler valeurs et engagements pour « réinventer les territoires ». Pour rallier l’auditoire à sa cause, Emmanuel Macron a aussi joué la proximité et la complicité, se décrivant comme « maire de la commune France. Quand il y a un problème, on vient vous voir. Et quand ce n’est pas vous, c’est moi ». Des applaudissements polis ont conclu son propos, gage selon des chuchotements entendus à la sortie, qu’une « première pierre » dans la réconciliation a bien été posée…

Portrait

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