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Xavier Lépine quitte la présidence de La Française

ParcoursBureaux

le 13 Mai 2020

Il part afin de « poursuivre des projets personnels » : Xavier Lépine, 63 ans, quitte la présidence du directoire de La Française et Patrick Rivière lui succède.

Une décision prise « à l’issue d’un processus de réflexion interne entamé il y a plusieurs mois » par ce grand pro, spécialiste de l’économie, « Professionnel de l’Année » aux « Pierres d’Or » en 2015 et aux « Trophées Logement & Territoires » en 2018.
Dans son dernier « point de vue », il faisait valoir qu’« il n’y a pas de Planète B ». A (re)lire…

Le conseil de surveillance de La Française a, par ailleurs, adopté une nouvelle gouvernance avec la nomination de deux nouveaux membres du directoire. Marc Bertrand et Philippe Lecomte rejoignent, à cette occasion, le directoire du groupe La Française aux côtés de Pascale Auclair.

"Nos expertises (...) auront plus que jamais leur place"

« Ensemble depuis plus de 12 ans, nous avons œuvré avec Xavier Lépine pour permettre au groupe d’être parmi les leaders européens sur des expertises différenciantes à forte valeur ajoutée. C’est une nouvelle page qui se tourne pour le groupe, qui plus est dans l’environnement de crise que nous connaissons. Avec cette nouvelle gouvernance et le recentrage du groupe opéré depuis plus de deux ans, je suis convaincu que nos expertises de rendement, d’actifs réels, de crédit obligataire, de gestion systématique avec le model Risk@Work ou encore d’investissement durable, ainsi que l’implication sans faille de nos équipes, auront plus que jamais leur place pour répondre aux besoins de nos clients et partenaires. Un défi que Pascale, Marc, Philippe et moi-même sommes prêts à relever à l’aune de ce contexte inédit » précise Patrick Rivière.

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/09/2020

Commerce : lorsque la communication devient stratégique…

« L’impact de la pandémie devrait accélérer la pénétration du commerce de détail en ligne d’un an en moyenne, dopant la demande d’espaces logistiques « prime » sur le continent » relève Savills dans une récente étude sur l’immobilier logistique en Europe.

Le conseil fait ainsi valoir qu’« avant la pandémie, les prévisions indiquaient que l’activité en ligne représenterait, en moyenne, 15,3 % du total des ventes de détail en Europe occidentale d’ici 2022. Toutefois, le Center for Retail Research (CRR) pense, désormais, que ce taux de pénétration sera atteint d’ici 2021, indiquant une accélération d’environ un an de la pénétration du commerce électronique, imputable à la pandémie. Le constat se retrouve en France où l’e-commerce devrait représenter 14,3 % du total des ventes de détail en 2020, contre 10,9 % en 2019, avant de se stabiliser à 13,8 % l’an prochain ». Bref, on peut légitimement en déduire que l’on reste encore loin d’un écroulement du commerce physique.

Une bonne nouvelle dans un contexte où les actifs d’immobilier de commerce n’ont pas, actuellement, la faveur des investisseurs. Les cours des grandes foncières spécialisées cotées en témoignent. Et ce, alors même qu’une autre tendance est à relever comme le souligne Antoine Grignon dans une étude sur les « tendances pour le marché immobilier des commerces. Le directeur du département commerces de Knight Frank souligne, ainsi, que « sur l’ensemble de 2020, seuls 150 000 m2 de centres commerciaux, dont 44 % de créations pures, sont attendus en France, soit une chute de 15 % sur un an et de 58 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le volume des ouvertures de parcs d’activités commerciales est plus important, avec 235 000 m2 attendus en 2020, dont 79 % de créations pures. Mais la tendance est, là aussi, fortement baissière, avec une chute de 54 % sur un an et de 46 % sur cinq ans, dans un contexte politique de plus en plus favorable à la limitation des créations de nouvelles surfaces commerciales ».

Autant d’évolutions qu’il serait bon que (notamment) les foncières concernées mettent en avant, d’autant plus lorsque, comme l’affirme Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, « les foncières de centres commerciaux ne pourront se réapprécier qu’à la condition que des transactions significatives sur le marché aient lieu et redonnent un peu de crédibilité aux actifs nets réévalués rapportés par les acteurs cotés » (un sujet que nous évoquions dans notre édito du 7 septembre dernier). De ce point de vue, les nouveaux arbitrages annoncés par Unibail-Rodamco-Westfield dans le cadre de son plan « reset » devront, bien entendu, être suivis de prêt.

Encore que l’on s’aperçoit que la politique en matière de communication de ces grandes foncières de commerce, réellement stratégique dans ce contexte de crise, reste particulièrement… discrète.

Portrait

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