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Le choix Immoweek : 62 000 commerces parisiens à redynamiser

ActualitésCommerces

le 07 Nov 2016

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « chiffre », nous revenons sur le bilan de la concertation « Paris’Commerces », rendu par l’Atelier Parisien d’Urbanisme (Apur), qui avait lancé cette initiative en 2014. Le but : recenser l’ensemble des commerces parisiens et déterminer quelles étaient les zones nécessitant d’une dynamisation et une mise à jour. La Capitale compte donc 62 000 commerces, dont 7 200 alimentaires, et malgré une forte densité et diversité, certaines zones souffrent d’une carence ; certains commerces ont du mal à dépasser la crise…

S’inspirant des opérations Vital Quartier, le plan élaboré avec la Mairie de Paris par l’Apur prévoit de « réduire la vacance commerciale et de favoriser la diversité » au sein de douze quartiers situés sur la couronne mais aussi dans certains secteurs centraux et péricentraux. La Mairie de Paris doit participer à hauteur de 37 millions d’euros.

L’étude de l’Apur aura relevé, de 2000 à 2015, trois types de difficultés commerciales : des secteurs pauvres en commerces et services de proximité (quartiers haussmanniens résidentiels, quartiers prioritaires des boulevards des Maréchaux, Sentier) ; les mono-activités (le textile à Sedaine-Popincourt ou dans le Sentier), le commerce exotique à la Goutte d’Or, à Château Rouge ou dans le triangle de Choisy, les galeries d’art (avenue Matignon et dans le Marais) ; la vacance des locaux commerciaux (du 17ème au 20ème arrondissement). Certains périmètres étaient concernés par l’opération Vital’Quartier 2,qui se prolonge en 2021 (en bleu sur la carte ci-dessous), douze autres (en orange ci-dessous) ont été identifiés, huit nouveaux et quatre qui avaient été concernés par Vital’Quartier 1.

apurplan-zones

Le Contrat Paris’Commerces souhaite redynamiser le parc commercial sur une durée de douze ans, par les moyens suivants : acquisition de gré à gré ou par préemption lorsqu’un local d’activité est mis en vente; réalisation de travaux de rénovation ; remise du bien sur le marché locatif ; diversification de l’offre commerciale ; solidité du business plan.

Couvrant 12 % de la surface de la Capitale, les périmètres ont fait l’objet de réunions publiques et d’une consultation par Internet. Le diagnostic de l’Apur a été partagé avec les maires d’arrondissements, les organismes consulaires et les habitants, afin qu’ils puissent saisir au mieux les problématiques commerciales et leurs solutions proposées à l’échelle locale. Les demandes se sont notamment orientées sur le manque de commerces de bouche, ainsi que le renforcement des commerces liés à la culture (notamment les librairies), perçus comme étant particulièrement fragiles et comme manquant cruellement à certains quartiers…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 13/04/2021

Investissement : devrait mieux faire !

Si un consensus se dégage parmi les principaux conseils de la place pour souligner la meilleure orientation du marché tertiaire locatif francilien, côté investissement, les spécialistes s’attendent surtout à une reprise au cours des prochains mois…

Ainsi, « après une année 2020 particulière, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France démarrent l’année avec un volume de 4,9 milliards d’euros au 1er trimestre » fait valoir Olivier Ambrosiali. Une « contre-performance » (-39 % sur  un an) que la société de conseil tient « à nuancer avec le caractère exceptionnel du volume enregistré l’année dernière à la même période (8 milliards d’euros) » et qui « reste en phase avec la moyenne des dix dernières années ». Tout en soulignant que « les taux de rendement « prime » ont peu évolué durant les trois premiers mois de l’année, se situant respectivement à 3,80 % pour la logistique, 3,15 % pour le commerce et 2,70 % pour le bureau ». Surtout, le directeur général adjoint, en charge du pôle vente et investissement considère qu’« au cours des prochaines semaines, les taux obligataires particulièrement bas et le fort rattrapage des dernières semaines sur le marché des actions participeront à renforcer l’attractivité du couple rendement/risque immobilier. Une confirmation du rebond sur les marchés locatifs devrait compléter le tableau afin de permettre une bonne activité du marché de l’investissement au cours des prochains trimestres »…

« Le marché de l’investissement affiche un volume comparable à la moyenne des cinq dernières années » met en avant CBRE, la société de conseil précisant, elle aussi, que « depuis janvier 2021, près de 5 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise banalisé en France (bureaux, commerce, industriel et logistique), soit une baisse de 39 % par rapport au 1er trimestre 2020 ». Et Nicolas Verdillon de mettre en avant que « malgré la crise sanitaire, un marché locatif en retrait et des stratégies de diversification, les bureaux ont été la classe d’actifs qui a tiré les volumes » (2,2 milliards d’euros en une dizaine d’opérations). Cependant, l’ »executive director investment properties » estime que « depuis novembre dernier, l’ensemble des mesures de restriction pour palier la situation sanitaire vont évidemment retarder la reprise d’une meilleure fluidité du marché de l’investissement. Même s’il commence à se détendre un peu dans son offre, le marché reste extrêmement étroit. Les produits dits en localisation « prime » resteront une cible privilégiée des investisseurs. Les actifs mal situés dits « à risque » seront encore plus impactés en raison des craintes sur la pérennité des revenus locatifs et des financements aux conditions très resserrées ».

JLL parle, de son côté, de la « bonne tenue du marché de l’investissement francilien », avec 3,2 milliards d’euros investis en immobilier d’entreprise. Un résultat « certes en recul de 38 % par rapport à l’exceptionnel 1er trimestre 2020 », mais qui « est en accord avec la moyenne des cinq dernières années et supérieur de 20 % à la moyenne décennale ». A propos de l’offre, JLL souligne « un nombre de transactions faible, avec seulement 43 opérations, soit moitié moins qu’au 1er trimestre 2020 ». Une baisse « attendue au regard du nombre limité de nouveaux marketings fructueux au cours des derniers mois de 2020. En effet, certains actifs mis sur le marché ont finalement été retirés faute d’offres à la hauteur des attentes des vendeurs, phénomène qui n’est pas inhabituel dans un contexte de faible visibilité »… Surtout, Stephan von Barczy affirme qu’« après un début d’année assez calme, nous avons observé une reprise très nette de l’activité au début du mois de mars et ce, malgré la dégradation de la situation sanitaire. Les vendeurs nous sollicitent sur la mise en vente de toutes typologies d’actifs dans des localisations variées. Ces opérations alimenteront le marché en nouvelles opportunités dans les mois à venir et pourront satisfaire tous les profils d’investisseurs. Ainsi, si le deuxième trimestre s’annonce plutôt calme, nous anticipons une reprise marquée de l’activité au second semestre, qui devrait permettre d’atteindre un volume d’investissement relativement similaire à celui enregistré en 2020 »…

Bref, un marché qui devrait mieux faire…

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