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Cushman & Wakefield examine le commerce de détail en Chine

ActualitésCommerces

le 02 Avr 2020

Alors que la Chine est sortie du confinement, l’Empire du Milieu devient un observatoire idéal pour avoir une idée de l’économie lorsque l’Europe sera, quant à elle, sortie de cette phase : à ce regard, Cushman & Wakefield a examiné la situation du commerce de détail en Chine, amené à être scruté de près en France, par exemple…

A court terme, la baisse du trafic piétonnier va impacter négativement les chiffres des ventes au détail en Chine, même si, à moyen et à long terme, il devrait retrouver ses niveaux d’avant la pandémie. D’où une nécessité d’une présence « omnicanale », tant sur internet que « dans la vraie vie », afin d’atténuer les répercussions de la crise.

Le commerce de détail chinois avait déjà parfaitement intégré, avant la pandémie, la numérisation et le « data management » et la crise a prouvé qu’ils pouvaient encore s’améliorer via l’amélioration des pratiques et le traitement de la « data intelligence », via la gestion de la relation client, une exploration plus sophistiquée des données disponibles, une personnalisation des produits proposés et une gestion plus intelligente de la chaîne d’approvisionnement et cela, afin d’améliorer l’expérience clients et les performances des points de vente.

Les enseignes et gestionnaires chinois vont aussi devoir faire évoluer leurs modèles marketing en utilisant les canaux de diffusion en ligne non seulement pour commercialiser leurs produits et services, mais aussi pour améliorer l’expérience shopping globale de leurs clients.

Enfin, les centres commerciaux doivent mettre en avant des conditions d’hygiène optimales, en disposant d’un personnel de maintenance plus nombreux et mieux formé : cela passera par la mise à disposition de matériel de désinfection pour les mains dans les toilettes et les entrées/sorties des espaces commerciaux, entre autres.
Des leçons qui s’appliqueront aussi en France…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 25/05/2020

Commerce : le « core » dans tous ses états…

Le contexte dans lequel s’inscrit actuellement le commerce en général et les centres commerciaux en particulier amène, logiquement, à anticiper un moindre attrait de cette classe d’actifs auprès des investisseurs.

La plupart des conseils (comme certains institutionnels également) l’ont souligné dans leurs récentes analyses du marché de l’investissement. Mais toujours en distinguant le qualitatif. Ainsi, dernièrement, Savills parlait, dans une étude ad-hoc et à propos de perspective, d’« expectative pour le commerce et l’hôtellerie, dès lors qu’on sortira des segments « core » ».

Mais, actuellement, cette notion de « core » est parfois rendue plus flou, notamment s’agissant du segment particulier des centres commerciaux. En effet, en matière d’actifs « core », les grands ensembles bien placés, en font, sans aucun doute, partie. Néanmoins, dans ce contexte de crise sanitaire, ils ne sont donc pas tous traités à la même enseigne, suivant leur gabarit et leur situation géographique.

Un « paradoxe » pour l’Alliance du Commerce, le Conseil National des Centres Commerciaux (CNCC) et la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (Procos), que cette « décision de maintenir fermés certains centres commerciaux de plus de 40 000 m2, situés principalement en Ile-de-France et dans l’agglomération lyonnaise ». Et de souligner que cette catégorie de centres « est celle qui est la mieux équipée pour accueillir ses clients en toute sécurité, disposant des moyens techniques et humains pour ce faire » ou encore que « ces équipements et les commerces qui y sont implantés représentent un quart du chiffre d’affaires de la filière et jouent donc un rôle économique et social essentiel dans leurs territoires d’implantation ». Sans compter que « la coexistence de lieux de commerce ouverts et d’autres qui restent fermés conduit les clients à se déplacer pour leurs achats vers des lieux plus éloignés de leurs domiciles et, donc, à la concentration des flux »…

Ce qui a amené, le 19 mai dernier, le CNCC, associé à Procos et à l’Alliance du Commerce (première organisation professionnelle dans l’équipement de la personne) à appeler « le gouvernement à reconsidérer sa position en autorisant la réouverture, dès que possible, des centres commerciaux de plus de 40 000 m2 ».

La décision du tribunal administratif de Paris de suspendre, dans une ordonnance prise en référé le même jour, l’arrêté de fermeture du centre Beaugrenelle pourrait peut-être accélérer la décision, même s’il s’agit d’un centre dont la surface commerciale utile est inférieure à 40 000 m2…

Une décision d’autant plus importante que l’activité des centres commerciaux semble, en matière de reprise, sur la bonne voie. En tous cas, Eurocommercial, qui détient 11 actifs en France (dont Les Grands Hommes, à Bordeaux), mais tous d’une surface inférieure à 40 000 m2, « a pu ré-ouvrir l’ensemble de ses centres commerciaux le lundi 11 mai dernier ». Surtout, pour la foncière, le « bilan de la première semaine de reprise d’activité est positif et encourageant pour la suite » et fait valoir, entre autre, une « fréquentation globale équivalente à deux tiers de la fréquentation du lundi au samedi sur la même semaine en 2019 »…

De quoi redonner de l’attrait à ce segment de marché (à condition que tous les centres puissent être en activité) et peut-être faire cesser le massacre en Bourse de certains titres de grandes foncières spécialisées…

Portrait

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