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En confinement avec… David Brami

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le 07 Avr 2020

David Brami, co-fondateur du groupe Point de Vente, est resté confiné à Paris, où il passe des journées partagées entre le travail, les vidéo-conférences (dont « la plus grande conférence virtuelle de l’immobilier commercial », rendez-vous hebdomadaire en direct sur LinkedIn), et sa famille.
Témoignez, vous aussi, de votre confinement en répondant au questionnaire et en nous retournant vos réponses à redaction@immoweek.fr

Comment se déroule votre journée ?

Comme beaucoup, j’essaye de garder un certain rythme et de bonnes habitudes : je m’efforce de me lever tôt pour me mettre tout de suite au travail… et je profite d’un petit-déjeuner en famille. Un vrai luxe ! :-)
L’après-midi, j’alterne entre boulot, réseaux sociaux et activités avec les enfants, avant de prendre l’air, pour promener le chien ou remplir les placards. Il faut bien.
Le soir, j’essaye de déconnecter, de profiter de mes proches et de me changer les idées, même si mon smartphone n’est jamais loin…

Ou êtes vous ?

Je suis confiné chez moi, à Paris. Je fais ainsi l’effort de rester pour soutenir ceux qui y sont obligés ! Ça a du bon : c’est aussi une occasion de profiter de ma famille ! Je passe aussi des heures au balcon et je redécouvre la beauté de la Capitale.

Quelle est la pièce préférée de votre logement ?

Je ne vais pas vous surprendre : c’est mon bureau ! C’est plutôt spacieux et surtout, c’est calme ! En période de confinement, c’est plutôt rare de trouver un moment de silence pour se concentrer. Je peux y passer mes appels et animer mes conférences, sans empêcher mes enfants de me rendre visite de temps en temps. En guise de pauses, je fais des coloriages ! ;-)

Que lisez-vous ? Avez-vous un livre à nous recommander ?

Je suis au beau milieu des Mythologies du Futur, de Christian Gatard, un livre plein d’espoir, qui invite à réfléchir. J’en ai besoin. Je redécouvre aussi mon amour pour la communication avec le magazine Stratégies ! C’est inspirant et enrichissant.

Un film ou une série télé que vous allez revoir ? Que vous nous recommandez ?

Côté films et séries, je reste dans le thème : je dévore la dernière saison de la Casa de Papel, ambiance huit clos, et j’ai aussi suivi les réseaux sociaux en regardant 7. Koğuştaki Mucize, un film turc dramatique qui a fait une arrivée fracassante sur le podium de Netflix, Allociné et compagnie… Incroyable !

Un album de musique à nous conseiller ?

Je profite de mon temps libre pour redécouvrir les albums de Queen et les écouter autrement. Je redécouvre le vrai sens des paroles, comme celles de Bohemian Rapsody. Avec A Night At The Opera, trois fois disques de platine, on ne peut pas se tromper !

Comment faites-vous pour garder la forme ?

Je mise sur une hygiène de vie irréprochable. J’essaye de me coucher à des heures raisonnables, de manger sain. Les promenades du chien sont l’occasion de faire un peu de marche, et occuper les enfants, c’est du sport ! ;-)
Non plus sérieusement, je suis insomniaque, je n’arrive pas a dormir avant 1 h du matin :-(

Avez-vous un message à faire passer à nos lecteurs et aux autres confinés ?

Je ne peux que leur dire d’être responsables, solidaires et de rester chez eux ! C’est dur, pour tout le monde, mais c’est indispensable. Aussi, je ne peux que leur conseiller de profiter de leur proches. Pour moi, c’est une chance rare que l’on nous donne de pouvoir passer du temps avec ceux que l’on aime. Je vois ça comme une alerte, comme si le monde nous offrait l’occasion de faire une pause pour réfléchir. Il faut en profiter. Respecter le confinement, c’est reposant, stimulant et gratifiant ! Enfin, j’adresse aussi mon soutien le plus fort aux victimes du virus et aux familles concernées. Nous sommes ensemble !

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/10/2020

Le télétravail en question…

L’analyse des conséquences du développement du télétravail à la suite de la crise sanitaire est loin d’être achevée. Ainsi, le 13 octobre dernier, le quotidien « Les Echos » consacrait sa « une » au thème « bureaux : l’onde de choc du Covid-19 », avec des sous-titres tels que « la généralisation du télétravail pour cause d’épidémie favorise la chasse aux mètres carrés » ou encore « l’impact sur l’immobilier de bureaux pourrait être majeur ».

Le lendemain, « Libération » titrait, pour sa part, un article ainsi : « le télétravail abandonné malgré la « deuxième vague » du Covid-19 ».

De son côté, Jean-Marc Peter publiait une analyse dans laquelle le directeur général de Sofidy soulignait, entre autre, qu’« au vu de ses nombreux effets négatifs et nocifs, il peut paraître étonnant de vouloir faire du télétravail la nouvelle règle. L’exemple d’IBM est, à ce titre, très instructif. Pionnier dès 1998 et champion du télétravail pendant près de deux décennies, le géant américain a fait machine arrière en 2017. Certes, IBM a économisé 100 millions de dollars par an en location de bureaux, mais le retour d’expérience est sévère : selon la direction, le télétravail altère la créativité et l’enthousiasme de ses salariés. Pour redynamiser l’innovation et accompagner sa transformation vers le « cloud » et l’intelligence artificielle, IBM a donc demandé au cinquième de ses effectifs qui travaillaient à temps plein à domicile de retourner au bureau. Ce n’est d’ailleurs pas la seule entreprise américaine à avoir fait volte-face. Yahoo !, Best Buy, Honeywell International ou encore Bank of America avaient déjà, plus tôt, stoppé net l’expérience »…

Bien sûr, dans un tel contexte, la référence aux enquêtes d’opinion réalisées auprès des salariés apporte des éléments de réflexion non négligeables. Ainsi, récemment, la société de gestion de SCPI Atland Voisin « a sollicité l’institut OpinionWay pour interroger les Français dont le métier permet le télétravail (55 % des actifs) afin d’avoir leur vision du sujet en dépassant le cadre de la crise sanitaire ». Parmi les résultats, on relève que si « plus de quatre actifs dont le métier leur permet de télétavailler sur cinq estiment que le recours au télétravail en entreprise va se développer à l’avenir en France (85 %) », « seuls 4 % des répondants croient au « tout télétravail », alors qu’ils sont 15 % à penser qu’il se pratiquera de façon exceptionnelle et 63 % pensent qu’il se pratiquera un à deux jours par semaine ». Autre enseignement : « si 81 % des salariés déclarent que leur entreprise prévoit de mettre en place des actions en faveur du télétravail pour les métiers le permettant, seul un sur dix pense que cela se fera de façon pérenne »… Et « in fine, 73 % des Français dont le métier est compatible avec le télétravail souhaiteraient que cette pratique reste minoritaire dans leur quotidien professionnel (0, 1 ou 2 jours par semaine) ». En précisant que « 80 % des répondants pensent que la visio aura plus d’impact que le télétravail sur l’organisation des entreprises. Cet outil va remplacer les déplacements professionnels selon 83 % des répondants »… Et Jean-Christophe Antoine, président d’Atland Voisin, de conclure : « il est très clair que la crise sanitaire a accéléré l’adoption forcée du télétravail par les entreprises, dans un processus qui était déjà entamé depuis plusieurs années. Et il est également clair que le télétravail a montré son efficacité pour maintenir un certain niveau d’activité. Toutefois, nous constatons que les salariés restent très majoritairement attachés au bureau, pour travailler dans les meilleures conditions, favoriser la cohésion et la profondeur des échanges interpersonnels que les outils collaboratifs ne permettent pas (…) Loin d’être « mort » comme certains ont pu l’annoncer, le bureau va néanmoins devoir s’adapter et se réinventer pour mieux prendre en compte des situations inédites telles que celle que nous venons de traverser. Le rapport à l’open space va sans doute changer, la gestion des flux de personnes sera sans doute repensée, la prise en compte des enjeux environnementaux va sans doute s’accélérer, mais ici aussi ce sont des processus entamés que la pandémie n’a fait qu’accélérer… »… De son côté, la Chaire Workplace Management de l’Essec Business School, qui a réalisé une enquête en ligne sur ce sujet, conclut que « le bureau n’a pas dit son dernier mot ! »…

Et, si les institutionnels poursuivent leurs investissements dans les bureaux, c’est bien qu’ils considèrent que le tout télétravail n’est pas pour demain…

Portrait

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