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Le choix Immoweek : coup de projecteur sur Valérie Britay et Anne-Sophie Sancerre (Unibail-Rodamco)

ActualitésCommerces

le 04 Nov 2016

Valérie Britay

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « Pro », la rédaction a choisi de mettre sur le devant de la scène deux femmes qui occupent des postes d’importance au sein de la première foncière européenne, Unibail-Rodamco. En effet, Valérie Britay accède au poste nouvellement créé de directrice générale commerciale retail groupe et, lui succède comme directrice générale centres commerciaux France, Anne-Sophie Sancerre. Petit zoom sur le parcours de ces deux « pros » qui méritent un coup de projecteur !

Valérie Britay, 54 ans, sera chargée d’accélérer la mise en oeuvre de la stratégie commerciale pan-européenne d’Unibail-Rodamco dans ce poste nouvellement crée à la tête de la fonction commerciale du groupe. Nous la connaissons bien chez Immoweek, puisqu’elle fut nommée aux « Pierres d’Or » en 2002, dans la catégorie « Conseils ». A cette époque, elle était chez JLL depuis 1987, comme « national director » en charge des grands comptes et grandes offres.

Valérie Britay devient en 2002 directeur du développement et des investisseurs chez Tertial, puis, en 2003, directeur général adjoint de GCI avant d’entrer chez Unibail-Rodamco en 2005, en qualité de directrice de la commercialisation des actifs du pôle bureaux. En 2008, elle devient directrice générale adjointe de ce même pôle, avant de prendre, en 2009, la responsabilité des équipes commerciales du pôle centres commerciaux France. En 2010, elle est promue directrice générale adjointe, puis directrice générale centres commerciaux France en 2013. Avant cette carrière dans l’immobilier, Valérie Britay avait décroché un master en gestion et un DESS en marketing de l’Université Paris-Dauphine, ainsi qu’un DUT techniques de commercialisation de l’IUT de Sceaux. Elle est également présidente d’Espace Expansion depuis 2013 et membre fondateur du Cercle des Femmes de l’Immobilier, du Réseau des Femmes d’Unibail-Rodamco et de Génération Immobilier.

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Anne-Sophie Sancerre

Anne-Sophie Sancerre, 38 ans, n’est pas encore présente dans nos « 300 » de l’Immobilier, mais cela ne saurait tarder ! Elle est diplômée de Sciences Po Paris et titulaire d’une maîtrise de comptabilité et de finance de l’Université Paris-Dauphine et d’un master en finance et stratégie de l’Université de Napier à Edimbourg, en Ecosse. Elle succède donc à Valérie Britay au poste de directrice générale centres commerciaux France

Anne-Sophie Sancerre passe cinq ans chez Morgan Stanley avant de rejoindre Unibail-Rodamco en 2008. Elle est d’abord en charge des investissements du pôle centres commerciaux France, puis des relations investisseurs pour le groupe, avant d’être promue directrice groupe des investissements en 2011. En 2013, Anne-Sophie Sancerre devient directrice des opérations et des investissements au pôle centres commerciaux France.

Deux pros à suivre d’aussi près que possible…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/10/2020

Le télétravail en question…

L’analyse des conséquences du développement du télétravail à la suite de la crise sanitaire est loin d’être achevée. Ainsi, le 13 octobre dernier, le quotidien « Les Echos » consacrait sa « une » au thème « bureaux : l’onde de choc du Covid-19 », avec des sous-titres tels que « la généralisation du télétravail pour cause d’épidémie favorise la chasse aux mètres carrés » ou encore « l’impact sur l’immobilier de bureaux pourrait être majeur ».

Le lendemain, « Libération » titrait, pour sa part, un article ainsi : « le télétravail abandonné malgré la « deuxième vague » du Covid-19 ».

De son côté, Jean-Marc Peter publiait une analyse dans laquelle le directeur général de Sofidy soulignait, entre autre, qu’« au vu de ses nombreux effets négatifs et nocifs, il peut paraître étonnant de vouloir faire du télétravail la nouvelle règle. L’exemple d’IBM est, à ce titre, très instructif. Pionnier dès 1998 et champion du télétravail pendant près de deux décennies, le géant américain a fait machine arrière en 2017. Certes, IBM a économisé 100 millions de dollars par an en location de bureaux, mais le retour d’expérience est sévère : selon la direction, le télétravail altère la créativité et l’enthousiasme de ses salariés. Pour redynamiser l’innovation et accompagner sa transformation vers le « cloud » et l’intelligence artificielle, IBM a donc demandé au cinquième de ses effectifs qui travaillaient à temps plein à domicile de retourner au bureau. Ce n’est d’ailleurs pas la seule entreprise américaine à avoir fait volte-face. Yahoo !, Best Buy, Honeywell International ou encore Bank of America avaient déjà, plus tôt, stoppé net l’expérience »…

Bien sûr, dans un tel contexte, la référence aux enquêtes d’opinion réalisées auprès des salariés apporte des éléments de réflexion non négligeables. Ainsi, récemment, la société de gestion de SCPI Atland Voisin « a sollicité l’institut OpinionWay pour interroger les Français dont le métier permet le télétravail (55 % des actifs) afin d’avoir leur vision du sujet en dépassant le cadre de la crise sanitaire ». Parmi les résultats, on relève que si « plus de quatre actifs dont le métier leur permet de télétavailler sur cinq estiment que le recours au télétravail en entreprise va se développer à l’avenir en France (85 %) », « seuls 4 % des répondants croient au « tout télétravail », alors qu’ils sont 15 % à penser qu’il se pratiquera de façon exceptionnelle et 63 % pensent qu’il se pratiquera un à deux jours par semaine ». Autre enseignement : « si 81 % des salariés déclarent que leur entreprise prévoit de mettre en place des actions en faveur du télétravail pour les métiers le permettant, seul un sur dix pense que cela se fera de façon pérenne »… Et « in fine, 73 % des Français dont le métier est compatible avec le télétravail souhaiteraient que cette pratique reste minoritaire dans leur quotidien professionnel (0, 1 ou 2 jours par semaine) ». En précisant que « 80 % des répondants pensent que la visio aura plus d’impact que le télétravail sur l’organisation des entreprises. Cet outil va remplacer les déplacements professionnels selon 83 % des répondants »… Et Jean-Christophe Antoine, président d’Atland Voisin, de conclure : « il est très clair que la crise sanitaire a accéléré l’adoption forcée du télétravail par les entreprises, dans un processus qui était déjà entamé depuis plusieurs années. Et il est également clair que le télétravail a montré son efficacité pour maintenir un certain niveau d’activité. Toutefois, nous constatons que les salariés restent très majoritairement attachés au bureau, pour travailler dans les meilleures conditions, favoriser la cohésion et la profondeur des échanges interpersonnels que les outils collaboratifs ne permettent pas (…) Loin d’être « mort » comme certains ont pu l’annoncer, le bureau va néanmoins devoir s’adapter et se réinventer pour mieux prendre en compte des situations inédites telles que celle que nous venons de traverser. Le rapport à l’open space va sans doute changer, la gestion des flux de personnes sera sans doute repensée, la prise en compte des enjeux environnementaux va sans doute s’accélérer, mais ici aussi ce sont des processus entamés que la pandémie n’a fait qu’accélérer… »… De son côté, la Chaire Workplace Management de l’Essec Business School, qui a réalisé une enquête en ligne sur ce sujet, conclut que « le bureau n’a pas dit son dernier mot ! »…

Et, si les institutionnels poursuivent leurs investissements dans les bureaux, c’est bien qu’ils considèrent que le tout télétravail n’est pas pour demain…

Portrait

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