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Le choix Immoweek : 2017, une année d’influence pour l’immobilier français ?

ActualitésFinance & Bourse

le 03 Oct 2016

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « chiffre », nous nous penchons sur 2017. A moins que vous n’ayez passé les quatre dernières années loin de notre monde,vous savez que l’année prochaine sera synonyme d’élections présidentielle et législative. Allons-nous pour autant nous pencher sur les programmes des différents candidats pour l’immobilier ? Non, pas encore, attendons de connaître les candidats… mais nous allons nous poser une autre bonne question : le scrutin a-t-il une influence sur l’investissement immobilier dans le tertiaire ? C’est sur ce problème que s’est penché JLL, dans le cadre de son initiative « The Edge », qui interroge l’immobilier sous un angle décalé.

Pour cela, JLL s’est basé sur les trois dernières grandes périodes électorales en France (2002/2007/2012), sur l’année qui précédait et l’année des élections, analysant les cycles du marché locatif et de l’investissement pour déterminer si une période électorale était synonyme d’incertitude et ce contexte, un facteur de ralentissement pour l’immobilier tertiaire.

Pour l’étude, ont été passés en revue les volumes de bureaux placés et investis, ainsi que la structure des marchés avec l’accent mis sur le secteur public et les grands transactions pour le locatif et sur les investissements internationaux pour l’investissement.

Premier constat : sur le marché locatif, les déménagements demeurent surtout liés aux réalités économiques et à la confiance des entreprises. « La lecture de l’évolution du climat des affaires en France depuis 15 ans semble démontrer que les périodes électorales ne créent pas de sentiment d’inquiétude particulier et que la confiance des entreprises reste avant tout indexée sur les performances économiques » traduit Virginie Houzé, directeur études et recherches de JLL.

« En ce qui concerne le marché de l’investissement, le constat reste le même que pour le marché locatif : les volumes investis résultent d’une dynamique alignée sur les tendances financières et économiques générales, sur la performance relative de l’immobilier par rapport aux autres classes d’actifs et sur la capacité du marché à répondre à cette demande », constate-t-elle encore.

Qu’en est-il des investisseurs étrangers, déjà préoccupés par le risque pays et le risque change quand les capitaux viennent d’ailleurs que de la zone Euro ? Il n’y a pas d’effet non plus. En 2006 le montant des investissements réalisés par les étrangers sur le marché parisien a progressé de 76 % par rapport à 2005 et reste stable en 2007. Pendant cette période, les investisseurs internationaux dominent le marché et leur part atteint un sommet à 60 % des volumes investis en 2006. Lors de la dernière échéance électorale de 2011-2012, le montant des investissements étrangers sur le marché parisien est resté en hausse sur les deux années et leur poids dans le marché est passé de 30 % à 42 %.

Donc, et ce alors que JLL s’est également interrogé sur les élections aux Etats-Unis, en Allemagne ou aux Pays-Bas, rien ne permet de dire que les scrutins influencent les marchés immobiliers ; au contraire, ce sont les actions du gouvernement élu qui influent. Les mesures ciblées en faveur de l’immobilier ont surtout été prises en période de croissance économique, tandis que la fiscalité est repartie à la hausse dans les périodes de crise.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 28/09/2020

Commerce : lorsque la communication devient stratégique…

« L’impact de la pandémie devrait accélérer la pénétration du commerce de détail en ligne d’un an en moyenne, dopant la demande d’espaces logistiques « prime » sur le continent » relève Savills dans une récente étude sur l’immobilier logistique en Europe.

Le conseil fait ainsi valoir qu’« avant la pandémie, les prévisions indiquaient que l’activité en ligne représenterait, en moyenne, 15,3 % du total des ventes de détail en Europe occidentale d’ici 2022. Toutefois, le Center for Retail Research (CRR) pense, désormais, que ce taux de pénétration sera atteint d’ici 2021, indiquant une accélération d’environ un an de la pénétration du commerce électronique, imputable à la pandémie. Le constat se retrouve en France où l’e-commerce devrait représenter 14,3 % du total des ventes de détail en 2020, contre 10,9 % en 2019, avant de se stabiliser à 13,8 % l’an prochain ». Bref, on peut légitimement en déduire que l’on reste encore loin d’un écroulement du commerce physique.

Une bonne nouvelle dans un contexte où les actifs d’immobilier de commerce n’ont pas, actuellement, la faveur des investisseurs. Les cours des grandes foncières spécialisées cotées en témoignent. Et ce, alors même qu’une autre tendance est à relever comme le souligne Antoine Grignon dans une étude sur les « tendances pour le marché immobilier des commerces. Le directeur du département commerces de Knight Frank souligne, ainsi, que « sur l’ensemble de 2020, seuls 150 000 m2 de centres commerciaux, dont 44 % de créations pures, sont attendus en France, soit une chute de 15 % sur un an et de 58 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le volume des ouvertures de parcs d’activités commerciales est plus important, avec 235 000 m2 attendus en 2020, dont 79 % de créations pures. Mais la tendance est, là aussi, fortement baissière, avec une chute de 54 % sur un an et de 46 % sur cinq ans, dans un contexte politique de plus en plus favorable à la limitation des créations de nouvelles surfaces commerciales ».

Autant d’évolutions qu’il serait bon que (notamment) les foncières concernées mettent en avant, d’autant plus lorsque, comme l’affirme Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, « les foncières de centres commerciaux ne pourront se réapprécier qu’à la condition que des transactions significatives sur le marché aient lieu et redonnent un peu de crédibilité aux actifs nets réévalués rapportés par les acteurs cotés » (un sujet que nous évoquions dans notre édito du 7 septembre dernier). De ce point de vue, les nouveaux arbitrages annoncés par Unibail-Rodamco-Westfield dans le cadre de son plan « reset » devront, bien entendu, être suivis de prêt.

Encore que l’on s’aperçoit que la politique en matière de communication de ces grandes foncières de commerce, réellement stratégique dans ce contexte de crise, reste particulièrement… discrète.

Portrait

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