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Le choix Immoweek : Gerald Grosvenor, noblesse oblige

ActualitésFinance & Bourse

le 19 Août 2016

Ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « pro » est l’occasion de faire la nécrologie d’un grand nom de l’immobilier, surtout de l’autre côté de la Manche. En effet, le 9 août, Gerald Grosvenor, duc de Westminster, était victime à 64 ans d’une crise cardiaque foudroyante. Derrière ce nom se trouve l’une des plus grandes fortunes immobilières de Royaume-Uni et du monde, à la tête du groupe Grosvenor…

Les Grosvenor, entrés dans la noblesse sous les Stuart et faits ducs de Westminster par la reine Victoria, ont en effet transmis la fortune du groupe de génération en génération : l’aristocratie a su s’adapter aux changements en Angleterre et Gerald Grosvenor, sixième duc en titre, était conscient, pour reprendre Beaumarchais, qu’il s’était juste donné la peine de naître. « Si j’avais eu le choix, j’aurais préféré ne pas naître riche, mais je n’ai jamais pensé à tout abandonner. Je ne peux pas vendre. Ça ne m’appartient pas », disait-il.

Partie de Mayfair, au début du 18ème siècle, les propriétés de Grosvenor s’est ensuite étendue dans le centre de Londres, à Belgravia, avant d’essaimer à l’étranger, tout au long du 20ème siècle, que ce soit en Amérique, en Australie, en Asie et en Europe continentale. Si ses activités en Europe se rapportent surtout à de l’investissement, le groupe Grosvenor génère d’immenses revenus en possédant 300 acres (plus d’1,2 million de m2) du centre de Londres, avec Mayfair et Belgravia qui comptent parmi les adresses les plus huppées du Royaume-Uni.

Gerald Grosvenor, duc de Westminster

Gerald Grosvenor, duc de Westminster

En dépit d’une scolarité qui n’est pas allée au-delà du lycée, le duc de Westminster était major-général de l’armée de terre britannique, avait présidé plusieurs universités britannique (Manchester, Chester, Keele) et s’était notoirement impliqué dans les Jeux paralympiques. Forbes estimait en 2015 sa fortune à 12,8 milliards de dollars (11,3 milliard d’euros), en faisant la troisième personne la plus riche du Royaume-Uni.

Marié à Natalia Phillips, descendante en ligne directe de l’écrivain russe Alexandre Pouchkine, le duc de Westminster laisse derrière lui trois filles et un garçon, qui lui succède comme pair et sans doute à la tête du groupe. A 25 ans, Hugh Grosvenor devient donc la personne de moins de 30 ans la plus riche du monde…

Après tout, feu le duc de Westminster ne répondit-il pas au Financial Times qui lui demandait le secret de sa réussite : « Soyez certains d’avoir un ancêtre qui était très proche de Guillaume le Conquérant » ?

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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