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Covid-19 : Bruno Le Maire estime qu’un débat sur la fiscalité est « trop tôt »

ActualitésFinance & Bourse

le 01 Avr 2020

Il est « trop tôt » pour évoquer l’impact fiscal de la crise du Covid-19, a estimé le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, en réponse à un début de polémique sur la suppression de l’ISF et un appel au don lancé par le ministre des Comptes Publics.

« Il y aura un temps pour le débat fiscal », mais « il est trop tôt pour le poser » a affirmé Bruno Le Maire dans un entretien au média Brut.Il répondait à une question sur l’éventualité de remettre en place l’impôt sur la fortune (ISF) pour financer la lutte contre la crise sanitaire et économique.

L’ISF a été supprimé en 2018 et remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (IFI), une mesure qui a suscité de vives critiques, certains dénonçant un cadeau fait aux plus riches. Le débat a été relancé après l’appel aux dons lancé par le ministre des Comptes Publics Gérald Darmanin aux particuliers et aux entreprises.

« Je lance un grand appel à la solidarité nationale. Beaucoup de particuliers ou d’entreprises nous demandent comment participer et nous aider. Tous ceux qui le souhaitent pourront le faire prochainement, via une plateforme de dons que nous allons mettre en ligne » a déclaré le ministre dans un entretien au « Figaro ». Il a été immédiatement critiqué par des élus de l’opposition.

« Rétablissez l’ISF d’abord » a, par exemple, répondu sur twitter le député La France Insoumise du Nord Adrien Quatennens, tandis que le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts Julien Bayou s’est insurgé : « trop c’est trop. La solidarité nationale, c’est l’impôt ».

« Il y aura un temps pour le débat fiscal. Mais (…) nous ne sommes pas venus au temps où il faut regarder la fiscalité, qui va payer. Aujourd’hui, ce qui compte c’est que l’Etat fasse bloc pour soutenir nos entrepreneurs. Nous verrons ensuite quels sont les ajustements que nous devons faire en matière de finances publiques » a affirmé Bruno Le Maire. (AFP)

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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