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Covid-19, et demain ? : les trois scénarios de Swiss Life Asset Managers

ActualitésFinance & Bourse

le 25 Mar 2020

Quelles seront ou pourraient être les conséquences s du COVID-19 pour l’économie et les marchés financiers ? Les experts de Swiss Life Asset Managers, Marc Brütsch (« chief economist ») et Michael Klose (« CEO third-party asset management ») formulent trois scénarios.

Le premier, le plus probable selon eux (à 50 %), se base sur l’observation de l’expérience asiatique et conduirait à des chutes de la production de l’ordre de 10-20 % en Europe et aux Etats-Unis au premier semestre 2020. Il s’accompagnerait de mesures budgétaires et monétaires inédites visant à soutenir les entreprises dans leur trésorerie pour éviter les vagues de faillites. Fin du tunnel ensuite, une fois que la quarantaine aura porté ses fruits, avec une «  reprise en U pour les pays développés au second semestre ». Conséquence : « la production retrouverait ses niveaux de fin 2019 au plus tôt fin 2020″.

Des scénarios plus improbables

D’autres scénarios sont évoqués : l’un pessimiste, évoqué avec une probabilité de 30 %, consisterait en une succession de faillites d’entreprises entraînant une nouvelle crise financière, avec un nouveau risque causé par une deuxième vague de contamination en Asie. Le dernier scénario, le plus improbable il est vrai, suppose une baisse rapide du nombre de nouveaux cas ou la découverte d’un traitement ou d’un vaccin.

Dans ce contexte, les experts de Swiss Life Reim considèrent qu’il faut surveiller plusieurs facteurs : sanitaire (pas de deuxième vague en Asie, baisse des nouveaux cas quotidiens en Europe) ; budgétaires et monétaires (une riposte budgétaire crédible des Etats-Unis circonscrit le problème du marché du travail et de la trésorerie des entreprises) et, enfin, conjoncturels (les indices des directeurs d’achats (PMI) européens et le marché du travail devraient chuter).

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 17/01/2022

Investissement : encourageant !

« Avec 6 milliards d’euros investis au cours des trois derniers mois (de 2021), le marché francilien de l’investissement a connu un 4ème trimestre dynamique, mais légèrement décevant au regard de ce qui peut être traditionnellement observé (9,3 milliards d’euros, en moyenne, au 4ème trimestre au cours des cinq dernières années) » note JLL face aux résultats du marché de l’investissement l’an passé. Et de poursuivre : «  seuls 14,7 milliards d’euros ont ainsi été investis sur l’ensemble de l’année, un résultat en recul de 25 % sur un an et inférieur de 34 % à la moyenne des cinq dernières années.

Le marché français dans son ensemble ne recule, lui, que de 10 % d’une année sur l’autre et de 20 % par rapport à sa moyenne sur cinq ans, avec 24,9 milliards d’euros d’investissements en 2021 ». Pour Stephan von Barczy, directeur du département investissement de JLL, « ce résultat n’est pas étonnant ; après un démarrage poussif, en raison notamment du report du Mipim, le marché francilien a été impacté par une inadéquation entre la collecte et les produits proposés par le marché. Par ailleurs, nous avons observé dans certains cas un « pricing mismatch » entre acquéreurs et vendeurs. Ceci a abouti à des délais de négociation plus longs pour les meilleurs dossiers, voire des abandons. De plus, les interrogations des investisseurs vis-à-vis de l’actif bureau ont réduit le périmètre des acheteurs sur cette typologie d’actif, ainsi que les volumes unitaires par acquisition ».

De son côté, CBRE souligne, entre autre, qu’au cours du dernier trimestre 2021, « 10,3 milliards d’euros ont été investis en immobilier d’entreprise, contre 5,9 milliards le trimestre précédent, grâce notamment au dynamisme des grandes opérations (de plus de 100 millions d’euros) ». Nicolas Verdillon, « executive director investment properties », souligne que « les différentes opérations initiées ont pu se concrétiser grâce aux liquidités disponibles importantes, à une amélioration de la conjoncture économique, la confirmation de la reprise du marché locatif et dans un contexte où la prime de risque est toujours attractive ». Pour ce qui est des bureaux, le conseil précise que « plus averses au risque, les investisseurs adoptent des stratégies de recentrage, en se positionnant davantage sur des actifs « prime » et/ou « core ». A l’inverse, cela reste compliqué pour les actifs à risque et localisés en dehors des secteurs établis, et notamment à travers l’accès à la dette pour financer des acquisitions en value add » précise-t-il.

Pour sa part, BNP Paribas Real Estate estime qu’au 4ème trimestre 2021, « les investissements en immobilier d’entreprise ont représenté un total de près de 11 milliards d’euros en France, portant le volume global annuel à 26,7 milliards d’euros, soit une réduction de -8 % sur un an. Avec cette accélération récurrente de fin d’année, les placements retrouvent en 2021 un niveau plus proche de ceux observés dans la moyenne long terme ». Le conseil met en valeur, notamment, le fait que « les investisseurs continuant à privilégier les actifs sans risque, les taux de rendement « prime » se stabilisent pour le bureau et le commerce, se situant à, respectivement, 2,70 et 3,20 % au 1er janvier 2022. Seule la logistique affiche une compression de son taux autour de 50 points de base sur un an pour atteindre 3 % fin 2021. Et Olivier Ambrosiali, directeur général adjoint, en charge du pôle vente et investissement de BNP Paribas Real Estate Transaction France, d’anticiper qu’« au cours de l’année 2022, les volumes d’investissement pourraient connaître un rebond de l’ordre de 10 %, principalement lié à l’amélioration de la situation sur les marchés locatifs et au maintien des taux financiers qui devraient rester attractifs ». De même, d’ailleurs, Stephan von Barczy chez JLL prévoit que  « le marché de l’investissement devrait connaître un regain de dynamisme en 2022 ; le pipeline de transactions identifiées en cours est nettement plus important qu’il y a un an et les pitchs plus nombreux depuis le mois de décembre. Le marché locatif, mieux orienté notamment sur le segment des grandes transactions, va nous aider par l’apport de nouveaux produits calibrés pour le marché de l’investissement. Nous n’anticipons pas de hausses des taux, qu’ils soient financiers ou immobiliers, d’autant que l’indexation aura un effet modérateur sur ces derniers ». Encourageant ! 

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