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Icade révise le montant des dividendes versés à la baisse

ActualitésFinance & Bourse

le 02 Avr 2020

Frédéric Thomas et Olivier Wigniolle

Sur recommandation de son directeur général, Olivier Wigniolle, et en lien avec l’appel du gouvernement aux foncières et grandes entreprises, le conseil d’administration d’Icade, réuni le 1er avril 2020, a décidé « d’ajuster à la baisse » le montant du dividende 2019 qui sera proposé à l’assemblée générale du 24 avril 2020.

Le dividende soumis au vote des actionnaires sera ainsi, explique la foncière, « ramené à la hauteur des obligations de distribution Siic (dont la société reste redevable à fin 2019), soit un dividende total de 4,01 euros, à comparer à 4,81 euros par action initialement proposé (-16,64 %) ».

« La situation financière de la société lui permet de satisfaire à l’ensemble de ses engagements, mais compte tenu de la situation exceptionnelle et de l’appel du gouvernement, il nous est apparu opportun et responsable de faire évoluer notre position. Cette décision a été prise à l’unanimité du conseil et est soutenue par nos trois principaux actionnaires représentés au conseil, la Caisse des Dépôts, le Crédit Agricole Assurances et Icamap » explique Frédéric Thomas (notre photo), président du conseil d’administration.

Icade précise que cette décision a été prise même si le groupe, pour l’heure, ne compte pas faire appel aux prêts garantis par l’Etat ou demander un aménagement fiscal et que le montant des dividendes non versés, soit 60 millions d’euros, sera inscrit dans la trésorerie du groupe pour préparer l’après crise.

Enfin, le conseil d’administration a décidé, à l’unanimité, de ne pas verser la rémunération de l’ensemble des administrateurs (jetons de présence) pour les séances du conseil et des comités essentiellement consacrés à la gestion de la crise sanitaire. Les sommes correspondantes seront dédiées à des associations caritatives en lien avec la pandémie actuelle.

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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