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Le choix Immoweek : Béatrice Lièvre-Théry (Société Générale), une femme dans l’immobilier

ActualitésFinance & Bourse

le 10 Juin 2016

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « pro », nous avons choisi de revenir sur la nouvelle directrice des activités immobilières de la Société Générale, Béatrice Lièvre-Théry. Les femmes sont (hélas !) assez peu nombreuses dans la nébuleuse de l’immobilier (17 % de nos « 300 », selon notre magazine « Les 300 » de mars), donc une nomination à un poste de si haute importance est suffisamment rare pour qu’on s’y intéresse de plus près, a fortiori si elle permet de s’attarder sur les rapports entre l’immobilier et l’une des plus grandes banques françaises…

Succédant à Gérard Fabrolot, à ce poste depuis 2013 et qui a fait valoir ses droits à la retraite, Béatrice Lièvre-Théry, 47 ans, est une ancienne élève de HEC et a d’abord commencé chez la concurrence, en 1991 comme analyste, aux Etats-Unis, pour le Crédit Lyonnais. Elle devient ensuite chargée d’affaires « grandes entreprises » à l’Agence Centrale de Paris et chargée d’opérations financières à la direction financière. En 1999, Béatrice Lièvre-Théry rejoint Suez en qualité de corporate finance officer, avant d’intégrer, en 2005, la Société Générale. Au sein de cette grande banque, elle gravit les échelons : arrivée comme responsable d’études stratégiques, en particulier sur les métiers de la banque de détail, en France, elle est banquier conseil en 2009, puis directrice de l’agence « grandes entreprises » à l’agence Paris Etoile en 2014, avant de parvenir à son poste actuel le 7 juin dernier.

Sa mission ? Développer l’activité de la Société Générale dans l’immobilier français, autour des quatre pôles que recouvre cette direction :

  • Le Crédit Immobilier Général (CIG), agence spécialisée dans le financement immobilier pour les professionnels, propose des solutions aux différents acteurs de l’immobilier, qu’il s’agisse des promoteurs, aménageurs, lotisseurs, fonds d’investissement, sociétés foncières, marchands de biens, sociétés industrielles et commerciales, ou des investisseurs privés. Bureaux, hôtellerie, actifs commerciaux, bâtiments industriels et logistiques, Ephad et immeubles d’habitations sont concernés, et les financements peuvent l’être pour la construction, la réhabilitation, la promotion, les crédits syndiqués, le financement sur le long terme des acquisitions dans une optique patrimoniale, ou sur le court terme pour des actifs destinés à être revendus à la découpe, et restructurer les portefeuilles de crédit.
  • Sogébail-Sogéfimur et Généfim, filiales de crédit-bail immobilier pour accompagner les entreprises et les investisseurs sur tout type de projet immobilier à usage professionnel. Les filiales comptent aujourd’hui 2 600 immeubles en portefeuille et 5 milliards d’euros d’encours gérés.
  • Sogeprom, filiale de promotion immobilière de la Société Générale, présente sur les logements, les résidences services, le tertiaire, l’hôtellerie, les centres commerciaux, en incluant également la commercialisation et le property management. Sogeprom occupait, en juillet 2015, la 11ème place au classement des promoteurs, avec un chiffre d’affaires global de 701 millions d’euros. 3 195 logements étaient réservés et 105 620 m2 d’immobilier tertiaire en cours de réalisation au 1er janvier 2016, dans toute la France, avec plusieurs filiales.
  • SG Real Estate Advisory, filiale pour le conseil aux investisseurs dans l’immobilier, qui offre également des services de courtage, d’investissement et de cession d’actifs.

La direction occupée par Béatrice Lièvre-Théry est rattachée à la Banque de détail.

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 14/06/2021

Bureaux : Paris cartonne…

« Malgré le recours massif au télétravail, le bureau reste la typologie d’actifs privilégiée, mais les investisseurs demeurent sélectifs en ciblant des actifs pouvant délivrer une performance locative pérenne et ayant une localisation attractive » relève Primonial REIM à propos des bureaux dans la dernière livraison de sa publication trimestrielle « Convictions immobilières ».

Surtout, l’institutionnel souligne qu’« en Zone euro, deux capitales ont monopolisé les flux de capitaux : Paris et Berlin ». Et de préciser que « le volume d’investissement en immobilier de bureaux en Europe était de 14,6 milliards d’euros au premier trimestre 2021, un retrait de 57 % sur un an. Stratégie entamée en 2020, les investisseurs ont privilégié les marchés de bureaux à dimension internationale, de qualité, bien desservis et disposant d’un important bassin d’emplois synonyme de bonne capacité de rebond. En Zone euro, Paris arrive en tête du classement avec plus de 3 milliards d’euros d’investissements, suivi par Berlin (700 millions) et Francfort (450 millions d’euros) »…

A propos des taux de rendement, Primonial REIM estime que « dans la centaine de marchés de bureaux analysés, les rendements sont demeurés majoritairement stables pour les zones les plus « prime ». Toutefois, certaines métropoles régionales et marchés secondaires ont connu des décompressions entre fin 2020 et le premier trimestre 2021 (+15 et +25 points de base). A l’inverse, des compressions comprises entre 10 et 50 points de base ont été identifiées, preuve que les marchés s’adaptent rapidement selon le contexte ». Ainsi, « les marchés les plus « core », comme Paris, Munich, Berlin ou Francfort ont aujourd’hui un taux de rendement inférieur à 3 % »…

Pour ce qui est des perspectives, sans surprise, « les marchés des bureaux bien localisés semblent aujourd’hui être les mieux positionnés pour le cycle actuel aussi bien en termes de valeur, de revenus que de liquidité ». Certes, « malgré une diminution de la demande placée au premier trimestre 2021 en raison des restrictions sanitaires dans les différents pays européens, il est encore trop tôt pour quantifier l’impact réel qu’aura le travail à domicile sur le marché des bureaux dans la décennie à venir ». Cependant, « une chose est certaine : il est apparu aux yeux de tous que l’environnement de travail physique et collaboratif contribue au bien-être des salariés et constitue un lieu stratégique pour faire vivre la culture d’entreprise ». Donc, « l’attrait des utilisateurs et des investisseurs pour les marchés centraux « core » et les hubs de bureaux bien desservis à proximité des lieux d’habitation semble se dessiner ». Et « le déblocage et la reprise progressive de l’économie viendront réorienter, trimestre après trimestre, l’ensemble des loyers à la hausse pour les marchés les mieux localisés que nous analysons »… Sans compter que « des opportunités seront à saisir dans les quartiers en devenir proposant des bureaux adaptés aux nouveaux usages lorsque la demande placée confirmera sa reprise »…

Bref, on est très loin de la désaffection pour les bureaux que certains prédisaient…

A noter que dans son « point marché » daté de juin, Laurent Saint Aubin, gérant actions, immobilier Europe chez Sofidy, écrit : « nous pensons que les investisseurs se repositionneront sur les secteurs défensifs, dont l’immobilier, dans les semaines à venir et que certains segments du marché (bureaux « prime », logistique en particulier) sont en capacité d’imposer des hausses de loyers »…

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