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Le choix Immoweek : Delphine Benchetrit et Michaela Robert (Finae Advisors) – « Double(s) expérience(s) »

ActualitésFinance & Bourse

le 18 Mar 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons les lauréates de la « Pierre d’Or Ingénierie Financière », Delphine Benchetrit et Michaela Robert, directrices associées de Finae Advisors.

Créée en 2010 par Delphine Benchetrit et Michaela Robert, Finae Advisors est une société indépendante qui propose aux investisseurs immobiliers de les accompagner dans la mise en place de solutions de financements personnalisées, quelle que soit la taille de leurs projets. En moins de dix ans, elle est devenue un acteur incontournable du marché de « debt advisory ».

Delphine Benchetrit a développé une double expérience dans l’immobilier et dans les banques d’affaires étrangères. Après avoir débuté sa carrière dans l’immobilier d’investissement chez Affine, puis dans la banque (Natixis), elle a créé le pôle immobilier de Lehman Brothers. Elle a pour principale qualité « l’enthousiasme d’un animal social ». Son plus grand défaut : la susceptibilité.

Avocate de formation, Michaela Robert a débuté sa carrière dans des cabinets où elle se spécialise dans l’immobilier. Elle abandonne la robe en 2005 pour rejoindre Morgan Stanley. En qualité de « chief financial officer » des fonds gérés par Morgan Stanley (fonds opportunistes, fonds « core »), elle est alors en charge de structurer des financements dans le cadre des investissements réalisés par ces fonds. La ténacité est sa plus grande vertu, l’impatience son plus grand défaut.

Si Delphine Benchetrit apprécie l’art contemporain sous toutes ses formes, Michaela Robert préfère, quant à elle, les sports de glisse (ski, planche à voile) et le golf.

La Compagnie La Lucette les fait se rencontrer en 2006. La foncière, dont un fonds géré par Morgan Stanley était le principal actionnaire, avait fait de très gros investissements : le portefeuille KanAm, le portefeuille Casino… « J’ai rencontré Delphine en 2006 sur ce dossier » se souvient Michaela Robert. « On a monté et structuré un financement assez complexe avec une mezzanine avec Lehman Brothers qui avait remporté l’appel d’offres ».

Leurs expériences dans de « grandes maisons américaines » les amènent à constater la quasi absence sur le marché français du métier de « debt advisory », par ailleurs très présent en Angleterre et aux Etats-Unis. « Delphine côté bancaire, moi côté investisseurs, nous avions une très bonne complémentarité. Dans un paysage bancaire en pleine mutation, nous nous sommes dit que c’était le bon moment pour tenter une aventure entrepreneuriale » remarque Michaela Robert. Les deux partenaires devenues associées, mais « avant tout amies », mettent à profit leurs propres réseaux. « Petit à petit, nous nous sommes positionnées sur des clients institutionnels (fonds américains, compagnies d’assurances, foncières, promoteurs) car c’était un peu notre ADN ». Tishman Speyer, notamment, leur fait confiance. Depuis, Finae Advisors a accompagné l’investisseur dans toutes ses acquisitions en France.

« Nous avons énormément travaillé notre réseau bancaire, déjà assez solide de par nos histoires professionnelles. Les banques sont, pour nous, un partenaire. Quelque part, elles sont aussi importantes que nos clients » souligne Delphine Benchetrit. « Ce sont nos bonnes relations bancaires qui nous permettent d’optimiser les conditions de financement pour nos clients, de leur assurer la meilleure exécution possible ».

En 2018, Finae Advisors a notamment accompagné JP Morgan pour l’acquisition du « Colysée » ; Apsys pour le refinancement de « Muse » et l’acquisition du 10, rue de Solférino ; Aermont Capital et PW Real Estate sur la tour Aurore. « Avoir un intermédiaire, entre les banques et l’investisseur, permet, dans une dynamique de négociation, d’optimiser le financement ». Leur plus grande réussite ? « Avoir le soutien des banques. Nous parlons le même langage. Pour certaines, c’est rassurant de nous avoir dans le dispositif » constate Michaela Robert.

L’essentiel de l’activité de Finae Advisors consiste en des financements hypothécaires, mais la société met aussi en place des financements mezzanine. « Nous sommes une petite équipe. Si nous prenons un mandat, c’est que nous jugeons le dossier finançable dans des conditions attendues par notre client que nous accompagnons toujours du début du processus de recherche du financement jusqu’au « closing ». Les banques l’ont bien compris » souligne Michaela Robert.

Anne Peyret

La rédaction d'immoweek

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/07/2019

Logistique : un marché plus équilibré…

« Particulièrement animé au 1er semestre 2019, le secteur de l’immobilier logistique français se caractérise par une demande placée culminant à un niveau record de 1 743 000 m2 » constate Arthur Loyd Logistique.

De son côté, JLL estime que le 1er semestre « se conclut avec 1 346 000 m2 d’entrepôts de plus de 10 000 m2 commercialisés sur le territoire français. Si le niveau est légèrement supérieur à celui de l’an passé (+3 %), il demeure, cependant, en deçà de ceux des années 2016 et 2017 qui avaient totalisé, respectivement, 1 660 000 et 1 540 000 m2 ». Et de poursuivre : « alors que le 1er trimestre 2019 aura été le meilleur début d’année de ces derniers exercices avec 846 000 m2 de demande placée, l’activité s’est montrée un peu plus timorée au cours de ces 3 derniers mois avec seulement 500 000 m2 d’entrepôts commercialisés via une vingtaine de transactions ». En revanche, les deux sociétés de conseils souligne une même évolution : «  »fait inhabituel, le marché a été stimulé par une augmentation inégalée des transactions effectuées en dehors de la dorsale, avec 767 000 m2 commercialisés » observe Arthur Loyd Logistique, tandis que JLL souligne que « les marchés dits « secondaires » se montrent tout aussi attractifs que les marchés principaux qui composent la dorsale. Ce trimestre, 1 transaction sur 3 a été réalisée en dehors de l’axe de la dorsale (…) Ainsi, considérant les volumes commercialisés, le rapport entre marchés secondaires et principaux est plus équilibré. Il penche, néanmoins, légèrement en faveur des marchés de la dorsale qui captent 51 % des volumes ». Jean-Marie Guillet, directeur logistique de JLL France, précise : « au regard de son démarrage dynamique et compte tenu de l’encours de transactions, 2019 devrait s’inscrire dans la continuité des performances observée ces derniers années »…

Côté investissement, « avec 960 millions d’euros investis au cours du 1er semestre, le marché de l’investissement en immobilier logistique a démarré timidement l’année 2019, en baisse de 20 % d’une année sur l’autre » met en avant Arthur Loyd Logistique, estimant que « ce ralentissement en trompe l’oeil traduit, tout d’abord, un manque d’offre ». Nicolas Chomette, directeur investissement, ajoutant que « surtout, ces volumes ne reflètent pas l’engouement que suscitent aujourd’hui les actifs logistiques auprès des investisseurs lors des phases d’appels d’offres ». Le conseil affirme que « la physionomie du marché devrait être tout autre dans les mois à venir », sachant que « plusieurs portefeuilles d’un montant supérieur à 250 millions d’euros sont, d’ores et déjà, en cours de commercialisation, sur des profils « core » et « core + », tandis qu’Argan vient d’officialiser l’acquisition du portefeuille Cargo, occupé par Carrefour, pour un montant proche de 900 millions d’euros ». Et la société de conclure : « le marché de l’investissement en immobilier logistique devrait franchir le cap historique des 3 milliards d’euros en 2019″…

Portrait

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