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Le choix Immoweek : Renaud Jezequel (Helaba) – « De la finance à l’immobilier »

ActualitésFinance & Bourse

le 20 Mar 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous vous présentons Renaud Jezequel, directeur général d’Helaba, qui était nommé dans la catégorie « Ingénierie Financière ».

Le directeur général d’Helaba est venu à l’immobilier… par la finance.

A 55 ans, Renaud Jezequel affiche près de trente ans d’expérience dans ce double secteur, de part et d’autre de la Manche et de l’Atlantique. Décidément amateur de traversées, il a même rallié Alcatraz à San Francis- co, à la nage. Ingénieur des Mines et après avoir obtenu un MBA aux Etats-Unis, il a débuté son parcours professionnel pendant trois ans dans le secteur de l’énergie. C’est chez JP Morgan, puis chez City Group qu’il découvre la finance dans les fusions/acquisitions.

En 2000, il passe du conseil au financement en rejoignant le Crédit Suisse, à Londres. Cinq ans plus tard, Pbb (Hypo Real Estate) le persuade de revenir à Paris. Mais en 2011, le groupe Accor le charge de diriger les arbitrages que nécessitaient les externalisations d’hôtels. Il a ainsi mené à bien la cession d’un milliard d’euros d’actifs hôteliers. Et c’est enfin en 2014 qu’Helaba lui propose la direction générale de la succursale française de cette banque mutualiste dont les Länder de Hesse et de Thuringe sont actionnaires. S’adressant à une clientèle d’institutionnels (AXA, Amundi, La Française…), la banque finance des projets d’immobilier commercial, mais aussi des collectivités locales.

L’établissement de la rue Daru, dont Renaud Jezequel anime l’équipe composée d’une vingtaine de personnes, assure, selon un modèle germanique, une croissance robuste, mais sans à-coups. Avec une équipe stable et qu’il entend développer… Les encours sont principalement liés au bureau (60 %), puis à la logistique (25 %) et, enfin, au commerce (15 %). Les opérations sont, en moyenne, d’un volume de 80 millions d’euros, mais peuvent atteindre plusieurs centaines de millions.

Renaud Jezequel se félicite de la belle année 2018, qui l’a conduit à consentir 850 millions d’euros de crédits comme, par exemple, un prêt de 145 millions d’euros relatif à l’immeuble « Balthazar », à Saint-Denis ou une ligne de crédit de plus de 150 millions d’euros accordé à Stam Europe destiné à financer de l’immobilier logistique.

Mettant toute sa ténacité de breton dans son travail, Renaud Jezequel se réjouit de ce beau millésime et affiche sa confiance pour 2019.

Bertrand Desjuzeur

La rédaction d'immoweek

Édito
par Thierry Mouthiez

le 19/10/2020

Le télétravail en question…

L’analyse des conséquences du développement du télétravail à la suite de la crise sanitaire est loin d’être achevée. Ainsi, le 13 octobre dernier, le quotidien « Les Echos » consacrait sa « une » au thème « bureaux : l’onde de choc du Covid-19 », avec des sous-titres tels que « la généralisation du télétravail pour cause d’épidémie favorise la chasse aux mètres carrés » ou encore « l’impact sur l’immobilier de bureaux pourrait être majeur ».

Le lendemain, « Libération » titrait, pour sa part, un article ainsi : « le télétravail abandonné malgré la « deuxième vague » du Covid-19 ».

De son côté, Jean-Marc Peter publiait une analyse dans laquelle le directeur général de Sofidy soulignait, entre autre, qu’« au vu de ses nombreux effets négatifs et nocifs, il peut paraître étonnant de vouloir faire du télétravail la nouvelle règle. L’exemple d’IBM est, à ce titre, très instructif. Pionnier dès 1998 et champion du télétravail pendant près de deux décennies, le géant américain a fait machine arrière en 2017. Certes, IBM a économisé 100 millions de dollars par an en location de bureaux, mais le retour d’expérience est sévère : selon la direction, le télétravail altère la créativité et l’enthousiasme de ses salariés. Pour redynamiser l’innovation et accompagner sa transformation vers le « cloud » et l’intelligence artificielle, IBM a donc demandé au cinquième de ses effectifs qui travaillaient à temps plein à domicile de retourner au bureau. Ce n’est d’ailleurs pas la seule entreprise américaine à avoir fait volte-face. Yahoo !, Best Buy, Honeywell International ou encore Bank of America avaient déjà, plus tôt, stoppé net l’expérience »…

Bien sûr, dans un tel contexte, la référence aux enquêtes d’opinion réalisées auprès des salariés apporte des éléments de réflexion non négligeables. Ainsi, récemment, la société de gestion de SCPI Atland Voisin « a sollicité l’institut OpinionWay pour interroger les Français dont le métier permet le télétravail (55 % des actifs) afin d’avoir leur vision du sujet en dépassant le cadre de la crise sanitaire ». Parmi les résultats, on relève que si « plus de quatre actifs dont le métier leur permet de télétavailler sur cinq estiment que le recours au télétravail en entreprise va se développer à l’avenir en France (85 %) », « seuls 4 % des répondants croient au « tout télétravail », alors qu’ils sont 15 % à penser qu’il se pratiquera de façon exceptionnelle et 63 % pensent qu’il se pratiquera un à deux jours par semaine ». Autre enseignement : « si 81 % des salariés déclarent que leur entreprise prévoit de mettre en place des actions en faveur du télétravail pour les métiers le permettant, seul un sur dix pense que cela se fera de façon pérenne »… Et « in fine, 73 % des Français dont le métier est compatible avec le télétravail souhaiteraient que cette pratique reste minoritaire dans leur quotidien professionnel (0, 1 ou 2 jours par semaine) ». En précisant que « 80 % des répondants pensent que la visio aura plus d’impact que le télétravail sur l’organisation des entreprises. Cet outil va remplacer les déplacements professionnels selon 83 % des répondants »… Et Jean-Christophe Antoine, président d’Atland Voisin, de conclure : « il est très clair que la crise sanitaire a accéléré l’adoption forcée du télétravail par les entreprises, dans un processus qui était déjà entamé depuis plusieurs années. Et il est également clair que le télétravail a montré son efficacité pour maintenir un certain niveau d’activité. Toutefois, nous constatons que les salariés restent très majoritairement attachés au bureau, pour travailler dans les meilleures conditions, favoriser la cohésion et la profondeur des échanges interpersonnels que les outils collaboratifs ne permettent pas (…) Loin d’être « mort » comme certains ont pu l’annoncer, le bureau va néanmoins devoir s’adapter et se réinventer pour mieux prendre en compte des situations inédites telles que celle que nous venons de traverser. Le rapport à l’open space va sans doute changer, la gestion des flux de personnes sera sans doute repensée, la prise en compte des enjeux environnementaux va sans doute s’accélérer, mais ici aussi ce sont des processus entamés que la pandémie n’a fait qu’accélérer… »… De son côté, la Chaire Workplace Management de l’Essec Business School, qui a réalisé une enquête en ligne sur ce sujet, conclut que « le bureau n’a pas dit son dernier mot ! »…

Et, si les institutionnels poursuivent leurs investissements dans les bureaux, c’est bien qu’ils considèrent que le tout télétravail n’est pas pour demain…

Portrait

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