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Le choix Immoweek : une première vente d’immeuble via « blockchain » en Europe

ActualitésFinance & Bourse

le 26 Juin 2019

La « blockchain » est l’une des technologies les plus scrutées de ces derniers temps en « fintech » et l’immobilier ne pouvait pas être en reste : Equisafe a réalisé une belle première en bouclant, le 25 juin 2019, la première vente d’immeuble via la technologie « blockchain » en Europe, pour un montant de 6,5 millions d’euros. Et pour un actif à Boulogne-Billancourt (92), l’hôtel particulier « AnnA ». Le « deal de la semaine » s’imposait.

L’opération a été menée par six partenaires : la plate-forme d’investissements Equisafe, le cabinet d’avocats CMS Francis Lefebvre Avocats, Coblence & Associés, Screeb Notaires et les promoteurs Sapeb Immobilier et Valorcim.

L’hôtel particulier, une bâtisse de style Mansart datant du début du XXème siècle, a fait l’objet, tout d’abord, d’un processus de vente classique, via un acte notarié qui a validé la valeur de l’immeuble et marqué le transfert de ce dernier vers une société par actions simplifiée (Sapeb AnnA). Equisafe a, ensuite, enregistré cette société en tant qu’émetteur dans son système, avant de la diviser en une centaine de parts digitalisées (aussi appelées « tokens » ou « jetons »). L’ensemble de ces parts émises par la société Sapeb AnnA a été transféré, via la blockchain, au promoteur Sapeb Immobilier, assisté du promoteur Valorcim ; un promoteur immobilier exerce ainsi ses droits de propriété sur un immeuble entier via la blockchain, pour la première fois en Europe. Les documents traditionnellement échangés sur la chaîne de vente d’un bien immobilier (acte notarial, certificat de propriété, données d’identification des acheteurs et des vendeurs…) sont tous enregistrés et chiffrés sur le registre virtuel blockchain, infalsifiable et accessible en permanence, 24h/24h.

Le but d’une telle technologie ? Permettre une plus grande liquidité en rendant les transactions plus rapide et plus faciles, via un échange plus rapide des informations, la fractionnalisation à l’infini des parts de propriété par la tokenisation et le gain de temps.

Equisafe lancera une plate-forme d’investissements à l’automne 2019, opérationnelle pour les investisseurs, particuliers comme professionnels, qui permettra d’accéder en trois clics aux offres d’investissements mises en ligne par les émetteurs de titres sur la plateforme Equisafe. Une telle opération fera-t-elle boule de neige ? L’avenir le dira…

Le défi que nous nous sommes lancé aujourd'hui ? Rendre la pierre liquide et accessible au plus grand nombre. Demain, nous souhaitons que chacun puisse devenir copropriétaire d'un bien immobilier aussi simplement qu'on achète un livre sur Amazon.

Bilal El Alamy et Frédéric Bertoïa, cofondateurs d'Equisafe

La différence entre une opération classique et une opération telle que AnnA, c'est que les droits afférant à la propriété de la société qui détient cet immeuble sont désormais entièrement codés dans la blockchain. Chaque jeton est ainsi codé pour renfermer les conditions d'achat, de vente et d'échange des titres, ainsi que les droits auxquels il donne accès (dividendes, vote…).

Bilal El Alamy, cofondateur d'Equisafe

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Catherine Bocquet

le 11/10/2019

Vertige de la tour

A s’en démettre les cervicales. Une ballade dans les rues de Chicago peut être source d’accidents tant la tentation de n’avancer que tête en l’air est forte.

Car la ville des vents (« Windy City ») qui fut découverte au milieu du 17ème siècle par deux missionnaires français, n’a pas la timidité des villes européennes face aux gratte-ciel. Le choix de construire en hauteur, ce parti-pris d’aller plus haut, Chicago l’a adopté il y a fort longtemps, après le grand incendie qui détruisit la ville (principalement constituée de bois) en 1871. D’une catastrophe, les élus ont fait une aubaine, en réinventant la ville non plus en l’étalant, mais en la grandissant. Dans les années 1890, le premier gratte-ciel y fut construit, le Monadnock Building. En 1893, Chicago célébrait son renouveau en accueillant l’Exposition Universelle. A l’inverse, alors qu’elle a formé quelques uns des grands architectes du Nouveau Monde, l’Europe, et la France en particulier ont toujours eu, à l’égard des tours, une relation ambiguë.

La grande hauteur est certes aujourd’hui plus présente dans le débat architectural et économique, mais elle existe peu, hormis dans quelques îlots du territoire. Si, à La Défense, les tours font désormais partie du paysage – encore que celles voulues par Hermitage fassent, pour d’autres raisons aussi, beaucoup grincer des dents -, elles sont toujours loin de faire l’unanimité. Les récentes levées de bouclier contre des tours en centre-ville – Toulouse, qui verra bien le jour, ou Grenoble, qui est tombée aux oubliettes – le montrent. Le plafonnement à 37 mètres à Paris (avec des dérogations dans certaines Zac) limite les ambitions.

Pourtant, que la tour peut être belle – et « durable » ! Et s’envisager non pas seulement comme un objet froid, mais un ensemble élégant, qui peut accueillir de multiples fonctions. Atout non négligeable, la tour peut s’accommoder de parcelles assez modestes et s’insérer dans des îlots plus historiques. Pourquoi alors ne pas s’inspirer – pour une bonne raison cette fois – de ce qui se réussit ailleurs ? Certains aménageurs y réfléchissent, dit-on.  Mais à la veille des municipales – et nous sommes toujours à la veille d’une élection – il semble que les élus, eux, y sont moins prêts.

Portrait

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