Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Finance & Bourse > Actualités > Le fonds Eurozone Logistics Fund de BNP Paribas...

Le fonds Eurozone Logistics Fund de BNP Paribas REIM atteint les 300 millions d’euros d' »equity »

ActualitésFinance & Bourse

le 18 Juil 2019

BNP Paribas REIM annonce le « closing » final de son véhicule Eurozone Logistics Fund, qui a atteint son « hard cap » de 300 millions...

Cette partie du site est réservée aux abonnés

Connectez-vous

OU

Abonnez-vous

Abonnement

Pour moins de
4€ / Jour

Je m'abonne

Édito
par Catherine Bocquet

le 11/10/2019

Vertige de la tour

A s’en démettre les cervicales. Une ballade dans les rues de Chicago peut être source d’accidents tant la tentation de n’avancer que tête en l’air est forte.

Car la ville des vents (« Windy City ») qui fut découverte au milieu du 17ème siècle par deux missionnaires français, n’a pas la timidité des villes européennes face aux gratte-ciel. Le choix de construire en hauteur, ce parti-pris d’aller plus haut, Chicago l’a adopté il y a fort longtemps, après le grand incendie qui détruisit la ville (principalement constituée de bois) en 1871. D’une catastrophe, les élus ont fait une aubaine, en réinventant la ville non plus en l’étalant, mais en la grandissant. Dans les années 1890, le premier gratte-ciel y fut construit, le Monadnock Building. En 1893, Chicago célébrait son renouveau en accueillant l’Exposition Universelle. A l’inverse, alors qu’elle a formé quelques uns des grands architectes du Nouveau Monde, l’Europe, et la France en particulier ont toujours eu, à l’égard des tours, une relation ambiguë.

La grande hauteur est certes aujourd’hui plus présente dans le débat architectural et économique, mais elle existe peu, hormis dans quelques îlots du territoire. Si, à La Défense, les tours font désormais partie du paysage – encore que celles voulues par Hermitage fassent, pour d’autres raisons aussi, beaucoup grincer des dents -, elles sont toujours loin de faire l’unanimité. Les récentes levées de bouclier contre des tours en centre-ville – Toulouse, qui verra bien le jour, ou Grenoble, qui est tombée aux oubliettes – le montrent. Le plafonnement à 37 mètres à Paris (avec des dérogations dans certaines Zac) limite les ambitions.

Pourtant, que la tour peut être belle – et « durable » ! Et s’envisager non pas seulement comme un objet froid, mais un ensemble élégant, qui peut accueillir de multiples fonctions. Atout non négligeable, la tour peut s’accommoder de parcelles assez modestes et s’insérer dans des îlots plus historiques. Pourquoi alors ne pas s’inspirer – pour une bonne raison cette fois – de ce qui se réussit ailleurs ? Certains aménageurs y réfléchissent, dit-on.  Mais à la veille des municipales – et nous sommes toujours à la veille d’une élection – il semble que les élus, eux, y sont moins prêts.

Portrait

Chargement