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Le « maire de la commune France » à la reconquête des territoires

ActualitésTerritoires

le 20 Nov 2019

Il faisait froid hier, dans ce hall de la Porte de Versailles. Un froid dégagé par les quelque 11 000 inscrits au 102ème Congrès de maires de France, ceux qu’on nomme souvent « le bloc communal ».

A cet avis de fraîcheur s’était ajouté un lourd et long silence (plus de deux minutes) au moment de l’arrivée du Président de la République, Emmanuel Macron, venu, accompagné de plusieurs de ses ministres, retisser (recoudre a-t-on entendu dans les allées) les liens avec les élus. Il y a un an, ceux-ci, qui n’avaient pas apprécié la non venue du Chef de l’Etat au Congrès, le lui ont clairement signifié à nouveau.

Le ton était donné et le discours du président de l’Association des Maires de France ne fut, ensuite, pas de nature à réchauffer les rapports. François Baroin avait, en effet, fait le choix d’attaquer, point par point, quelques-uns des choix politiques et budgétaires du gouvernement. Premier sujet, celui qui avait valu à Emmanuel Macron, il y a deux ans, d’être copieusement sifflé : la suppression de la taxe d’habitation. « Cela ne passe pas très bien ; ça laisse un goût amer qui reste en travers de la gorge ; c’est une discussion délicate, elle est à peine engagée » a entamé François Baroin, avant d’ajouter : « comme tous les chefs de l’Etat, et vous n’êtes pas le premier, vous avez décidé de supprimer un impôt qui ne vous appartenait pas ». Le visage crispé du Chef de l’Etat qu’on aperçut alors prédisait la réplique. Elle fut cinglante et au tout début d’un discours qui aura duré un peu moins de deux heures : « sur la taxe d’habitation, si lors de votre prochaine campagne (pour les municipales, ndlr), beaucoup de vos électeurs vous en reprochent la baisse, faites-le moi savoir (…) » a-t-il lancé avec ironie, suggérant ensuite que les élus pourraient « empocher des félicitations ». Emmanuel Macron a ensuite fait le choix, non pas de répondre point par point aux propos du patron de l’AMF («si j’avais voulu répondre point par point, j’aurais été ministre ou Premier ministre. C’est d’ailleurs pour ça que je vous les envoie » a-t-il lancé), mais de parler valeurs et engagements pour « réinventer les territoires ». Pour rallier l’auditoire à sa cause, Emmanuel Macron a aussi joué la proximité et la complicité, se décrivant comme « maire de la commune France. Quand il y a un problème, on vient vous voir. Et quand ce n’est pas vous, c’est moi ». Des applaudissements polis ont conclu son propos, gage selon des chuchotements entendus à la sortie, qu’une « première pierre » dans la réconciliation a bien été posée…

Catherine Bocquet

Rédactrice en chef

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

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