Chargement

fredday : bool(true)
retour Accueil > Logistique > Actualités > Argan : revenus locatifs en hausse de 60 % au 1er...

Argan : revenus locatifs en hausse de 60 % au 1er trimestre…

ActualitésLogistique

le 01 Avr 2020

Au 1er trimestre 2020, Argan enregistre une croissance de ses revenus locatifs de plus de 60 % par rapport un premier trimestre 2019, à 34,8 millions d’euros (contre 21,7 millions un an auparavant).

Le groupe explique cette « forte croissance » par « le résultat de l’acquisition du portefeuille de 22 entrepôts loués à Carrefour, intervenue le 15 octobre 2019, et l’effet année pleine des loyers générés par les développements de l’année 2019 ».

Face à la crise du Covid-19, la foncière spécialisée dans le développement et la location d’entrepôts « premium » rappelle avoir « assuré la continuité de fonctionnement de la société grâce au télétravail et à une permanence physique restreinte, qui lui permettent de conserver une relation étroite avec ses clients locataires ». Les chantiers sont provisoirement arrêtés, mais, comme l’indiquait dans nos colonnes Jean-Claude Le Lan, président du directoire d’Argan, « les livraisons prévues en 2020 devraient pouvoir être assurées sous réserve de pouvoir reprendre les travaux à la fin du second trimestre, celles-ci n’ayant que peu d’impact sur les revenus locatifs 2020″…

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Thierry Mouthiez

le 06/07/2020

Bureaux : la qualité, d’abord !

« En règle générale, le « flight to quality », souvent évoqué, sera déterminant » affirme Denis François dans un récent « point de vue » publié dans nos colonnes et dans lequel cet expert renommé, aujourd’hui senior advisor chez Swiss Life AM, analyse l’évolution des différentes classes d’actifs post Covid. Il précise : « quel que soit l’actif, l’occupation (qualité et solidité du locataire, nature et durée du bail, loyer égal ou proche du loyer de marché) constituera l’élément majeur de toute valorisation ou décision d’investissement ».

Ce qui, effectivement, se vérifie dès maintenant sur le marché des bureaux, qui semble plutôt actif. Ainsi, Stephan von Barczy souligne, dans une récente interview, le dynamisme des marchés : « du 1er janvier à fin mai 2020, les volumes investis en immobilier d’entreprise en France ont atteint 11,7 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % sur un an, légèrement en deçà de la hausse annuelle de 35 % enregistrée pour les volumes du second semestre 2019. Au regard du contexte actuel, ce résultat reste très satisfaisant ». Surtout, le directeur du département investissement de JLL, affirme, à propos du créneau des bureaux : « bien que l’investissement ait ralenti, les actifs « core » ont été particulièrement ciblés par les investisseurs dans une logique de « flight to quality » ».
Une stratégie plus aisément applicable dans un marché solide, au sein duquel, « à l’échelle de l’Ile-de-France, plus de la moitié (53 %) des mouvements d’entreprises proviennent de secteurs d’activités plutôt résilients » estime Cushman & Wakefield. Dans une récente « analyse croisée des dynamiques du marché des bureaux, selon les secteur d’activité des entreprises et les micro-marchés franciliens », le conseil ajoute que « l’impact du ralentissement économique serait modéré pour un quart des entreprises franciliennes et, au contraire, plus sévère pour 21 % d’entre elles »…
Et, bien entendu, dans le cadre d’une telle stratégie globale, la Capitale devrait pouvoir conserver son rang de première cible auprès des investisseurs. La conclusion de l’étude de Cushman & Wakefield lui est ainsi favorable : « de manière général, on remarque que les marchés les plus spécialisés, en raison du déséquilibre créé par la typologie d’activités des entreprises principalement situées sur une partie des première et deuxième couronnes, sont davantage exposés lors des crises économiques. La diversification des activités sur un marché immobilier contribue donc à sa résilience : Paris en est un parfait exemple »…

Portrait

Chargement