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Le choix Immoweek : Manuelle Gautrand, l’audace de réinventer la ville

ActualitésGreen & Innovations

le 15 Sep 2017

L’architecture est une nouvelle fois à l’honneur de ce rendez-vous Immoweek, que nous avons choisi de consacrer à une « pro » : Manuelle Gautrand.

Elle est, en effet, le premier architecte français (et la première femme) à remporter le Prix européen d’architecture décerné à Athènes par « The European Centre for Architecture Arts Design and Urban Studies » et « The Chicago Athenaeum : Museum of Architecture and Design ». Un prix que le président de The Chicago Athenaeum, Christian Narkiewicz-Laine, a accompagné d’un bel hommage. Il souligne ainsi que « Manuelle Gautrand a travaillé avec diligence pour ré-enchanter la ville en réinventant, en renouvelant et en innovant par le biais d’un chemin de conception pluraliste, plein de réponses inattendues, de prises de risques, de surprises et d’attentes architectoniques qui sont audacieuses, rafraîchissantes et provocantes. » Et de comparer l’œuvre de l’architecte à la poésie du Prix Nobel de Littérature française, Saint John Perse : « le luxe de l’inaccoutumance » (phrase que l’écrivain applique à la définition de la culture, Ndlr). Les réalisations de l’architecte, que nous avons à plusieurs reprises évoquées dans nos parutions, ne manquent jamais de répondre à cette définition.
Et comme il n’est de « choix » de pro sans biographie, voici quelques éléments du parcours de la lauréate.
Nommée, en décembre dernier, présidente de l’Académie d’Architecture de Paris, Manuelle Gautrand est née en 1961. Elle fonde, à 30 ans, sa propre agence et réalise plusieurs centres commerciaux, musées, théâtres et équipements culturels. Parmi les œuvres qui ont marqué le grand public, figurent notamment l’extension du musée d’art moderne de Villeneuve-d’Ascq (LaM), la modernisation de la Gaîté Lyrique de Paris et la belle marquise des Galeries Lafayette de Metz…

A pour ceux qui voudraient mieux connaître le travail de Manuelle Gautrand, une exposition lui est dédiée depuis le 8 septembre dernier à l’espace contemporain d’Athènes, au 74, rue Mitropoleos…

La rédaction d'Immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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