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Le choix Immoweek : Bouygues Construction agrandit Monaco

ActualitésGreen & Innovations

le 01 Sep 2016

Pour ce rendez-vous d’Immoweek consacré au « + », au lieu de vous faire découvrir l’insolite de l’immobilier à travers le monde, nous restons en France… Tout en changeant de pays. En effet, Monaco est à l’étroit sur ces 2 km2 de superficie et de l’idée de grignoter de l’espace sur la mer est une partie intégrante de la politique de la principauté. Bouygues Construction doit maintenant aider Monaco à conquérir 6 hectares dans l’Anse du Portier, avec un éco-quartier ultra-moderne…

Cela faisait plusieurs années que le futur quartier du Portier, annoncé officiellement en 2015, était à l’étude : dans le passé, Monaco a déjà conquis plus de 40 hectares sur la mer au fil des ans ; le fameux stade Louis II est notamment érigé sur ces nouveaux territoires.

Ce nouvel espace comptera un écoquartier avec 60 000 m2 de logements de luxe (dans l’une des villes les plus chères au monde, il s’agit très souvent d’un pléonasme), un parc d’un hectare, un port, des équipements publics, un parking et une promenade littorale piétonne.

Triple pari pour Bouygues Construction, avec son budget d’un milliard d’euros. Tout d’abord, un chantier entièrement marin, avec une ceinture de 18 caissons en forme de trapèze de 26 mètres de haut, posée sur un remblai sous-marin. Le but de ces caissons de 10 000 tonnes : protéger le quartier des fortes houles.
La deuxième contrainte, c’est l’environnement, dans un Rocher très soucieux de sa flore sous-marine, avec la réserve du Larvotto toute proche, où seront placés les grandes nacres (parmi les plus grands coquillages au monde) ; les posidonies de la zone du chantier, ces plantes aquatiques vivant sous l’eau, seront immergées dans des caisses spéciales avant de retrouver leur milieu originel.
Troisième défi, le bruit, en raison de l’environnement très dense de la principauté. Des multiples certifications environnementales sont visées, telles que BREEAM, Biodivercity, Port Propre ou HQE Aménagement.

Début des travaux en janvier 2017, pour une durée de quatre ans et demi, avec livraison des appartements de luxe en 2025…

Arthur de Boutiny

Journaliste Rédacteur

Édito
par Thierry Mouthiez

le 21/09/2020

Complexe !

Pour l’instant, le bureau reste (avec la logistique et, de plus en plus, l’habitation, qui redore son blason auprès des institutionnels) la classe d’actifs immobiliers lorgnée par les professionnels. Il n’empêche que la prudence demeure, néanmoins, de mise.

« Dans la situation actuelle, nous craignons une vague dont on ne connaît ni la date d’arrivée ni la violence. S’agira-t-il d’une grande marée ou plus ?… » : c’est l’image employée par Stéphane Guyot-Sionnest pour illustrer ses inquiétudes, comme celle de nombre d’autres conseils, quant à la santé des entreprises et ses conséquences inéluctables en matière de demande placée de bureaux. Le co-président de Catella fait valoir que « si la crise de 2007/2008 avait un caractère essentiellement financier, la raisonnance économique de la crise sanitaire actuelle est beaucoup plus forte ». Non seulement certaines entreprises devraient être contraintes de réduire la voilure en matière d’occupation de bureaux, mais, plus généralement, la crise sanitaire et les multiples incertitudes qui l’accompagnent constituent autant de facteurs d’immobilisme. « Un contexte qui amène plutôt à anticiper une nouvelle hiérarchisation des valeurs locatives » souligne Stéphane Guyot-Sionnest. D’ailleurs, dans une récente étude sur le marché locatif francilien, Savills estime que « l’évolution des loyers est amenée à évoluer à terme. Dans les prochains mois, il est probable d’assister à une stabilisation, voire une baisse des valeurs locatives. D’une part, parce que la demande devrait continuer de baisser à l’échelle régionale ; d’autre part, parce qu’avec les livraisons attendues en cours d’année, la remontée de la vacance devrait se poursuivre ». Et la société de conseil de faire également un parallèle avec la précédente crise : « cette accalmie est, toutefois, susceptible de ne se concrétiser qu’à partir du troisième trimestre 2020. Pourrait alors se mettre en oeuvre un mécanisme correctif proche, par son ampleur, de celui qui avait prévalu suite à la crise financière de 2007/2008 (avec une baisse de l’ordre de 15 % du loyer « prime ») »…

Et Stéphane Guyot-Sionnest de conclure que « les experts devront prendre en compte, en fin d’année, la situation de chacun des locataires, ainsi que l’évolution des valeurs locatives. Avec leurs conséquences, par exemple, sur les LTV »… Ce qui amène le co-président de Catella à parler d’un « contexte nettement plus complexe en matière d’anticipation », dans lequel « l’expérience et le travail feront la différence »…

Portrait

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