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Le choix Immoweek : Catherine Papillon (BNP Paribas Real Estate) – « Donner du sens à l’immobilier »

ActualitésGreen & Innovations

le 04 Fév 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous commençons avec la lauréate de la « Pierre d’Or Innovation », Catherine Papillon, directrice développement durable et RSE chez BNP Paribas Real Estate.

Au lumineux cinquième étage du siège de l’entreprise, quai de Stalingrad, à Issy-les-Moulineaux, le nouvel aménagement est flambant neuf. «Nous avons décidé de nous installer nous-mêmes dans une configuration flex office, ce qui nous permet de pouvoir mieux conseiller nos clients» explique Catherine Papillon, directrice développement durable et RSE chez BNP Paribas Real Estate.
Rien de tel, en effet, qu’un test grandeur nature pour appréhender les nouveaux modes de travail. Dotés de moquettes moelleuses pour étouffer les bruits, les espaces sont sobres et spacieux, ponctués de box dédiés pour travailler en petits groupes en toute discrétion ou s’isoler pour boucler un dossier. Une salle ouverte avec des tables hautes permet d’organiser un meeting informel en buvant un café, l’espace d’attente est décoré comme une bibliothèque et des œuvres d’art ponctuent les différents espaces. Fini les bureaux attribués, place aux casiers pour y déposer son ordinateur chaque soir et passer au zéro papier. «C’est une très bonne expérience pour nos collaborateurs et, pour ma part, je m’y adapte avec bonheur» confie Catherine Papillon en souriant.
Son enthousiasme, c’est sans doute ce qui a marqué sa carrière, alors qu’elle est arrivée dans le secteur de l’immobilier par hasard, après avoir passé une maîtrise de Lettres Modernes à la Sorbonne et obtenu un troisième cycle en Sciences de la Communication au Cnam : «j’ai répondu à une annonce publiée dans «Le Figaro» et j’ai été embauchée chez Auguste-Thouard, au département commerce, rue d’Astorg, à Paris» raconte cette amatrice de ski, qui aime passer des heures à arpenter les rues de Paris au gré des expositions et des spectacles, concerts ou pièces de théâtre.«Ma première mission consistait à identifier des clients potentiels. Alors, je lisais beaucoup les journaux pour suivre l’actualité des entreprises et constituer une base de données». De fil en aiguille, elle prend en charge le marketing et la communication de l’entreprise: «j’ai rédigé des mailings, j’allais dans les salons, je prenais déjà contact avec des journalistes… J’ai, depuis, participé à tous les Mipim» précise-t-elle. En 1990-1991, avec la crise, «on m’a fortement recommandé de passer à l’opérationnel» se souvient cette membre du Cercle des Femmes de l’Immobilier. «Ce n’était pas ma formation initiale, mais je n’avais rien à perdre et, pendant un an, je me suis consacrée à la transaction, en créant ainsi mon propre poste. En m’adaptant à chaque fois, j’ai grandi avec l’entreprise, au fil des rachats, des réorganisations et de ses évolutions. Au fur et à mesure, cela m’a permis d’évoluer à l’international et de passer de la communication au marketing et, aujourd’hui de devenir directrice internationale du développement durable-RSE».
De fait, cette professionnelle pragmatique n’a jamais quitté l’entreprise, devenue BNP Paribas Real Estate, accompagnant notamment, chemin faisant, pas moins d’une dizaine de changements de marque! «En 30 ans de carrière, j’ai eu une bonne quinzaine de patrons et non des moindres. De ces multiples expériences, j’ai retenu deux choses fondamentales. D’une part, il faut être proche de l’opérationnel et servir le business. Ensuite, tout suit. Aujourd’hui, je dois développer une stratégie pour tous les métiers, tous les pays et toutes les fonctions sur les volets économique, environnemental et social. D’autre part, il faut toujours dire ce que l’on pense et lorsque l’on n’est pas d’accord, il faut le dire. Ensuite, c’est accepté ou non, mais, en tous cas, c’est dit. Il faut poser ses valeurs» estime-t-elle. Parmi ses multiples initiatives, citons-en deux: le prix des espoirs de l’Architecture, qui prépare déjà sa douzième édition et qui récompense d’une bourse, au terme d’un concours, des étudiants inscrits en quatrième ou cinquième année d’écoles d’architecture; et l’initiative Solid’Office, une association dont l’objectif est de proposer des bureaux à prix modique pour des chercheurs d’emploi, en partenariat avec Bureaux à Partager, pour la gestion des espaces rendus disponibles, en attendant une transaction par exemple, et CoJob, qui anime des ateliers et des sessions de coaching. De quoi donner du sens à l’immobilier solidaire.

Virginie Grolleau

La rédaction d'immoweek

Édito
par Jean-Baptiste Favier

le 20/02/2020

Logistique : des rendements sous pression

La logistique donne de l’appétit aux investisseurs ! En quête de diversification dans leurs allocations en matière d’immobilier tertiaire, les institutionnels – français comme internationaux – ont fini d’observer ce marché et passent à l’action. Le résultat, nous l’avons déjà évoqué : une année 2019 de tous les records, avec 4,7 milliards d’euros investis, selon les derniers chiffres de JLL.

Le groupe Panhard a récemment rappelé l’acquisition, réalisée pour le compte d’Ivanhoé Cambridge, du portefeuille logistique de Carlyle. Sans oublier un (le ?) mega-deal de l’an passé : l’acquisition, par Argan – spécialiste dans le domaine, donc un habitué du « risque logistique » -, du portefeuille Cargo : 22 plateformes logistiques « premium » pour 898 millions d’euros. « Au-delà de cette transaction, l’année se démarque par un nombre de signatures record puisque l’on en comptabilise 88, contre 41, en moyenne, sur les 10 dernières années. Plus présents en fin d’année que durant le 1er semestre, les portefeuilles représentent 56 % du montant investi » fait valoir JLL.

La société de conseil explique également l’atout français dans le domaine : 45 % des investissements totaux ont été réalisés par des acteurs français ; minoritaires donc, au profit des internationaux. Une forte présence américaine (avec 17 % des montants investis), « mais également britannique et allemande » avance JLL, qui constate également l’émergence d’investisseurs asiatiques, « notamment en provenance de Corée du Sud ». Et le directeur investissement logistique France, Simon-Pierre Richard, de souligner que « dans un contexte jonché d’incertitudes, mais également caractérisé par une activité soutenue à l’échelle européenne, la stabilité de la France lui permet d’endosser le rôle de pépite sur ce marché ».

Face à cet appétit grandissant et à la raréfaction des actifs à la vente – qui redonne, d’ailleurs, des ailes au marché de la vente « en blanc » -, « le taux de rendement « prime », réévalué à la baisse en fin d’année, se tient désormais à 4 % » met en garde JLL, qui ajoute même que « ce niveau plancher est susceptible d’évoluer de nouveau dans les mois à venir, le contexte économique continuant de maintenir les taux sous pression »…

Portrait

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