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Le choix Immoweek : en résidentiel, des hausses de prix qui donnent le tournis !

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le 07 Mai 2019

Les premiers bilans semestriels tombent, promoteurs, commercialisateurs et foncières commencent à livrer leurs résultats. L’occasion pour la rédaction de sélectionner un « chiffre » pour ce « choix Immoweek ». Et nous retenons l’évolution des prix dans le résidentiel (notamment l’ancien) : +3 % à fin mai 2019 ! C’est encore une progression conséquente, même si le phénomène se tasse légèrement…

Et c’est avec Ikory que nous commençons cette radiographie de marché. Le conseil (fondé par Stéphane Imowicz) fait valoir, en ce début d’année, une conjoncture économique européenne qui « marque le pas » : croissance affaiblie, inflation ralentie, hausse de taux reportée à fin 2019… et pourtant, la France continue de bénéficier d’une consommation soutenant la croissance, d’une inflation encore faible et ce, malgré « les tensions sociales de ces derniers mois ». En moyenne sur tout le territoire métropolitain, le nombre annuel de transactions à fin février dernier s’élève à 974 000 unités, soit une hausse de 1,2 % par rapport à fin février 2018.

Les prix, eux aussi, poursuivent leur hausse : +3,2 % sur un an à fin décembre 2018. Et sur le premier semestre 2019, Ikory se base sur les avant-contrats des notaires pour avancer cette hausse de 3 % à fin mai 2019, citée plus haut. La société de conseil détaille : « [cette hausse, ndlr] serait de 4,4 % pour les appartements et de 2,4 % pour les maisons. En régions, cette hausse des prix atteindrait 4 % pour le collectif et 2,2 % pour l’individuel ».

Ikory observe « plus que jamais », une dichotomie dans ce marché résidentiel ancien français : « un marché extrêmement dynamique dans les grandes villes aux bassins économiques actifs et un second, assagi voire atone, dans de plus petites villes ».

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En Ile-de-France, le second semestre 2018 a été particulièrement actif, souligne le conseil : « l’atterrissage 2018 est supérieur de 9 % par rapport à la période haute des années 2000 précédant la crise financière et de 23 % par rapport à la moyenne des dix dernières années ». Les prix à fin avril des logements collectifs (les appartements) sont en augmentation de 4,5 % sur une an et de 1,5 % sur trois mois ; celui des maisons également, à +4,3 % fin avril sur un an (+3,5 % en décembre 2018 sur un an).

Et pour voir les flambées de prix dans les grandes villes françaises, PriceHubble a récemment publié une vidéo permettant de bien prendre en considération le phénomène, ville par ville, quartier par quartier, de 2014 à fin 2018. Cette startup, qui « développe depuis 2016 des algorithmes d’estimation immobilière ultra-précis », s’est ainsi basée sur les données de ventes de biens immobiliers mises en ligne en « open data » par le ministère de l’Economie. Cinq années de hausses résumées en quelques secondes… de quoi rapidement donner le tournis (surtout dans les arrondissements de Paris présentés) !

Pour reprendre un dicton chéri par de nombreux professionnels : les arbres vont-ils monter jusqu’au ciel ?

Jean-Baptiste Favier

Chef des informations

Édito
par Valérie Garnier

le 16/09/2020

De l’importance du logement…

Le gouvernement aurait-il pris (enfin, diront certains…) la mesure de l’importance du logement en France ? Il est vrai que dans l’ambiance de la crise sanitaire actuelle, l’habitation reste non seulement le principal souci de nombreux Français, mais aussi leur principal objectif d’investissement, dans un contexte où les marchés financiers sont particulièrement perturbés.

En tout cas, le Président de la République Emmanuel Macron s’est, tout récemment, doté d’un conseiller technique logement en la personne de Cédric Loret (qu’il « partage » avec le Premier ministre, Jean Castex). De son côté, Emmanuelle Wargon, ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition Ecologique, chargée du Logement, s’est entretenue lundi 14 septembre avec Jacques Wolfrom, directeur général du Groupe Arcade et Méka Brunel, directrice générale de Gecina. En attendant d’autres consultations… Des signaux à relever alors que le monde HLM et celui du 1 % sont en ébullition.

Plus généralement, nos « Trophées Logement & Territoires » 2020 qui se tiendront le 12 novembre prochain seront l’occasion de dresser un premier bilan de la crise sanitaire et ses conséquences en matière de logement, avec l’impact (notamment) du télétravail. L’occasion, en respectant évidemment toutes les règles sanitaires, de s’interroger pour savoir si cette crise n’est pas une « crise salutaire », puis d’évoquer la politique de relance du logement mise en place par les pouvoirs publics avec le plan « France Relance ». Des sujets qui, n’en doutons pas, réapparaîtront lors des prochaines échéances électorales…

Portrait

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