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Le choix Immoweek : Eric Costa (CityNove AM-Groupe Galeries Lafayette) – « Le commerce de demain »

ActualitésGreen & Innovations

le 06 Fév 2019

Les « Pierres d’Or » 2019 sont à présent achevées ! Pour prolonger un peu le souvenir de cet évènement, vous pourrez retrouver, jour après jour, dans le « choix Immoweek », les portraits des lauréats et des nommés, tels qu’ils ont été réalisés pour les « Pierres d’Or ». Aujourd’hui, nous continuons avec une des nommées de la catégorie « Innovation », Eric Costa, président de Citynove Asset Management-Groupe Galeries Lafayette.

Il y a chez Eric Costa, président de Citynove, la filiale immobilière des Galeries Lafayette, une « business unit »de 25 personne en charge d’un patrimoine foncier prestigieux, mais conduite comme une start up, avec une extrême détermination à « inventer le commerce de demain ». Eric Costa s’est construit un parcours d’expert de l’immobilier commercial, depuis sa sortie de l’ISG il y a 25 ans (il avait alors convaincu Christian Pellerin de créer un grand prix de formule 1 à La Défense; il a rejoint les Galeries en 2006) avec la force d’une conviction : « seul un magasin au cœur de la ville, ouvert au plus grand nombre, permet d’imaginer, de partager, de célébrer des moments avec des gens très différents, de tous âges ». Une conviction qui s’est transformée en détermination avec un peu de bravache. Loger au cœur du Marais, la fondation Lafayette Anticipations, et pour ce faire confier à Rem Koolhas (ce Pritzker d’architecture, mondialement célébré, n’avait encore rien signé à Paris) la transformation d’un immeuble sans grâce pour en faire « the Place to be »de la création artistique contemporaine avait, en effet, quelque chose du « Lafayette, nous voilà » lancé par le général Pershing en 1917 sur la tombe du célèbre maréchal au cimetière de Picpus. Pari réussi, puisque l’immeuble de la Fondation, ancien entrepôt du Bazar de l’Hôtel de Ville, sera bientôt relié à cet emblématique magasin du groupe via les 4000 mètres carrés d’Eataly Marais, trait d’union redessiné parle cabinet d’architecture Data, chargé de transformer les anciens ateliers de la chocolaterie Meunier en restaurant d’entreprise pour les employés du BHV, mais également en « lieu de vie pour le chaland, consacré aux produits les plus fins de la grandiose gastronomie italienne ». Une « expérience » que seule un cœur de ville et son histoire peuvent offrir, loin du e-commerce. Ouverture fin avril.

Entretemps, en mars, Eric Costa aura inauguré la nouvelle enseigne des Galeries Lafayette sur les Champs Elysées, conçue avec l’architecte Bjarke Ingels de l’Agence BIG, qui a déjà ajouté piste de ski et mur d’escalade à l’usine d’incinération de Copenhague. On nous promet « un lieu de vie multiforme ». Comme ceux qu’avaient voulus Théophile Bader, fondateur des Galeries Lafayette, il y a plus d’un siècle?

Brice Lefranc

La rédaction d'immoweek

Édito
par Pascal Bonnefille

le 16/03/2022

Un ministre et rien d’autre !

L’absence d’un titulaire du portefeuille du Logement est révélatrice de bien des aspects de la France contemporaine : d’abord, elle montre combien libéraux et interventionnistes sont d’accord sur un seul point : il (leur) faut un ministre (on lira à ce sujet le « Point de vue » de Philippe Pelletier). Tous les professionnels, comme les analystes, même ceux qui réclament à grands cris moins d’État ont communiqué leur frustration, voire leur colère à l’énoncé de la nouvelle équipe gouvernementale.

Logiquement, les partisans d’une action publique forte en cette matière ont entonné le même lamento. Il est donc probable que le remaniement post législatives fasse apparaître un ministre délégué ou un secrétaire d’État affecté au Logement et attribué à un rallié de la majorité sortie des urnes (si c’est le cas).

Mais cette absence est surtout le signe d’un phénomène que nous avons déjà évoqué (on le retrouve d’ailleurs dans notre série documentaire de podcasts « Ma vie de ministre du Logement ») : quand le chef de l’État, ou à tout le moins, la Première ministre (qui, au début de sa carrière dans le cabinet de Lionel Jospin avait portant le logement dans ses attributions — mais c’est à l’époque Serge Contat qui suivait spécifiquement les questions de logement —), ne s’intéressent pas au sujet, celui-ci est relégué dans les questions techniques… que le politique néglige. Et ce désintérêt se traduit immédiatement par des conséquences budgétaires : Bercy en profite comme au début du précédent quinquennat. Il n’est donc pas impossible que nous vivions un scenario du même type que la diminution forcée des APL, il y a cinq ans ; cette fois, c’est le blocage des loyers qui se profile à l’horizon. Personne n’ignore les effets dévastateurs, à terme, d’une telle mesure. Mais c’est une des rares dispositions qui ne coute rien — en apparence et au début — au budget de l’Etat, ce que, même en période de « quoi qu’il en coûte » est délicieusement apprécié par le grand argentier. Ajoutons que ce blocage est populaire (il y a beaucoup plus de locataires que de bailleurs) : il n’est donc pas impossible qu’Amélie de Montchalin (qui a fini par revendiquer ce sujet parmi ses attributions) ou mieux, son ministre délégué ait à défendre, demain, cette mesure qui devrait, elle aussi, réaliser la quasi-unanimité des acteurs contre elle…

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